L’hyperinflation et comment s’y préparer 

L’hyperinflation est un phénomène économique qui est ravageur à plusieurs niveaux. Elle peut se manifester lorsque la crédibilité d’une monnaie nationale s’effrite du point de vue des opérateurs économiques, des investisseurs et des créditeurs. L’institution bancaire centrale perd de sa crédibilité car elle ne peut plus maîtriser le cours de la monnaie ni la capacité à la protéger des attaques spéculatives. L’hyperinflation caractérise une inflation qui croît vite, détruit une monnaie nationale et fait s’envoler les prix des produits et services.

L’inflation est un véritable poison car elle détruit la valeur épargnée, et peut réduire de façon substantielle la valeur réelle de vos placements passifs. Cela s’explique par le fait que votre épargne est nominale ; vous déposez 100€, mais si une période d’inflation se manifeste, votre épargne nominale de 100€ ne correspond plus en termes de valeur aux 100€ initiaux. Aujourd’hui nous allons explorer le concept d’inflation, identifier ses causes, ses différentes formes et présenter des approches et solutions pour s’en prémunir au niveau individuel.

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Qu’est-ce que l’inflation ? 

Commençons par définir l’inflation et les différentes causes de cette dernière. L’hyperinflation consiste dans le fait que le rapport entre la masse monétaire et la valeur ajoutée créée dans un pays n’est plus à un niveau qui permette une conservation de richesse et une création de valeur significative. Pour définir l’inflation d’un point de vue mathématique, s’il existe 10€ pour 10€ de valeur ajoutée, alors le rapport est d’un.

Mais si la valeur ajoutée créée reste stable et que la masse monétaire passe à 100€, la valeur de la monnaie est divisée par 10. L’hyperinflation est généralement la conséquence d’un choc économique ou politique majeur (guerres, crises économiques, crises sociales) où l’Etat ne peut plus financer son budget par la dette ou la fiscalité et se voit obliger d’émettre de la monnaie. L’hyperinflation peut également se produire au niveau du secteur privé, par exemple si un choc externe de l’offre réduit drastiquement la disponibilité d’un produit en particulier. 

Les différentes sources d’inflation 

Il existe trois principales sources de l’inflation : par le taux de change, par les coûts et  par la politique monétaire (politique d’émission monétaire ou politique du taux directeur).

Pour présenter ces différents scénarios inflationnistes et les ancrer dans un contexte historique, nous allons prendre plusieurs exemples historiques.  L’exemple typique de l’inflation par création monétaire artificielle et injection directe dans le circuit monétaire est celui de l’Allemagne après la Première Guerre Mondiale. Le traité de Versailles de 1919 imposa à l’Allemagne vaincue des réparations de guerre pharamineuses, ce qui provoqua un endettement inédit de la nouvelle République Allemande.

Pour financer cette dette, la banque centrale décida d’imprimer en masse de nouveaux billets, les injectant directement dans l’économie allemande. En quelques mois, la stabilité des prix s’effondra et les Allemands se retrouvaient à pousser des brouettes pleines de milliards de Marks afin d’aller acheter du pain.  

Les conséquences furent dévastatrices: l’effondrement du mark allemand provoqua une faillite généralisée des entreprises et de l’Etat Allemand. Incapable de payer les réparations et de soutenir le système productif, ce dernier se retrouva confronté à une occupation militaire française au cœur de son poumon industriel, ce qui compliqua d’autant plus la situation économique. Bientôt, plus de 6 millions de travailleurs allemands étaient au chômage, et la situation dégénéra en guerre civile (insurrection spartakiste de 1919).  

Maintenant voyons un exemple de l’inflation par taux de change. Un pays comme la Turquie subit assez souvent des attaques spéculatives sur la lire turque. Une grande partie de la dette des entreprises turques est libellée en dollars, mais lorsque la situation économique turque se détériore à cause d’un choc extérieur, les investisseurs en dette turque vendent leurs actifs détenus en lires afin de récupérer leurs dollars et sortir du marché national, ce qui contribue directement à inonder les marchés de lires et à retirer des dollars de la circulation.

L’effondrement du cours de la lire peut être une conséquence immédiate si la banque centrale ne prend pas les mesures nécessaires (faire baisser le taux d’intérêt directeur par exemple). Le rapport entre les lires en circulation et les dollars en circulation augmente à l’avantage des lires, ce qui fait baisser le cours de la lire par rapport au dollar et provoque une inflation par le taux de change.

Cette situation est particulièrement précaire pour des pays comme la Turquie, qui dépendent d’importations conséquentes pour alimenter son système productif. Si la lire turque perd substantiellement de sa valeur par rapport aux devises étrangères, les entreprises turques se retrouveront à payer bien plus cher les éléments essentiels à leurs activités. L’inflation par le taux de change se transforme alors en une inflation par les coûts.

Etudions enfin l’inflation par les coûts. Le choc pétrolier de 1973 est une conséquence directe de la guerre de Kippour qui opposa l’Etat d’Israël à une coalition de pays arabes. Après la défaite arabe, ces derniers, frustrés par le soutien inconditionnel des pays occidentaux pour Israël, décidèrent de réduire d’un coup leur production de pétrole, provoquant ainsi un choc externe de l’offre. La conséquence de cette action unilatérale fut l’envolée du cours du baril, qui quadrupla en quelques semaines.

Les structures de coûts dans le monde entier furent bouleversées. Les coûts des marchandises s’envolèrent puisque le transport devint d’un coup quatre fois plus cher. Beaucoup de biens de consommation à base de dérivés du pétrole se retrouvèrent également plus chers, et cela gela l’activité économique, provoquant une véritable crise économique. Le pouvoir d’achat des ménages se réduit et la capacité des entreprises à payer fut grandement endommagée.

L’inflation, un phénomène ambivalent 

L’inflation est donc un phénomène aux facettes multiples. Il est donc difficile de le maîtriser sans imposer de rigoureuses régulations au niveau des banques centrales. Il est intéressant de noter par ailleurs que depuis les années 1980, la mission auto-déclarée des grandes banques centrales est de contrôler l’inflation, en utilisant les différents outils qu’elles ont à leur disposition (dévaluation, taux directeur, émission monétaire). Les Etats et les banques centrales combattent donc l’envolée de l’inflation de façon systématique, œuvrant généralement à la maintenir en-deçà des 2% (traité de la Banque Centrale Européenne).

Ce tampon d’inflation à moins de 2% est considéré comme idéal, car il laisse une marge de manœuvre importante aux banques centrales pour réduire le taux d’intérêt directeur sans provoquer de déflation (la déflation étant le contraire de l’inflation : une baisse des prix et des taux d’intérêt négatifs par excès de liquidité). En effet, le taux d’intérêt réel correspond à la différence entre le taux d’intérêt nominal et le taux d’inflation.    

L’inflation est donc un outil de politique monétaire ambivalent. Il existe une relation en macroéconomie entre l’inflation et le chômage, décrite par la courbe de Philips. Cette courbe démontre qu’il existe une relation inversement proportionnel entre l’inflation et le taux de chômage. Une inflation relativement élevée se traduit mécaniquement par une baisse du taux de chômage, tandis qu’une baisse de l’inflation provoque une hausse du chômage. Cette relation était parfaitement valide jusqu’au choc pétrolier de 1973, date à laquelle la structure économique se modifia et invalida cette relation.

On peut dire que jusqu’au choc pétrolier, la politique économique d’un pays était déterminée par la position sur la courbe de Philips que le gouvernement choisissait : une inflation élevée pénalise les épargnants, forçant donc ces derniers à investir au plus vite leur argent en création de valeur tangible (ce qui a pour conséquence, in fine, à créer des emplois). Au contraire, une inflation proche de zéro favorise les épargnants et incite les détenteurs de capitaux à placer leur argent en banque plutôt que d’affronter les risques que présente l’économie réelle.  

L’hyperinflation est-elle un scénario réaliste aujourd’hui ? 

Cela dépend des pays et des situations financières et économiques. D’une façon générale, dans la zone euro, l’inflation est peu probable car la BCE a un mandat qui lui donne les pleins pouvoirs pour réguler les tendances inflationnistes. L’euro est une monnaie stable, globale et institutionnellement bien gérée. Il s’agit de la seconde devise en termes de volumes de transaction au monde. De plus, la BCE dispose d’un canal d’injection monétaire (le quantitative easing) qui consiste à certes créer de la monnaie ex-nihilo, mais pour stabiliser la situation financière des états membres en rachetant les bons du trésor des pays en difficulté. C’est pour cela que la principale menace à vrai dire, serait la déflation plutôt que l’inflation. 

La déflation est la conséquence directe d’un excès de liquidité sur le marché. Les capitaux sont accessibles à des taux d’intérêt qui convergent vers zéro et qui parfois deviennent même négatifs. La logique est simple : vu que les taux d’intérêt baissent, les investisseurs cherchent à placer leurs capitaux dans des actifs tangibles. Face à l’assiette d’actifs disponibles, les masses monétaires font mécaniquement baisser la rémunération du capital (loi de l’offre et de la demande).

Pire, les investisseurs, inquiets de voir leur capital s’amenuiser en banque, deviennent de moins en moins regardants vis-à-vis des actifs qu’ils convoitent. Cela peut provoquer des spirales spéculatives et des crises financières graves (exemple typique du Japon qui, dans les années 1990 a connu une sévère période de déflation dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui). 

Comment se protéger de l’inflation ? 

Il existe des classes d’actifs qui servent de réserves de valeur. Elles agissent comme des refuges permettant d’épargner non pas des sommes nominales (qui seraient soumises à l’inflation) mais un pouvoir d’achat relatif. On parle notamment des métaux précieux (or, argent), des matières premières (pétrole, platine) ou encore de produits financiers stables et garantis (obligations et bons du trésor). Bien que l’on considère les monnaies conventionnelles comme valeurs refuges (notamment les monnaies stables : dollar, euro, livre sterling) qui ont l’avantage d’être liquides, elles restent l’objet de manipulations et chocs économiques qui augmentent le risque.

D’un point de vue général, tout investissement qui verra sa valeur réelle se conserver et augmenter de façon plus prévisible qu’une monnaie conventionnelle constitue une valeur refuge. Acheter des œuvres d’art ou des vins fins est autant d’actes d’investissement visant à soustraire un volume monétaire du circuit et à en conserver (voire augmenter) son pouvoir d’achat.

On favorise généralement les actifs rares dont la valeur ne peut être sujette à un choc de l’offre qui ferait baisser significativement sa valeur. L’or ou l’argent ont des fonctions de production plus ou moins prévisibles, ce qui garantit une relative stabilité de son cours sur le long terme, malgré quelques variations ponctuelles qui peuvent être spectaculaires et qui offrent souvent des opportunités d’investissement spéculatif. La terre ou l’immobilier sont des investissements plus risqués, car le marché de l’immobilier peut s’effondrer suite à une conséquence de l’effondrement de la demande ou d’un excès de l’offre (crise immobilière en Espagne, crise des subprimes en 2008). 

Les investissements spéculatifs ne sont pas considérés comme étant des valeurs refuges. Un investissement spéculatif diffère d’un investissement refuge dans la mesure où l’on cherche à bénéficier financièrement d’un investissement spéculatif, tandis qu’un investissement refuge est une protection contre l’incertitude économique. Certains pourraient considérer que conserver son pouvoir d’achat en investissant en bourse est réaliste. Cependant la définition même d’une valeur refuge implique que l’actif en question vous garantisse dans une marge de certitude assez élevée une stabilité face à votre futur pouvoir d’achat.

Les titres d’entreprises sont déterminés par les cycles économiques, ce qui signifie qu’en cas de crise économique accrue qui mette en danger la stabilité d’un système monétaire, peu seront les entreprises qui verront leurs actions s’envoler. Les crypto monnaies sont également considérées comme des instruments spéculatifs au vu de la volatilité de leur cours et de l’exposition à une variété de risques (cyber sécurité, régulations, etc.).

En conclusion, bien que l’hyperinflation soit un phénomène économique dont les états et les institutions mondiales ont appris à se prémunir, il peut toujours constituer un risque, notamment dans les économies encore instables ou les pays qui font régulièrement l’objet de crises sociales et politiques. Dans le monde occidental du moins, l’hyperinflation relève davantage de l’histoire que du futur, bien que cette dernière reste d’actualité dans des pays comme le Venezuela, l’Argentine, la Turquie ou la Russie.  

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