Encore un champion du monde chez moi !

Myriam Guillot

Interview de Myriam Guillot

Après l’interview de la semaine dernière, voici aujourd’hui celle de Myriam Guillot qui n’est autre que la conjointe de Jacky Boisset.

Elle est elle aussi championne du monde et je lui ai adressé les mêmes questions qu’à Jacky.

Ils ont joué le jeu c’est à dire qu’ils ont répondu chacun de leur côté aux questions pour voir si il y a des différences.

 

Cette interview est aussi très intéressante pour bien des points, je laisse la parole à Myriam:

 

1) Comment as tu débuté dans le sport? Racontes nous: 

Ma mère est éducateur sportif et maître-nageur et mon père très sportif, ainsi depuis mon plus jeune, j’ai baigné dans le milieu sportif avec déjà une prédestination à pratiquer une quantité d’activités différentes. Puis j’ai intégrer un établissement scolaire avec plusieurs sections sport-étude et j’ai quand même réussi à faire une 6ème danse étude, 5ème patinage artistique et pour atterrir en 4ème en aviron sport étude jusqu’au bac!!!

2) A partir de quand as tu commencé à te passionner pour les sports outdoor et d’endurance? 

Pour les sports d’endurance c’est la même. C’était normal avec mes parents de partir tout un week-end en vadrouille avec le vélo, les baskets, le sac à dos…

Puis en pratiquant en club, j’ai vite compris que j’avais plus de facilité pour les sports d’endurance. A l‘adolescence, je m’entrainais déjà 2 fois par jour avec des sorties de 1h à 2h. Puis après le bac, j’ai eu la chance d’intégrer le STAPS de Font-Romeu qui était axé sur les sports natures. Et de fil en aiguille j’ai continué dans cette voie tout naturellement.

Mais mon 1er raid aventure n’a été que plus tard; une équipe recherchait une féminine car elle était blessée. Le hasard a fait que j’ai été choisie et ça a été une vraie révélation.  «C’est ça que je veux faire, maintenant!!!»

3) Quel a été le déclic pour que tu ai eu envie de devenir sportive professionnelle?

 Par mes différentes pratiques sportives et mes connaissances j’ai réalisé au fur et à mesure que l’on pouvait être sportif professionnel mais trop tard à mon goût.

En fait en France personne ne te pousse dans cette voie et ne te dit que c’est possible mais bien au contraire tout au long de mon cursus malgré que j’étais censé être en sport étude, on te bourre le crâne avec le sport n’est pas l’avenir et que les études sont plus importantes. Dans mon livret scolaire pour le bac, mes profs m’ont écrit «doit faire le choix entre le sport ou ses études» et j’ai quand même été majeur de toutes mes promo universitaires avec en parallèle des titre de Championne de France ou d’Europe!!!

En fait, c’est quand avec Jacky on s’est rencontré que l’on a cru en nous mutuellement et que je me suis dit que l’on pouvait vivre de notre passion, le sport. Ensemble on a découvert ce qu’était le métier qui est qualifié « d’étrange » pour certains mais c’est tout simplement qu’ils connaissent pas vraiment cette profession ou ont un regard faussé. En fait maintenant je me qualifie de « sportif artisan » car pour moi ce terme reflète plus notre quotidien.

 Myriam court

4) Qu’as tu ressenti la première fois que tu as gagné une course importante et la 1ère fois ou tu as gagné de l’argent grâce à ton sport?

Pour moi ça été une énorme récompense, imagine depuis que j’ai 6 ans je baigne dans le milieu sportif avec des bons résultats ici et là mais sans une réelle reconnaissance et c’est à 25 ans que je gagne ma 1ère prime. Donc pendant 19 ans, ce sont des heures de travail sur le terrain, des choix dans ta vie pour enfin un jour que tu sois récompensée.

Cette 1ère prime a été pour moi un peu comme une 2ème révélation dans le sens où je me suis dis : « non je ne suis pas folle », c’est possible d’avoir ton corps et sa performance comme moyen de travail et grâce à tout ça créer une genre de micro entreprise pour arriver à des résultats qui seront pour moi gagner des médailles tout en pouvant vivre de ça.

5) Je sais qu’il y a maintenant plusieurs années que tu t’es fixée comme objectif de vivre de ton sport et de devenir championne du monde. J’aimerai savoir comment tu t’y est prise pour fixer tes objectifs et surtout comment tu as fais pour les atteindre?

Comme tout objectif que l’on se fixe dans la vie il faut avoir un plan d’attaque, d’abord tâter le terrain et l’évaluer (pour moi c’était analyser les adversaires) puis estimer mes compétences et capacités afin de savoir si je pouvais rivaliser avec la concurrence.

Ensuite prendre en compte tous les paramètres (heure d’entraînement, budget pour se déplacer, trouver une équipe ayant les même objectifs…) estimer les risques de perdre et ses conséquences et puis prendre la décision de foncer ou non dans cette voie. A partir du moment où c’est devenu vraiment clair pour moi que je voulais réussir, j’ai tout mis en oeuvre pour atteindre mon objectif avec de nombreux sacrifices familiaux, amicaux et personnels.

Je m’excuse envers tout mon entourage mais il faut rester concentré sur ses priorités pour réussir aux dépends des autres, c’est peut-être égoïste de ma part mais il ne faut pas rêver «on n’a rien sans rien».

 Ensuite j’ai complètement changé mon approche du sport. Mes parents m’avaient inculqué plus un sport plaisir et loisir avec aucune recherche vraiment de résultat, j’en avais mais c’était plus dû au fait que j’ai des facilités génétiques mais non parce que mes parents me poussaient.

Au contraire tout cela m’a joué pas mal de tours au début car à l’entraînement si je ne prenais plus du plaisir je me posais la question de savoir si je continuais à faire du sport à haut niveau ou plus en dilettante. Et quand j’ai vraiment pris la décision d’être «sportive artisant», j’ai considéré le sport et mes heures d’entraînement comme mes heures de travail qui allaient me permettre d’atteindre mon objectif.

Ainsi, maintenant je ne compte pas les heures où je me lève et que je n’ai pas envie d’aller faire du vélo ou courir, mais c’est comme ça, je n’ai pas le choix si je veux gagner ma vie par ce biais, il faut le faire.

 Je te rassure j’adore ma vie, mais ce n’est pas rose tous les jours, et si mon entraineur (Jacky) a décidé qu’aujourd’hui c’était une grosse séance et que dehors il pleut et que ça caille, et bien il faut y aller!!!

Puis mon regard sur mon corps a changé aussi, mon corps est mon outil de travail et je n’ai pas le droit d’être malade ou blessée, du coup j’ai appris à protéger mon organisme pour qu’il soit performant le plus longtemps possible, tous les jours.

Fini les petites folies comme allez faire « la fofolle » dans un champ de bosses en ski, ou allez faire une balade avec mes amis si c’est mon jour de repos etc… avant je pratiquais du sport pendant mes temps libre maintenant mes heures de récréation sont rythmées par d’autres passions.  Au fur à mesure que j’évolue dans mon domaine et que je me suis rapprochée de mon objectif fixé, j’ai toujours essayé d’analyser ce qui allait ou pas pour ajuster ma charge de travail tout en cherchant toujours à combler le retard dans mes points faibles.

Ainsi sachant que techniquement j’étais moins forte en vtt, j’organisais mes entraînements pour progresser dans ce domaine ou encore j’ai peur du vide, et bien je me force à me mettre dans des situations inconfortables pour que le jour J ce facteur de stress ai moins d’emprise sur moi.

En fait j’ai des quantités de choses à raconter sur comment j’essaie d’atteindre mes objectifs, car c’est toute ma vie et mes décisions au quotidien qui sont tournées vers cet objectif fixé et mes faits et gestes sont calculés pour que je l’atteigne.

6) Depuis combien de temps as tu le bonheur de vivre de ta passion?

Ca fait 2 ans vraiment que je me consacre qu’à ça avec des décisions telle qu’arrêter d’avoir un petit boulot à côté qui permettait d’assurer ses arrières mais qui en fait me faisait payer trop cher l’addition par le temps et l’énergie que ça me demandait.

Mais c’est seulement aujourd’hui que je peux presque dire que j’arrive à sortir un salaire minimum rapporté à une année. En fait le problème est que nous n’avons pas un fixe et que notre salaire est validé que par le fait de gagner une course, donc sur chaque course on prend un risque de gagner ou perdre dans tous les sens du terme. Mais si on ne parle pas financièrement, c’est depuis que j’ai rencontré Jacky que je vis de ma passion et que je veux vivre de cette façon, c’est à dire avec le Sport et la Nature.

 Myriam Guillot sur la plage

7) Les courses sur lesquelles tu t’engages sont extrêmement difficiles tant au niveau sportif que mental. Comment t’y prends tu pour maintenir le cap quand tu as un coup de mou pendant la course?

C’est simple, il suffit de penser à tous tes investissements et sacrifices que tu as fait pour être là, et en 2, 3 coups de cuillères à pot, tu retrouves ta motivation!

Je pense aussi à tout mon entourage qui commence peu à peu à nous faire confiance et j’ai envie de leur prouver qu’avec beaucoup de volonté, tu peux arriver à réaliser tes rêves mêmes les plus fous, comme être Champion du Monde.

Après peut-être que je suis un peu maso mais j’adore être en course, tu es pendant 5 à 10 jours coupé du Monde et ta seule préoccupation est de gérer ta course pour gagner en fait, et toute au long de ton évolution sur ton parcours, tu rencontres des obstacles que tu dois résoudre le plus vite possible pour toujours être performant et ça, c’est super motivant, émoustillant et grisant!!! Donc pas de démotivation!!! Par contre je ne te cache pas que plusieurs fois quelques larmes ont coulé et que je me suis demandée qu’est-ce que je faisais ici dans cette galère.

8) Depuis 5 ans que tu fais ce sport de manière pro, tu n’a jamais eu de blessures (hormis quelques bobos), comment tu fais? 🙂

Je prends vraiment soin de mon corps et je suis entièrement à son écoute. Comme je l’ai dit précédemment j’ai changé le regard sur mon corps et maintenant je le considère comme mon outil de travail. Donc je fais tout pour le protéger, si j’ai une petite blessure qui apparait, c’est l’arrêt complet de suite. Et dès que j’ai diagnostiqué le problème, on adapte l’entraînement et on fait avec car le maître mot est la patience.

9) Combien d’heures/jours tu t’entraînes en moyenne pour arriver à ce résultat?

On parle plutôt en semaines d’entraînement, mais c’est une moyenne de 30h à 40h sur le terrain, après il y a tout le reste car dans notre sport, la gestion de matériel, de la nourriture etc…prennent des heures insensées pour tout tester et optimiser.

 Il faut savoir quand on prend le départ d’une course aventure, tout notre matériel et nourriture doivent être prêts pour 5 à 10 jours. Et le pire de tout, c’est qu’en général on peut tout planifier juste quelques heures avant le départ lors de la délibération des cartes. Donc si tu n’as pas anticipé avant «tu es mort».

Myriam Guillot saute

10) Quel type d’alimentation as tu dans la vie de tous les jours et pendant les courses?

Au quotidien, je mange de tout avec aucune réelle restriction, les seules plats que je ne mange pas sont dus juste au fait que je n’aime pas trop.

Sinon pendant la course, il est difficile de répondre à cette question car ça varie souvent en fonction du format de la course, du climat, des activités…

En fait sur des formats courts à la journée, ça sera plus barres énergétiques et gels, mais sur des formats longs j’essaie d’avoir une même alimentation qu’au quotidien avec une préférence pour le sucré quand il fait froid et plus du salé quand il fait chaud. En fait sur ce point on se tâte encore car tous les goûts changent au fur et à mesure, et après 2-3 jours on ne reconnaît plus aucun aliment, on a juste la texture.

Du coup, on doit encore travailler sur ce point car l’alimentation est une clé du problème, il n’est pas compliqué de comprendre que sans carburant ou avec le mauvais une voiture n’avance plus.

11) Quand tu ne gagnes pas une course ou que tu n’atteins pas la place que tu visais, comment réagis tu?

Bon après un moment de désillusion, de suite j’essaie de penser à la prochaine course et de corriger les erreurs pour être plus performante la prochaine fois et ne pas commettre une 2ème fois la même erreur.

En fait après chaque course, on analyse tout ensemble car il ne faut pas oublier que l’on fait un sport d’équipe. Lors de cette réunion, on se dit tout, les points positifs et les négatifs.

Après le problème qui se pose à nous, c’est que notre performance est notre seul rémunération, et qu’un échec peut vite avoir des conséquences bien importante. Le cas s’est posé cette année en Chine. On avait pris la décision d’un peu sacrifier cette course mais on reste bien confiant car 2 semaines avant il y avait une autre course avec un gros prize money.

Le rêve on gagne, mais finalement pas de prize money!!! (la crise financière!!!), on se reconcentre sur la Chine, mais pas de chance, la veille de la course, grosse intoxication alimentaire, nos chances de victoire s’envolent.

 Bilan de l’histoire, on gagne 5 fois moins que ce que l’on avait prévu, dur dur!!! On a mis pas mal de temps à digérer l’histoire et honnêtement heureusement que l’on gagné les Championnats du Monde le mois suivant car j’avoue que notre choix de vie a été remis en question.

12) Je sais que tu as longuement galéré pour trouver des sponsors, comment as tu réussi à rester motivée?

Je pense que j’ai réussi à rester motivée car nous sommes 2, et qu’en général nos jours de doute ne sont pas ensemble.

Puis je voulais réussir et au fur à mesure que je me suis investie je me rendais compte qu’il fallait voir ce qui se passait au bout du tunnel. En fait, je suis un peu une trouillarde et tout au long de ma vie, j’ai toujours laissé tomber mes rêves très près du but, je n’essayais jamais de terminer quelque chose car j’avais peur du résultat.

J’ai plusieurs exemples marquants, j’étais en thèse en physiologie du sport avec comme directeur de recherche un cador, mon avenir était tracé mais j’ai eu peur et j’ai filé à l’anglaise.

Plus jeune, je rêvais d’être pilote de ligne, le hasard a fait qu’ils recherchaient des futurs pilotes dans les collèges et j’ai été sélectionnée pour suivre une formation que j’ai suivi jusqu’à avoir mon brevet de pilote privé, puis j’ai eu peur et j’ai arrêté; idem pour l’aviron, sportive de haut niveau à 16-18 ans, puis je suis partie encore…

J’ai commencé une formation de BE de ski de fond, j’ai arrêté, bref une « loueuse » en quelque sorte.

Et donc cette fois-ci, je me suis dit ça suffit, j’y vais à fond et jusqu’au bout malgré toutes les embuches. Le plus fou, c’est peut-être la fois que j’ai rencontré le plus d’obstacles. Etre Championne du Monde aujourd’hui, d’être partie pendant un an ou plus juste pour courir à travers le Monde et bien c’est ma plus belle récompense. Et le plus fou, c’est que je vis ça avec mon partenaire!!!

13) Tu es une star dans plusieurs pays, notamment en Chine, pourquoi à ton avis le Raid n’est pas médiatisé en France?

Tout simplement car ils n’ont pas compris le bénéfice qu’ils pourraient tirer de notre sport.

Imagine, c’est des sports d’eau, du vélo, des parcours à pied, de la spéléo, de l’escalade etc… Dans la nature avec un respect total de celle-ci car c’est sans moyen motorisé; bref le rêve pour une commune ou une région pour promouvoir son univers.

De plus c’est un sport d’équipe et toutes les vraies valeurs y sont présentes : l’entraide, la solidarité, la communication, l’autonomie, le dépassement de soi… En fait au sein d’une team, nous sommes une micro société avec comme objectif la performance qui sera différente selon les motivation de chacun, c’est à dire ça ira d’être finisher à être le vainqueur.

 

14) Non content d’être une sportive reconnue, tu es aussi une entrepreneuse avertie, peut tu nous dire sur quels projets tu travailles à l’heure actuelle? 

Des projets j’en ai plein la tête, certains sont à court terme comme organiser des évènements qui existent déjà à l’étranger mais d’autres sont en train de murir. Le fait de voyager ouvre l’esprit et apporte un nouveau regard sur des choses qui existent déjà, ainsi d’ici peu on va essayer encore de surprendre notre entourage avec de nouveaux objectifs complémentaires à notre pratique sportive.

15) Toi qui a visité un bon nombre de pays (combien d’ailleurs?) qu’est qui fais à ton avis que les Français (de manière générale) ne soient pas très entrepreneurs?

C’est une question intéressante, en fait c’est vrai que l’on voit de sacrés contrastes entre les différents pays.

Après la question de savoir pourquoi nous sommes moins entrepreneurs, c’est je pense dû au fait que l’on n’a pas été éduqué dans cette optique là. En fait tout au long de notre scolarité personne ne te propose d’être chef d’entreprise, on te demande dans quelle branche tu souhaiterais travailler mais on ne te dit pas si tu veux tu peux être ton propre patron.

Ceux qui ont la chance de l’être ont souvent poursuivi le flambeau familial, donc chez nous c’est plus une histoire d’héritage que d’une réelle volonté de la société à pousser les jeunes à être entrepreneur. Dans d’autres pays, tout le monde à sa chance et il ne faut pas être forcement vieux pour pouvoir diriger.

Nous on a très souvent rencontré des pires boss et ils avaient 25 ans au max, et ça ne dérangeait personne. Imagine en France, le patron d’une grosse boîte tout jeunot, ça serait un scandale (comme le patron de Facebook!!!). Puis chez nous, tout est trop long et mou, on ne peux pas dire que notre pays est vraiment dynamique et réactif. Niveau administratif, tout est compliqué, un petit exemple juste pour organiser un petit évènement notre dossier d’autorisation a été refait 3 fois (dossier perdu soi-disant), puis renvoyé à différents services car soi-disant jamais le bon pour à la fin avoir notre autorisation la veille alors que l’on avait commencer les démarche 1 an auparavant!!!

 Donc dans une ambiance comme celle-ci il faut vraiment être motivé.

16) As tu un secret pour la gestion du temps puisque tu dois te partager entre de multiples activités?

Et bien moi, j’aime que les choses soient carrées et bien programmées, donc je planifie au maximum mes journées et pour ne rien oublier souvent je me fais des pense-bêtes sur un petit papier.

17) Quel est ton pays préféré et pourquoi?

Il m’est difficile de répondre car tous ont quelques choses d’intéressant. En fait, souvent quand tu voyages au début tu ne vois que les points positifs par rapport à chez toi puis au fur à mesure tu découvres d’autres facettes.

Par contre si je pense juste à la beauté et la richesse du pays, je vote pour l’Equateur. Dans ce pays, il y a tout, en une journée tu peux passer des hauts plateaux volcaniques à 6000m d’altitude avec des paysages à couper le souffle pour arriver au niveau de la mer soit en Amazonie, soit plus du côté de la mer.

C’est le paradis des fruits, légumes et fleurs, bref c’est magnifique.

18) Maintenant que tu es championne du monde, quel est ton prochain objectif pro et perso?

Niveau sportif, j’ai encore à faire!!!

Biensûr je souhaite renouveler mon titre, mais j’ai un autre projet qui me trotte dans la tête, un peu fou, je l’avoue, mais avant je dois évaluer «le marché». Surprise!!!

 Puis pour le reste, plusieurs idées se mettent en place au fur à mesure que j’avance et que je voyage. En fait de voyager t’ouvre l’esprit. Et on essaie de prendre le meilleur de chaque pays pour faire un genre de best of à la française et créer notre propre marque outdoor «Jacky et Mimi». Bon après pour rassurer tout le monde en particulier ma famille, biensûr que je souhaite avoir des enfants, et pour ce point aussi, j’ai une quantité de projets, je ne vais pas dire que l’on a déjà tout planifié mais on sait déjà dans quel univers on veut voir nos enfants évoluer.

19) A ton avis quelles sont les qualités qui t’ont amené à ton titre et tes nombreuses victoires?

Je suis très rigoureuse et carrée, malgré que je donne l’impression de vivre sur une autre planète, j’aime que ça file droit. Comme je l’ai dit déjà précédemment, je suis quelqu’un de très déterminée et si j’ai quelque chose dans la tête, je ne l’ai pas ailleurs. J’aime les défis, et j’aime les relever. Et par mon passé, je suis assez optimiste. Puis un dernier point, je suis passionnée par ce que je fais et je prends plaisir, bref j’adore ma vie…

20) Tu te vois poursuivre ta carrière de sportif encore combien d’années et comment voit tu ta reconversion?

Je ne sais pas trop, ça sera en fonction de mon corps mais je fais tout pour ne pas l’esquinter afin que je puisse toujours faire une activité physique même après ma carrière sportive.

Ma reconversion se fera naturellement et je ne me fais pas trop de soucis pour ça actuellement. On a pleins de super projets mais peut-être que demain je rencontrerais quelqu’un qui m’ouvrira une autre porte et j’irais voir ce qui se passe derrière.

 

21) Pour terminer aurais-tu un dernier conseil sous le coude?

Have a nice day!!! Et Have fun!!! En fait il faut y croire et se donner les moyens et tout peut arriver.

Après lecture de cette interview, quels parallèles pouvez vous faire entre le monde du business et le monde du sport de haut niveau?

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  • myriam guillot

(10 commentaires)

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    • mel guy on 2 janvier 2012 at 14 h 04 min
    • Répondre

    en affaire comme dans le sport il faut avoir une grande vision d’avenir la voir comme son étoile polaire donc minimiser les petites chutes se relever toujours plus fort jusqu’à atteindre son but .

  1. Yes, tu as trouvé une des perles de sagesse qu’il y a dans cette interview 🙂

    • samuel on 3 janvier 2012 at 15 h 53 min
    • Répondre

    je pense que le sport résume parfaitement le parcours d’un entrepreneur.

    Avant de réussir, il faut s’entrainer. Et parfois, s’entrainer ne veut pas dire victoire immédiate. On va rencontrer des obstacles à surmonter.

    Mais dès qu’on réussit on est très heureux.

    1. Yes entièrement d’accord avec toi !!
      Et en sport l’échec peut signifier blessure donc peut faire mal physiquement!!

    • Mik on 4 janvier 2012 at 1 h 04 min
    • Répondre

    Salut Guillaume,

    Vraiment génial cette interview comme la précédente donné par son mari. On remarque bien plusieurs points commun qui différencie les « champions » c’est que ces derniers mettent tous leurs efforts vers un seul et unique objectif et font tout pour l’atteindre.

    Puis, il vient l’énergie, la volonté et la persévérance qui vient dans le même temps car travailler ( pour Myriam ) c’est d’avoir pratiquer son sport et s’entrainer dur durant 19 ans avant de toucher le moindre centime. Seulement après sa première prime est survenue. D’où ce qui me ramène à dire qu’il faut exercer son activité avec passion pour éviter de lâcher aux premiers obstacles qui peuvent subvenir en chemin.

    En tout cas Myriam par cette interview et son mari dans la précédente prouve parfaitement qu’il est tout à fait possible d’atteindre ses objectifs avec un plan d’attaque bien précis.

    Félicitations à eux deux pour avoir répondu à ces interviews avec plus de franchise. On a beaucoup appris, c’est formidable. En plus ils ont l’ère d’être vraiment sympa. Ils méritent vraiment ce qu’ils leurs arrivent aujourd’hui.

    Merci à toi aussi Guillaume pour avoir posé les bonnes questions lors de ces interviews 😉

    Bien amicalement,
    Mika

    1. Ouaip, être patient pendant 19 ans, cela impose le respect surtout dans notre société où l’on veut tout tout de suite!!

    • TerreDeLiberté on 6 janvier 2012 at 21 h 52 min
    • Répondre

    Un parallèle ? Tomber 7 fois, se relever 8, y’a que ça pour y arriver !

    • Mokhtar on 8 janvier 2012 at 11 h 57 min
    • Répondre

    Le sport, c’est la vie. Le sport, c’est des défis. Le sport, c’est un plaisir. Le sport, c’est une passion.
    Alors quand je vois de gens comme ca : je dis bravo d’avoir persévéré car la persévérance est la clé de toutes les réussites.

  2. vraiment top ce aprcours, moi qui pratique le trail j’ai adoré…
    je suis impressionné de voir à quel point elle est déterminée et reste concentrée sur ces objectifs…C’est d’ailleurs ça qui fait d’elle une championne…
    J’ai toujours fait l’analogie entre le sport et l’entrepreneuriat, on y retrouve les mêmes sujets de fond sur la motivation et la définition des objectifs…

  3. Merci pour ce témoignage. Le sport est indispensable pour relever les défis, il apprend beaucoup de choses à chacun.

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