Sur quelles entreprises investir pour sortir gagnant en bourse ?

Nous avons abordé plusieurs fois, au cours de cette série sur comment sortir gagnant de la crise actuelle, le thème de la bourse et des marchés financiers. Ces derniers, exposés actuellement à des modifications parfois structurelles, offrent nombres d’opportunités tant aux investisseurs qui parient à la hausse qu’aux traders qui parient à la baisse.

Nous avons profité de l’occasion pour introduire nombre de concepts qui serviront aux débutants pour naviguer ces eaux souvent troubles mais poissonneuses. Aujourd’hui, nous allons nous adresser aux lecteurs qui veulent investir en position longue (c’est-à-dire bénéficier d’une hausse des cours) en présentant une fiche détaillée des quatre principaux secteurs à surveiller afin de générer des retours positifs sur les marchés financiers en quelques mois. 

Pour introduire ce guide, il faut commencer par établir un fait somme toute universel. Les crises économiques, politiques, sociales ou sanitaires font des perdants et des gagnants. Loin de nous l’idée de dire que les gagnants « volent » aux perdants. Mais il s’agit là de la logique même des marchés financiers. Certains ont, par le passé, parié sur une tendance particulière et ont placé des sommes, soutenant des pans d’activités.

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D’autres ont fait la même chose, mais ont parié sur d’autres acteurs. Lorsque la crise vient, les premiers perdent ce que les autres gagnent et vice versa. Le secret pour être parmi les gagnants n’est certes pas une recette applicable à tout et à tous, mais réside dans certains concepts et principes que nous illustrerons aujourd’hui. 

Bien que la crise actuelle du coronavirus n’était pas prévisible (certains diront qu’une pandémie pouvait l’être, mais les modalités, le déroulement et les conséquences ne l’étaient guère), il était toutefois possible, à l’avance, de placer son argent sur des secteurs sûrs qui, même s’ils subiront un impact réel pendant quelques mois, retrouveront vite fait des couleurs une fois la situation passée.

C’est ce que l’on appelle les secteurs « ever green » (toujours verts) car ils se structurent autour de fondamentaux sains (un marché porteur, une structure des coûts avantageuse, une croissance durable et prévisible etc.). 

Ces secteurs ever green sont généralement ceux de l’énergie, des services publics essentiels, de la santé et des biens de consommation. Nous allons détailler ces derniers, analysant leurs fondamentaux économiques, leur business models, les raisons pour lesquelles ils demeurent résilients face à la crise et lister quelques acteurs majeurs sur lesquels placer ses deniers. 

Le secteur de l’énergie 

Il s’agit généralement d’un secteur bien établi, qui subit somme toute très peu de volatilité. Pendant des années, la demande en énergie n’a fait qu’exploser, notamment grâce à l’émergence d’économies gourmandes en énergie (Chine, Inde, Brésil, Turquie etc.) qui ont littéralement absorbé chaque goutte de pétrole et chaque morceau de charbon qu’elles pouvaient trouver.

De plus, les grands acteurs du secteur de l’énergie fossile ont commencé à investir des sommes pharamineuses dans le secteur des énergies renouvelables et vertes, maintenant que ce dernier a atteint une maturité à la fois technologique et commerciale. La relève est donc assurée pour ces grands groupes, puisqu’ils ont encore devant eux une demande gourmande pour leur offre première d’énergie (pétrole, gaz) mais qu’ils ont également un pied dans le secteur énergétique du futur. 

Cette double articulation signifie que les grands groupes sont à la fois établis sur les marchés émergents encore peu sensibles aux énergies renouvelables mais également sur les marchés développés qui opèrent leur transition verte de façon décisive. Ce qui signifie qu’ils « hedgent » leurs risques spécifiquement géographiques et géopolitiques.

Enfin, il est intéressant de noter que le marché de l’énergie au niveau mondial a pris une toute autre dimension, grâce à l’implémentation de projets réellement internationaux qui voient des états collaborer à l’échelle continentale voire mondiale afin de faciliter le transport et la distribution d’énergie pour réduire les coûts (généralisation des gazoducs transcontinentaux : Turkish Stream, NordStream etc ; projets d’oléoducs en Amérique du Nord, Afrique et Asie). 

Les grands groupes à surveiller sont donc Total, Shell, Exxon Mobil, le nouveau géant Occidental (bien que soumis à quelques problèmes ponctuels de type financier suite à l’acquisition difficile d’Anadarko), le groupe italien ENI qui se trouve au croisement de l’Europe et du Moyen-Orient.

A noter que les grands groupes énergétiques des pays émergents constituent encore des investissements spéculatifs risqués. Ces pays dépendant souvent du pétrole ou du gaz d’un point de vue commercial et budgétaire, les groupes sont soumis à l’instrumentalisation politique de gouvernements parfois autoritaires ou corrompus (Russie, Venezuela, Arabie Saoudite, Brésil etc.). 

Le secteur des services publics essentiels 

La crise actuelle a remis en avant la responsabilité et le rôle des Etats à travers le monde. Les citoyens attendent de leurs gouvernements respectifs de prendre en main la situation tout en continuant à assurer l’intégralité des services dont ils bénéficiaient avant. Il est donc tout à fait logique que les services publics dans leur ensemble continueront à fonctionner.

Les entreprises œuvrant dans l’électricité, le traitement de déchets ou encore le traitement et la distribution d’eau ne seront pas impactées. Les travailleurs dans ces secteurs font partie de ceux que l’Organisation  Mondiale de la Santé ont désigné comme essentiels à la continuité de l’activité économique pendant la crise, aussi seront-ils mobilisés et protégés de l’infection. 

Le seul bémol serait que certains états aux finances fragiles puissent expérimenter des difficultés face à l’ampleur de la crise. En effet, face aux dépenses nécessaires pour affronter l’épidémie, mettre en place les infrastructures dans les plus brefs délais, soutenir l’économie et combler les déficits des entreprises étatiques (typiquement compagnies aériennes ou régies des transports publics), certains états se trouveront dans des situations budgétaires et financières compliquées.

Il y a fort à parier par contre que les institutions internationales (FMI, Banque Mondiale, BCE, FED) aideront les pays et les gouvernements qui auront besoin de marge de manœuvre financière. L’exemple le plus éloquent est celui de l’Union Européenne, qui a mis en place un plan de Quantitative Easing pour soutenir les finances des états membres et qui a débloqué plus de 1000 milliards d’euros pour mutualiser une partie de la dette en activant les mesures d’urgence du Mécanisme Européen de Stabilité (MES). La faillite d’un état européen n’est donc pour l’instant pas une menace pour la continuité des services publics.

Le secteur de la santé

Les géants de la santé vont évidemment profiter de la crise sanitaire actuelle, car elle leur permet de produire en masse des produits et médicaments nécessaires pour contrer la pandémie. Cependant cet aspect n’explique que partiellement leur attrait pour les investisseurs en bourse. Il s’agit d’un secteur mûr, qui a atteint un seuil critique d’efficacité et de gestion des coûts grâce à une politique d’acquisition et fusion qui a consolidé l’industrie autour des acteurs les plus solides.

De plus, les grands groupes de la santé disposent littéralement de montagnes de cash, ce qui leur permet de capter les startups innovantes dans le domaine de la santé et des biotechnologies et donc d’avoir un avantage compétitif remarquable en terme d’innovation. 

Il faut aussi ajouter à cela la perspective qu’un des grands groupes détienne le brevet exclusif pour produire et commercialiser les vaccins contre le coronavirus à l’échelle mondiale. Il s’agit là d’un marché de près de 8 milliards de clients potentiels ! A noter aussi que certains pays ont autorisés des groupes comme Sanofi à avoir une licence exclusive pour produire et distribuer de l’hydroxychloroquine, ce qui leur garantira des rentrées de revenus conséquentes pour la durée de la pandémie.

Les acteurs principaux du secteur de la santé sont Sanofi,  Gilead Science, Johnson&Johnson, Pfizer, Roch, Merck et Novartis. 

Le secteur des biens de consommation

La consommation de biens et services restera à peu de chose près peu impactée par l’actuelle crise. En effet, les mesures de restriction de mouvement et de confinement ont provoqué une véritable explosion de la consommation parmi les ménages, qui se sont vus adopter des comportements d’achat excessif par crainte de ruptures d’approvisionnement ou de pénurie.

Il n’était pas rare de voir des supermarchés partout dans le monde dévalisés par les consommateurs, remplissant des chariots entiers et achetant pour plusieurs centaines voire milliers d’euros de denrées alimentaires et autres essentiels.

Cette vague de panique a bénéficié aux industries des biens de consommations, puisqu’elles ont non seulement vu une partie de leurs revenus futurs être encaissée plus tôt que prévu, mais aussi parce que la vague de consommation impliqua nécessairement un taux de gaspillage qui conduira à de nouvelles dépenses plus tard. 

Un stigmate de cette tendance réside dans le fait qu’Amazon ainsi que d’autres géants du e-commerce ont recruté plus de 150 000 travailleurs supplémentaires pour pouvoir faire face à l’explosion de la demande. 

Ce constat n’est pourtant pas applicable à l’ensemble du secteur. Les biens de consommation qui nécessitent plus d’investissement seront pour l’instant délaissés (pensez à Apple par exemple), tout comme les chaînes de restauration (Starbucks, McDonalds etc. qui ont vu leurs revenus baisser malgré la systématisation des livraisons à domicile).

Cependant les grands groupes qui sont Coca-Cola, Nestlé, Unilever, P&G ou encore 3M détiennent un catalogue de marques et de produits suffisamment larges pour être résilients face à la crise et profiter de ce boom de la consommation. 

Autres secteurs résilients ou en plein boom grâce à la crise

Mis à part ces quatre grands secteurs, nous pouvons également identifier certains secteurs, moins importants mais tout aussi dynamiques en ces temps de crise. Le secteur tech par exemple, a vu sa capitalisation boursière globale augmenter grâce notamment à l’explosion de nouvelles plateformes de vidéoconférences (Zoom, Skype, voire Houseparty).

Les réseaux sociaux bien établis comme Facebook, Instagram, LinkedIn ou Youtube ont vu leurs taux d’engagement et d’utilisation croître à deux chiffres. Il en va de même pour les plateformes de streaming comme Netflix ou Disney+, cette dernière ayant pénétré le marché du streaming il y a moins d’une année pour se positionner aujourd’hui comme un véritable concurrent à Netflix. 

Le secteur bancaire constitue également une opportunité d’investissement au vu des différents plans de soutiens institutionnels dont il bénéficie en ces temps difficiles. Bien que certaines banques soient exposées à des manques de liquidités ou à une hausse des impayés et donc à une dégradation de leur bilan (augmentation du pourcentage des prêts douteux), la majorité des grands acteurs disposent de suffisamment de capitaux et de cash pour pouvoir se constituer un matelas en cas de crash.

Cela est dû à deux facteurs principaux, le premier étant que nous sortons d’une décennie d’abondance absolue du cash à cause de taux d’intérêt presque nuls voire négatifs. Le second fait écho aux régulations implémentées après la crise de 2008 qui ont imposé une séparation entre les activités de dépôt et d’investissement des institutions bancaires (Dodd-Frank Act en 2008) ainsi que de nouvelles obligations de capitalisation et de réduction des effets de levier (Bâle III). Le secteur bancaire est donc sorti plus consolidé, plus solide et mieux régulé qu’il y a 10 ans. 

Enfin, il existe des opportunités d’investissement dans les secteurs généralement sains mais qui ont vu leur activité économique et leur situation financière se détériorer car lourdement impactées par la crise (hôtellerie, tourisme, transport aérien, divertissement etc.). Les grands groupes dans ces secteurs disposent généralement soit de suffisamment de liquidités pour pouvoir survivre à cette traversée du désert, ou seront sauvés par les gouvernements qui voient en eux un intérêt national stratégique. 

En conclusion, il est tout à fait possible de sortir gagnant de la bourse en ciblant les secteurs et marchés ever green qui, pour des raisons conjoncturelles et structurelles, ne seront pas négativement et durablement impactés par la crise du coronavirus. Il va de soi que si vous décidez de sauter le pas et de placer vos deniers sur les marchés financiers, que vous vous devez de bien vous renseigner et de savoir dans quoi vous vous engagez.

N’hésitez donc pas à accumuler un maximum d’informations quand vous avez identifié des entreprises potentiellement porteuses de retours positifs. Lisez les notes d’analystes, les rapports financiers qui sont publiés chaque trimestre sur les sites des groupes ou sur le site de la SEC (Securities and Exchange Commission – l’autorité US des marchés financiers). Bonne chance et bonne pêche !  

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