Catégorie : Entreprenariat

Comment sortir gagnant de cette crise et gagner 1000€/mois ?

Des centaines de millions de personnes à travers le monde ont vu leurs habitudes bouleversées par les nouvelles circonstances dans lesquelles nous évoluons tous en ces temps de pandémie. Le chômage de masse s’est généralisé aux employés peu qualifiés comme aux cadres, qui se retrouvent au chômage technique face à l’effondrement de la demande. Les commerces et services sont à l’arrêt, laissant ainsi une marge incalculable de progression aux géants de l’e-commerce, qui ont vite saisi l’opportunité pour recruter massivement afin de satisfaire l’explosion de la demande pour la livraison à domicile.

Comme pour chaque crise, il existe une majorité de perdants et une minorité de gagnants, il en va ainsi de la crise actuelle : le malheur des uns fait les affaires des autres ! Dans cet article nous allons vous proposer plusieurs initiatives que vous pouvez lancer dès aujourd’hui afin d’être du côté des gagnants plutôt que des victimes.

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Gagner en bourse en pleine crise 

La première opportunité qui se présente à vous en ces temps de crise consiste à placer votre argent sur les marchés financiers. La crise actuelle a provoqué à travers le monde de sérieuses corrections des cours des actions en bourse des grandes entreprises. Effectivement, l’arrêt de l’activité économique a impacté bien des secteurs, allant du tourisme au transport aérien, en passant par l’énergie ou les industries dépendantes des marchés extérieurs.

Puisque les prévisions de croissance et de bénéfices formulées au début de l’année 2020 (à une époque où le coronavirus n’était pas encore un facteur pris en compte par les acteurs financiers) ne sont plus valables, les cours en bourse des entreprises impactées furent revus à la baisse. Cela s’explique par le fait que le cours d’une action d’entreprise intègre aussi bien la valeur intrinsèque de cette dernière que les bénéfices futurs que la détention de cette action permet (notamment dividendes).

L’arrêt de l’activité économique signifie que les dividendes seront certainement nuls (à moins que certains groupes ne les garantissent pour se préserver des spirales spéculatives), ce qui contribua à faire baisser les cours des actions. 

Si vous investissez maintenant dans des actions d’entreprises qui ont d’habitude des fondamentaux économiques et financiers solides mais qui ont subi des corrections, vous pouvez générer des profits assez intéressants sur le long terme. Par exemple, l’action d’Air France – KLM se situait à environ 10€ avant la crise. Les mesures de confinement réduisirent de près de 80% l’activité du groupe, ce qui précipita son action à 2€.

L’acheter à ce prix et la garder jusqu’à ce que la compagnie aérienne retrouve des couleurs (un an par exemple) vous permettra d’encaisser la différence entre son bas historique et sa valeur ordinaire (soit 10€-2€ = 8€). Votre investissement est d’autant plus sûr, dans ce cas, qu’Air France – KLM est d’une importance stratégique pour l’Etat français, qui ne peut la laisser faire faillite ni tomber entre les mains de fonds vautours ou de private equity. Cette logique s’applique à quantités de secteurs et d’entreprises, il vous suffira de bien vous renseigner, de comprendre la nature du cycle économique et d’avoir suffisamment de recul. 

Vous pouvez également adopter une posture plus court-termiste en spéculant à la baisse sur certains actifs. Cette pratique peut s’avérer lucrative bien qu’elle présente plus de risques. En shortant certaines actions ou matières premières, vous pouvez engranger des profits en peu de temps alors que l’actif en question perd de sa valeur. Nous avons consacré plusieurs articles à la bourse dans cette série, n’hésitez donc pas à les consulter pour plus d’informations. Nous y détaillons les différentes approches (long et short) et décryptons les principaux mécanismes boursiers pour vous !

Les crypto monnaies, une chance historique à saisir ? 

Le marché des crypto monnaies pourrait s’avérer très intéressant, puisque les modalités du marché sont en pleine mutation. Non seulement le bitcoin, la crypto monnaie de référence, va voir son offre se diviser par deux à l’issue du halving (un processus qui consiste à diviser de moitié la récompense que les miners reçoivent du blockchain lorsqu’ils minent un nouveau bloc) ; mais la technologie pourrait se retrouver généralisée bien plus vite dans ce contexte incertain, d’autant plus qu’elle a fait ses preuves ces dernières années.

On pourrait imaginer que dans la nouvelle donne qui émergera après la crise, cette technologie se retrouve intégrée à l’économie réelle bien plus vite que nous l’avions anticipé. Il faut toutefois garder à l’esprit que ni la bourse ni les crypto monnaies ne constituent des valeurs refuges pour votre argent : il s’agit, d’un point de vue strictement technique, d’investissements spéculatifs.  

Lancer son business en ligne 

Avec la généralisation du télétravail et le boom de l’e-commerce, la phase actuelle serait parfaite pour lancer son business internet et profiter du fait que le marketing digital, l’e-commerce ou le freelance en tous genres ne sont pas réellement impactés par la crise. Internet offre aujourd’hui des opportunités intarissables en termes d’idées et de business potentiels. Vous pouvez soit opter pour lancer une activité en e-commerce ou bien proposer des services en freelance ou autoentrepreneurs.

Si l’e-commerce vous tente, sachez qu’il existe des plateformes comme Shopify qui vous permettent de créer votre boutique en ligne en une journée. Shopify met à votre disposition des outils avancés qui donneront à votre site web le design que vous désirez et dans la pure ligne de ce qui se fait aujourd’hui en e-commerce. La richesse de la communauté Shopify est telle que la plateforme héberge à la fois des sites d’e-commerce professionnels et des business personnels gérés individuellement.

Vous pouvez l’essayer gratuitement pour 14 jours ce qui, si vous planifiez correctement votre initiative, devrait être suffisant pour commencer à capter du trafic et effectuer vos premières ventes avant de prendre un abonnement. 

EBay peut également s’avérer être une très bonne opportunité, puisque la plateforme vous permet de vous répertorier comme vendeur. Bien qu’elle n’offre pas les mêmes outils que Shopify, EBay a l’avantage de vous donner plus de flexibilité. Vous pouvez mettre en vente une large gamme de produits que vous marketez de façon organique (via les réseaux sociaux ou en utilisant la plateforme EBay). 

Si vous optez pour un business centré autour des services, il existe plusieurs plateformes qui regroupent des annonces de particuliers comme de professionnels cherchant des individus qualifiés pouvant remplir des missions particulières. Peu importe la niche que vous choisissez, il y a de l’autre côté des gens qui sont prêts à payer en pièces sonnantes et trébuchantes pour un service de qualité et un service client attentif aux détails et à leur satisfaction. 

Vous pouvez explorer les plateformes de freelance comme Upwork ou Fiverr, lesquelles regroupent des clients cherchant des compétences qui vont du design à la rédaction, en passant par le marketing, la finance, le conseil en management ou juridique voire l’ingénierie son et la création musicale. Si certaines catégories nécessitent des compétences réelles qui sont difficiles à improviser (création graphique, musicale, conseil légal etc.), la plupart sont accessibles aux néophytes et si vous savez pitcher et vous vendre, vous trouverez vite des clients réguliers. 

Pour plus de détails sur comment monter votre business en ligne, n’hésitez pas à consulter l’article exhaustif que nous avons consacré au sujet (monter son business internet en 30 jours). 

Exploiter ses compétences et son expertise à son propre compte 

Si vous êtes expert dans un domaine, vous pouvez profiter de la généralisation du télétravail et de nos conseils pour lancer un business internet afin de commencer une activité de conseil en ligne. En mettant en avant votre expertise et votre maîtrise d’un domaine, vous pouvez non seulement éviter de subir les retombées négatives de la crise sur le marché du travail (chômage de masse : presque 40 millions de chômeurs aux USA en un mois), renforcer votre portfolio de travaux et votre marque personnelle (personal brand) et diversifier vos sources de revenus.

Il suffit d’un site web simple mais bien conçu et de cold mailer activement vos clients potentiels. Votre expertise vous angle naturellement vers une niche particulière de clients qui recherchent une maîtrise pointue d’un sujet, d’un domaine ou d’une technologie. Les domaines B2B (business to business) qui restent peu impactés par la crise actuelle incluent le marketing digital, le conseil en IT ou en cybersécurité ainsi que le conseil en business development, en stratégie ou en finance. 

Des business models alternatifs : le Multi-Level Marketing (MLM)

Bien que le MLM demeure un business controversé, il permet de pouvoir se faire un peu d’argent sur le côté sans réellement travailler. Il peut donc constituer une source de revenus passive qui, une fois l’infrastructure mise en place, vous permet d’engranger des profits tout en vous consacrant à d’autres projets (notamment un business sur internet ou le trading). 

Le concept du MLM est que vous intégrez une structure de vente et de distribution de produits particuliers (généralement des compléments alimentaires ou des produits cosmétiques). Votre mission est double : vous constituer un réseau de revendeurs personnel grâce à un système de parrainage qui fonde la base du MLM, et acquérir des volumes de produits à vendre pour les revendre (avec profit) aux revendeurs (qui feront de même). L’efficacité du business model réside dans le fait que vous constituez un réseau suffisamment large pour justifier des volumes d’achat grands pour lesquels vous bénéficiez de remises et rabais (ce qui permet de doper sa marge). 

La controverse du MLM se résume au fait qu’il s’agit parfois d’une pyramide de Ponzi, où le but est de se refiler infiniment des produits qui au final ne servent à rien. Bien que certains réseaux aient des pratiques douteuses, l’industrie est en train d’être régulée et les acteurs les plus malhonnêtes sont éloignés. Les réseaux MLM qui ont émergé ces dernières années mettent donc en avant bien plus l’aspect passion, adossé à des produits innovants que l’on ne trouve pas sur les marchés conventionnels.

Un business à tenter car il vous permettra, avec une petite mise, de non seulement créer un réseau de distributeurs mais également vous consacrer à une de vos passions (si vous êtes un sportif, le business des compléments alimentaires serait un bon début). 

En conclusion, la crise n’est certainement pas une fatalité pour ceux désireux d’être proactifs et de s’engager dans de nouvelles entreprises. Comme nous l’avons vu au cours de cet article, il existe nombre d’opportunités que la crise a créé ou qu’elle permet d’exploiter avec plus de rigueur et de préparation. Des investissements financiers en bourse ou en crypto monnaies en passant par l’entreprenariat en ligne, les occasions de contre balancer les retombées négatives de la pandémie sont nombreuses.

Elles vous aideront non seulement à sortir de l’impasse financière mais également de développer de nouvelles compétences et d’enrichir votre profil et votre personal branding. De plus, il y a rien de mieux que de lancer son activité et voir son travail contribuer directement et intégralement au développement de cette dernière. Profitez donc de ces temps de confinement et de confusion pour sortir des sentiers battus et qui sait, commencer une nouvelle vie !

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Comment investir dans l’immobilier quand on n’a pas d’argent ?

En ces temps de crise et d’incertitude, beaucoup d’épargnants sont à la recherche d’investissements sûrs qui serviront à la fois de valeur refuge et de source de retours sur investissement. Peu d’actifs peuvent proposer l’avantage double de s’apprécier tout en conservant une valeur de base intrinsèque. L’immobilier se distingue par cette caractéristique, surtout lorsque vous opérez sur un marché mature et qui n’est pas susceptible d’être déstabilisé par un pic d’offre ou une structure de financement disproportionnellement dépendante du système financier.

En général, le marché de l’immobilier en Europe a atteint la maturité nécessaire, à quelques exceptions (notamment l’Espagne, qui depuis presque 20 ans entretient une bulle spéculative sur l’immobilier qui s’est traduit par des lotissements construits et aménagés mais totalement inhabités). Aujourd’hui nous vous présentons une approche à l’investissement immobilier qui ne nécessite pas de capital conséquent immédiatement disponible. 

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Avoir une stratégie bien établie et s’y tenir

Il est indispensable de savoir ce que vous voulez faire sur le marché immobilier. Il s’agit de placements sur le long terme et qui sont par définition peu liquides, car l’immobilier nécessite pour les particuliers une projection sur le long terme qui rend compliquée la prise de décision. Vous ne voulez donc pas vous lancer dans un projet pour vous rendre compte qu’il ne sera rentable qu’au-delà de l’horizon temporel qui vous convient. Cela vous pousserait à devoir brader le bien en question afin d’en améliorer la liquidité au moment t. 

Penser sa stratégie d’investissement dans l’immobilier

Votre stratégie d’investissement s’articule autour de trois facteurs. Premièrement, vous devez établir de façon claire votre objectif. Quel sera votre business model et comment comptez-vous bénéficier de votre investissement ? Ciblez-vous une appréciation de votre investissement ou voulez-vous encaisser un cash-flow immédiat qui pourrait par exemple financer votre emprunt sans éroder votre capital ? 

A la recherche d’une appréciation de votre bien

Si vous tablez sur une appréciation de votre capital, il faudra donc être prêt à bloquer une somme assez conséquente que vous n’aurez pas besoin de retirer dans l’urgence, c’est-à-dire à un moment où vous ne contrôlez pas toutes les modalités du marché. La dernière chose dont vous avez besoin dans ce scénario est d’une pression extérieure qui vous force, comme nous l’avons dit, à liquider votre bien avant que vous n’ayez atteint vos objectifs.

Il est donc essentiel de pouvoir se prémunir des imprévus et donc de placer des capitaux qui ne vous sont pas vitaux. Deuxièmement, vous devez déterminer les sommes que vous êtes prêt à investir et capable de financer. Enfin, vous devez avoir une stratégie de désinvestissement (une « exit strategy ») pour empocher la part la plus importante de vos gains. 

Générer des cashflows grâce aux différents types de location  

Dans le second cas, vous devez penser à la location. Il existe trois approches à la location et chacune requiert une infrastructure bien particulière. Si vous souhaitez rester flexible et éviter les engagements sur le long terme, l’idéal serait d’opter pour une formule de location courte durée de type Airbnb. Ce genre de locations s’adapte particulièrement bien aux avoirs immobiliers situés dans des centres touristiques (grandes villes) dans le centre géographique.

Vous aurez principalement affaire à une clientèle touristique, et le prix quotidien du séjour est plus élevé par jour que la moyenne d’une location ordinaire (6 mois ou un an). Les statistiques Airbnb illustrent par exemple qu’un séjour de moins de deux semaines coûte 20% à 50% de plus par jour qu’une location d’un mois ou plus. 

La location sur le moyen ou long terme nécessite quant à elle une autre approche. Il vous faudra lister votre bien sur plusieurs plateformes consacrées et consacrer du temps au screening et à la sélection du ou des locataires qui vous conviennent. Il existe aussi un aspect bureaucratique dans le fait que vous devez établir un contrat et l’enregistrer auprès des autorités compétentes. 

L’aspect financier 

Le deuxième aspect clé de l’investissement immobilier est le côté financier. Il est généralement déconseillé de financer l’acquisition d’un bien immobilier intégralement avec votre capital propre. Nous vivons actuellement une période de taux d’intérêt bas (les taux directeurs sont inférieurs à 1% !) due au fait que la Banque Centrale Européenne utilise les planches à billet pour financer la dette des états membres (Quantitative Easing), inondant de fait les marchés financiers de cash. 

Emprunter une somme conséquente implique que vous autofinanciez une partie de l’opération par des apports personnels, qui peuvent représenter jusqu’à 25% de la somme totale selon votre position financière. Cette stratégie peut s’avérer particulièrement attractive si vous comptez louer de façon stable votre bien. On peut imaginer que les loyers encaissés servent directement à financier les mensualités du prêt, ce qui équivaudrait en termes financiers à une opération identique d’un point de vue du coût à un financement propre, mais sans les risques de perdre votre argent. 

Exit strategy et empocher vos gains

Enfin, vous devez penser à votre stratégie de sortie. Voulez-vous continuer à générer des cashflows en louant votre bien ou comptez-vous à un moment donné cash out et empocher vos gains ? La combinaison des cashflows et de l’appréciation du capital peuvent constituer de réels profits, surtout dans le cas d’un financement par la dette dans un contexte de croissance du marché de l’immobilier. 

Par où commencer ?

Maintenant que vous êtes déterminé à diversifier vos sources de revenus et à investir dans l’immobilier, voyons ensemble les aspects concrets qu’il vous faudra considérer pour concrétiser votre ambition. 

Trouver sa niche et identifier ses besoins 

Il vous faudra commencer par identifier les biens que vous souhaitez acquérir. Cette étape est essentielle car elle déterminera non seulement le business model que vous allez adopter mais vous aidera à clarifier vos besoins de financement. 

Si vous tablez sur une approche de location sur le court terme (type Airbnb), privilégiez les habitations situées dans le centre ou hyper centre-ville, car elles constituent les meilleures opportunités tant pour vous que pour votre potentielle clientèle touristique. Il faut cependant garder à l’esprit que la location touristique de court terme reste saisonnière et peut être soumise à des chocs qui impactent l’industrie du tourisme en général (typiquement la crise actuelle du coronavirus). 

Si vous comptez louer sur le moyen ou long terme, la gamme du bien que vous allez acquérir déterminera votre clientèle cible. Si vous voulez investir dans une grande ville, vous pouvez compter sur une population d’étudiants ou de jeunes actifs qui cherchent où habiter près des zones d’intérêt (près de leur emploi, de leur université, dans des quartiers typés « jeune » etc.)

Evaluer sa capacité à emprunter

Vous devez premièrement évaluer votre besoin en capital. Cela dépendra de votre business model. La location courte durée de type Airbnb cible principalement les touristes et vous allez devoir mobiliser des ressources afin d’acquérir un bien qui soit au centre. Cela signifie souvent que vous allez devoir payer plus cher le mètre carré. 

Si vous optez pour une location long terme, les appartements et studios situés à proximité des lieux d’intérêt que nous avons identifié plus haut seront dans la moyenne du marché dans son ensemble. Vos besoins de financement seront donc moindres par rapport au mètre carré.

Evaluer vos besoins de financement vous permettra non seulement de formuler une demande de crédit réaliste à votre banque (basée sur vos ressources financières et votre projet) mais déterminera également l’apport que vous devrez investir initialement pour débloquer votre crédit. Il s’agit donc d’une étape clé que vous ne pouvez négliger et qui dépend directement du type de location que vous souhaitez proposer.

Trouver le bien qui vous convient 

Après avoir déterminé le type de business model que vous voulez suivre et vos besoins de financement, vous pouvez vous lancer dans une recherche active de biens à acquérir. Les plateformes spécialisées dans l’immobilier sont nombreuses (LeBonCoin, PAP, etc.). 

Ces sites vous permettent d’effectuer des recherches précises en faisant usage des différents filtres de recherche et de la carte interactive qui vous aident à visualiser concrètement l’emplacement et à vérifier les accès. Vous pouvez filtrer en précisant une fourchette de prix (ou de loyers si vous comptez sous-louer un bien), de superficie, de zones géographiques ou encore de nombre de chambres ou salles de bain. Pour gagner du temps et trouver ce que vous cherchez, vous devez faire usage de ces outils de recherche précis.

Après avoir identifié trois à cinq biens qui vous intéressent, il est temps d’entrer en contact avec le vendeur. La phase de négociation est importante et il faudra vous armer de patience et d’informations. L’asymétrie d’information caractérise le marché de l’immobilier, il faut donc programmer une visite détaillée dès que possible. Votre visite servira de base de travail pour votre négociation. Ne soyez pas intraitable et insistez sur les facteurs qui génèrent la valeur du bien et qui peuvent justifier un investissement sur le long terme ou un système de location.

Ne vous précipitez pas et ne montrez pas de sentiment d’urgence qui pourrait vous désavantager dans le processus de négociation, le bien idéal est après tout une notion relative et si le prix d’un appartement que vous aimeriez acquérir vous semble excessif ou injustifié, il ne sert à rien de se précipiter. 

Convaincre votre banquier pour déloquer le capital 

Maintenant que vous savez exactement ce que vous voulez en termes de bien et de capital, il est temps d’aller affronter le banquier ! Votre dossier doit être synthétique et clair. N’hésitez pas à mettre en avant les arguments vendeurs relatifs à votre position financière et à votre projet. Mettez en évidence les points forts qui caractérisent votre initiative. Il est important de faire parvenir aux décideurs que vous savez ce que vous faites et que vous avez de la suite dans les idées. Illustrez les modes par lesquels vous parviendrez à assumer le crédit. 

Concernant les aspects techniques, vous devez comprendre que le spread (la différence entre le taux d’intérêt directeur et celui que l’on vous appliquera) est une modélisation chiffrée du risque qu’il y a à vous prêter. Une position financière solide, stable et prévisible est donc un atout majeur pour réduire au maximum le risque perçu et donc le taux d’intérêt qui vous sera facturé. Il faut garder à l’esprit que les mensualités pourraient augmenter artificiellement le coût de l’acquisition de votre bien et donc rogner soit vos cashflows (vos revenus périodiques) soit votre plus-value à la revente.

Enfin, veillez à négocier un taux d’intérêt fixe, car même si vous pouvez potentiellement bénéficier d’un taux d’intérêt variable si ces derniers baissent, le risque de voir vos charges augmenter d’un coup est bien plus grand et dangereux pour votre business. 

Dernière étape : trouver le locataire idéal 

Si vous optez donc pour une approche de rentabilisation immédiate par la location, il vous faudra conclure votre projet par une recherche du locataire qui vous convient. 

Utilisez les différentes plateformes de listing qui s’offrent à vous. Si vous désirez louer votre bien sur le court terme, listez-le sur Airbnb et autres plateformes similaires. Insistez particulièrement sur la localisation, la proximité des lieux d’intérêt touristique ainsi que le confort. Les touristes cherchent généralement des solutions d’hébergement clé en main où l’aménagement et l’équipement sont bien pensés et offrent tout le confort nécessaire à un séjour court.

Le nettoyage pourrait être confié à des professionnels afin de systématiser l’entretien et ne pas à avoir le faire soi-même. Enfin, il faut penser à l’aspect authentique. Les touristes qui optent pour un local en ville cherchent une immersion, pensez-y lorsque vous réaménagerez et décorerez le local. 

Si vous souhaitez le louer sur le long terme, il est bien plus important de filtrer correctement les locataires. Vous ne voulez pas vous retrouver à avoir affaire à des individus qui ne respecteront pas les règles (vital lorsqu’il s’agit de collocations : des colocataires invivables figurent au top des raisons de rupture de contrat) ou qui risquent de ne pas pouvoir assumer leurs responsabilités vis-à-vis de vous comme de la propriété. Rencontrez les locataires potentiels au moins une fois et essayez de cerner leurs intentions, leurs projets, leurs ambitions et leur capacité à être de bons locataires.

Enfin, veillez à étudier les dossiers de location afin de d’éviter les mauvaises surprises. La loi française en particulier vous offre des protections et des garanties en tant que propriétaire, il serait dommage de ne pas les exploiter.  

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L’hyperinflation et comment s’y préparer 

L’hyperinflation est un phénomène économique qui est ravageur à plusieurs niveaux. Elle peut se manifester lorsque la crédibilité d’une monnaie nationale s’effrite du point de vue des opérateurs économiques, des investisseurs et des créditeurs. L’institution bancaire centrale perd de sa crédibilité car elle ne peut plus maîtriser le cours de la monnaie ni la capacité à la protéger des attaques spéculatives. L’hyperinflation caractérise une inflation qui croît vite, détruit une monnaie nationale et fait s’envoler les prix des produits et services.

L’inflation est un véritable poison car elle détruit la valeur épargnée, et peut réduire de façon substantielle la valeur réelle de vos placements passifs. Cela s’explique par le fait que votre épargne est nominale ; vous déposez 100€, mais si une période d’inflation se manifeste, votre épargne nominale de 100€ ne correspond plus en termes de valeur aux 100€ initiaux. Aujourd’hui nous allons explorer le concept d’inflation, identifier ses causes, ses différentes formes et présenter des approches et solutions pour s’en prémunir au niveau individuel.

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Qu’est-ce que l’inflation ? 

Commençons par définir l’inflation et les différentes causes de cette dernière. L’hyperinflation consiste dans le fait que le rapport entre la masse monétaire et la valeur ajoutée créée dans un pays n’est plus à un niveau qui permette une conservation de richesse et une création de valeur significative. Pour définir l’inflation d’un point de vue mathématique, s’il existe 10€ pour 10€ de valeur ajoutée, alors le rapport est d’un.

Mais si la valeur ajoutée créée reste stable et que la masse monétaire passe à 100€, la valeur de la monnaie est divisée par 10. L’hyperinflation est généralement la conséquence d’un choc économique ou politique majeur (guerres, crises économiques, crises sociales) où l’Etat ne peut plus financer son budget par la dette ou la fiscalité et se voit obliger d’émettre de la monnaie. L’hyperinflation peut également se produire au niveau du secteur privé, par exemple si un choc externe de l’offre réduit drastiquement la disponibilité d’un produit en particulier. 

Les différentes sources d’inflation 

Il existe trois principales sources de l’inflation : par le taux de change, par les coûts et  par la politique monétaire (politique d’émission monétaire ou politique du taux directeur).

Pour présenter ces différents scénarios inflationnistes et les ancrer dans un contexte historique, nous allons prendre plusieurs exemples historiques.  L’exemple typique de l’inflation par création monétaire artificielle et injection directe dans le circuit monétaire est celui de l’Allemagne après la Première Guerre Mondiale. Le traité de Versailles de 1919 imposa à l’Allemagne vaincue des réparations de guerre pharamineuses, ce qui provoqua un endettement inédit de la nouvelle République Allemande.

Pour financer cette dette, la banque centrale décida d’imprimer en masse de nouveaux billets, les injectant directement dans l’économie allemande. En quelques mois, la stabilité des prix s’effondra et les Allemands se retrouvaient à pousser des brouettes pleines de milliards de Marks afin d’aller acheter du pain.  

Les conséquences furent dévastatrices: l’effondrement du mark allemand provoqua une faillite généralisée des entreprises et de l’Etat Allemand. Incapable de payer les réparations et de soutenir le système productif, ce dernier se retrouva confronté à une occupation militaire française au cœur de son poumon industriel, ce qui compliqua d’autant plus la situation économique. Bientôt, plus de 6 millions de travailleurs allemands étaient au chômage, et la situation dégénéra en guerre civile (insurrection spartakiste de 1919).  

Maintenant voyons un exemple de l’inflation par taux de change. Un pays comme la Turquie subit assez souvent des attaques spéculatives sur la lire turque. Une grande partie de la dette des entreprises turques est libellée en dollars, mais lorsque la situation économique turque se détériore à cause d’un choc extérieur, les investisseurs en dette turque vendent leurs actifs détenus en lires afin de récupérer leurs dollars et sortir du marché national, ce qui contribue directement à inonder les marchés de lires et à retirer des dollars de la circulation.

L’effondrement du cours de la lire peut être une conséquence immédiate si la banque centrale ne prend pas les mesures nécessaires (faire baisser le taux d’intérêt directeur par exemple). Le rapport entre les lires en circulation et les dollars en circulation augmente à l’avantage des lires, ce qui fait baisser le cours de la lire par rapport au dollar et provoque une inflation par le taux de change.

Cette situation est particulièrement précaire pour des pays comme la Turquie, qui dépendent d’importations conséquentes pour alimenter son système productif. Si la lire turque perd substantiellement de sa valeur par rapport aux devises étrangères, les entreprises turques se retrouveront à payer bien plus cher les éléments essentiels à leurs activités. L’inflation par le taux de change se transforme alors en une inflation par les coûts.

Etudions enfin l’inflation par les coûts. Le choc pétrolier de 1973 est une conséquence directe de la guerre de Kippour qui opposa l’Etat d’Israël à une coalition de pays arabes. Après la défaite arabe, ces derniers, frustrés par le soutien inconditionnel des pays occidentaux pour Israël, décidèrent de réduire d’un coup leur production de pétrole, provoquant ainsi un choc externe de l’offre. La conséquence de cette action unilatérale fut l’envolée du cours du baril, qui quadrupla en quelques semaines.

Les structures de coûts dans le monde entier furent bouleversées. Les coûts des marchandises s’envolèrent puisque le transport devint d’un coup quatre fois plus cher. Beaucoup de biens de consommation à base de dérivés du pétrole se retrouvèrent également plus chers, et cela gela l’activité économique, provoquant une véritable crise économique. Le pouvoir d’achat des ménages se réduit et la capacité des entreprises à payer fut grandement endommagée.

L’inflation, un phénomène ambivalent 

L’inflation est donc un phénomène aux facettes multiples. Il est donc difficile de le maîtriser sans imposer de rigoureuses régulations au niveau des banques centrales. Il est intéressant de noter par ailleurs que depuis les années 1980, la mission auto-déclarée des grandes banques centrales est de contrôler l’inflation, en utilisant les différents outils qu’elles ont à leur disposition (dévaluation, taux directeur, émission monétaire). Les Etats et les banques centrales combattent donc l’envolée de l’inflation de façon systématique, œuvrant généralement à la maintenir en-deçà des 2% (traité de la Banque Centrale Européenne).

Ce tampon d’inflation à moins de 2% est considéré comme idéal, car il laisse une marge de manœuvre importante aux banques centrales pour réduire le taux d’intérêt directeur sans provoquer de déflation (la déflation étant le contraire de l’inflation : une baisse des prix et des taux d’intérêt négatifs par excès de liquidité). En effet, le taux d’intérêt réel correspond à la différence entre le taux d’intérêt nominal et le taux d’inflation.    

L’inflation est donc un outil de politique monétaire ambivalent. Il existe une relation en macroéconomie entre l’inflation et le chômage, décrite par la courbe de Philips. Cette courbe démontre qu’il existe une relation inversement proportionnel entre l’inflation et le taux de chômage. Une inflation relativement élevée se traduit mécaniquement par une baisse du taux de chômage, tandis qu’une baisse de l’inflation provoque une hausse du chômage. Cette relation était parfaitement valide jusqu’au choc pétrolier de 1973, date à laquelle la structure économique se modifia et invalida cette relation.

On peut dire que jusqu’au choc pétrolier, la politique économique d’un pays était déterminée par la position sur la courbe de Philips que le gouvernement choisissait : une inflation élevée pénalise les épargnants, forçant donc ces derniers à investir au plus vite leur argent en création de valeur tangible (ce qui a pour conséquence, in fine, à créer des emplois). Au contraire, une inflation proche de zéro favorise les épargnants et incite les détenteurs de capitaux à placer leur argent en banque plutôt que d’affronter les risques que présente l’économie réelle.  

L’hyperinflation est-elle un scénario réaliste aujourd’hui ? 

Cela dépend des pays et des situations financières et économiques. D’une façon générale, dans la zone euro, l’inflation est peu probable car la BCE a un mandat qui lui donne les pleins pouvoirs pour réguler les tendances inflationnistes. L’euro est une monnaie stable, globale et institutionnellement bien gérée. Il s’agit de la seconde devise en termes de volumes de transaction au monde. De plus, la BCE dispose d’un canal d’injection monétaire (le quantitative easing) qui consiste à certes créer de la monnaie ex-nihilo, mais pour stabiliser la situation financière des états membres en rachetant les bons du trésor des pays en difficulté. C’est pour cela que la principale menace à vrai dire, serait la déflation plutôt que l’inflation. 

La déflation est la conséquence directe d’un excès de liquidité sur le marché. Les capitaux sont accessibles à des taux d’intérêt qui convergent vers zéro et qui parfois deviennent même négatifs. La logique est simple : vu que les taux d’intérêt baissent, les investisseurs cherchent à placer leurs capitaux dans des actifs tangibles. Face à l’assiette d’actifs disponibles, les masses monétaires font mécaniquement baisser la rémunération du capital (loi de l’offre et de la demande).

Pire, les investisseurs, inquiets de voir leur capital s’amenuiser en banque, deviennent de moins en moins regardants vis-à-vis des actifs qu’ils convoitent. Cela peut provoquer des spirales spéculatives et des crises financières graves (exemple typique du Japon qui, dans les années 1990 a connu une sévère période de déflation dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui). 

Comment se protéger de l’inflation ? 

Il existe des classes d’actifs qui servent de réserves de valeur. Elles agissent comme des refuges permettant d’épargner non pas des sommes nominales (qui seraient soumises à l’inflation) mais un pouvoir d’achat relatif. On parle notamment des métaux précieux (or, argent), des matières premières (pétrole, platine) ou encore de produits financiers stables et garantis (obligations et bons du trésor). Bien que l’on considère les monnaies conventionnelles comme valeurs refuges (notamment les monnaies stables : dollar, euro, livre sterling) qui ont l’avantage d’être liquides, elles restent l’objet de manipulations et chocs économiques qui augmentent le risque.

D’un point de vue général, tout investissement qui verra sa valeur réelle se conserver et augmenter de façon plus prévisible qu’une monnaie conventionnelle constitue une valeur refuge. Acheter des œuvres d’art ou des vins fins est autant d’actes d’investissement visant à soustraire un volume monétaire du circuit et à en conserver (voire augmenter) son pouvoir d’achat.

On favorise généralement les actifs rares dont la valeur ne peut être sujette à un choc de l’offre qui ferait baisser significativement sa valeur. L’or ou l’argent ont des fonctions de production plus ou moins prévisibles, ce qui garantit une relative stabilité de son cours sur le long terme, malgré quelques variations ponctuelles qui peuvent être spectaculaires et qui offrent souvent des opportunités d’investissement spéculatif. La terre ou l’immobilier sont des investissements plus risqués, car le marché de l’immobilier peut s’effondrer suite à une conséquence de l’effondrement de la demande ou d’un excès de l’offre (crise immobilière en Espagne, crise des subprimes en 2008). 

Les investissements spéculatifs ne sont pas considérés comme étant des valeurs refuges. Un investissement spéculatif diffère d’un investissement refuge dans la mesure où l’on cherche à bénéficier financièrement d’un investissement spéculatif, tandis qu’un investissement refuge est une protection contre l’incertitude économique. Certains pourraient considérer que conserver son pouvoir d’achat en investissant en bourse est réaliste. Cependant la définition même d’une valeur refuge implique que l’actif en question vous garantisse dans une marge de certitude assez élevée une stabilité face à votre futur pouvoir d’achat.

Les titres d’entreprises sont déterminés par les cycles économiques, ce qui signifie qu’en cas de crise économique accrue qui mette en danger la stabilité d’un système monétaire, peu seront les entreprises qui verront leurs actions s’envoler. Les crypto monnaies sont également considérées comme des instruments spéculatifs au vu de la volatilité de leur cours et de l’exposition à une variété de risques (cyber sécurité, régulations, etc.).

En conclusion, bien que l’hyperinflation soit un phénomène économique dont les états et les institutions mondiales ont appris à se prémunir, il peut toujours constituer un risque, notamment dans les économies encore instables ou les pays qui font régulièrement l’objet de crises sociales et politiques. Dans le monde occidental du moins, l’hyperinflation relève davantage de l’histoire que du futur, bien que cette dernière reste d’actualité dans des pays comme le Venezuela, l’Argentine, la Turquie ou la Russie.  

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Comment investir en bourse en temps de crise pendant le coronavirus ?

Les marchés financiers peuvent être déconcertants dans le meilleur des cas. Mais le coronavirus a rendu la tâche d’y naviguer beaucoup plus difficile.

Les marchés sont censés anticiper les évolutions économiques. Pourtant, au début de l’année, les actions ont ignoré la pandémie imminente. Ce n’est qu’après que le coronavirus ait frappé de plein fouet aux États-Unis que les prix se sont effondrés comme un ballon qui se dégonfle.

Fin mars, grâce à l’intervention de la Réserve fédérale américaine, les actions ont commencé à augmenter fortement, même si le nombre de morts augmentait, les demandes d’allocations chômage montaient en flèche et l’économie se ratatinait.

Ces changements d’élan soulèvent des questions cruciales pour les gens ordinaires qui ont placé leurs économies sur les marchés.

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Analyse du marché pendant le coronavirus

Avons-nous vu le pire ou les récentes hausses d’actions, dans un contexte de crise sanitaire mondiale dévastatrice, se révéleront-elles éphémères ? Alors que tant de questions médicales, épidémiologiques et économiques restent en suspens, comment un citoyen ordinaire peut-il survivre aux changements financiers traîtres qui sont maintenant si courants ?

Un marché haussier qui a duré plus de dix ans est devenu un marché baissier en moins d’un mois. Le coronavirus a été le catalyseur, mais pas nécessairement la cause. Peut-être que personne n’aurait pu voir venir une pandémie, mais les actions avaient atteint des valorisations qui laissaient penser à Wall Street que rien ne pouvait jamais aller mal.

Quelques semaines plus tard, l’attitude dominante semblait être que rien ne serait plus jamais comme avant. Du moins, rien de bon. Le S&P 500 a chuté de plus de 35 % entre le sommet de clôture du 19 février et le creux du 23 mars. Il a perdu 20 % au premier trimestre.

Mais à mesure que le deuxième trimestre avançait, l’humeur des traders s’est assombrie à mesure que les infections virales approchaient ou dépassaient leurs pics dans les points chauds comme New York, l’Italie et l’Espagne. Les actions sont restées bien loin de leurs sommets, mais bien loin aussi de leurs creux, après une furieuse reprise. Le S&P a augmenté de plus de 25 % entre le creux du 23 mars et le 14 avril.

Le risque et l’incertitude sont toujours présents. Mais si les perspectives à court terme – pour les investissements, l’économie et notre bien-être physique et psychologique – sont impossibles à prévoir avec certitude, de nombreux conseillers en investissement estiment qu’ils peuvent entrevoir une image plus claire plus ils regardent loin.

Les marchés boursiers ont tendance à plonger lorsque des pandémies et des épidémies déclenchent l’incertitude et le chaos dans le pays. Les investisseurs ont tendance à paniquer devant la façon dont ils font baisser la valeur de leurs portefeuilles.

Il n’y a pas que les portefeuilles d’actions qui perdent de la valeur. Les prix du pétrole peuvent s’effondrer et, comme les investisseurs du monde entier cherchent à protéger les obligations américaines, les rendements du Trésor peuvent également baisser. Les marchés ont tendance à ne pas apprécier l’incertitude, et elle est malheureusement très présente avec COVID-19.

Les périodes de panique ont tendance à offrir aux investisseurs de bonnes occasions de se procurer des actions de valeur à un prix avantageux. Cependant, si vous vous trompez de moment, vous pouvez également causer des dommages à long terme à votre portefeuille.

Si les investisseurs peuvent être tentés d’acheter des actions maintenant, avant que le marché ne commence à monter en flèche, beaucoup d’entre eux restent perplexes. C’est parce que le récent rallye boursier, combiné à la pandémie, a fait grimper les ratios cours/bénéfices à un niveau incroyablement élevé. Il n’est pas exagéré de dire que le marché n’a jamais été aussi bien valorisé depuis près de deux décennies, au moment où le pays s’enfonce dans ce qui devrait être la plus grave récession depuis la Grande Dépression.

En règle générale, les investisseurs calculent la valeur d’une action en comparant son prix avec ses bénéfices. Plus le ratio est élevé, plus l’action est considérée comme chère. Le calcul peut être appliqué aux 40 entreprises de l’indice du CAC40 par exemple pour déterminer si le marché dans son ensemble est surévalué ou sous-évalué.

Lorsque les investisseurs sont optimistes quant aux bénéfices futurs, ils sont plus disposés à payer plus cher pour les bénéfices attendus, ce qui génère un ratio cours/bénéfices plus élevé – parfois simplement appelé le ratio P/E. Lorsqu’ils sont pessimistes, ils sont moins susceptibles de payer cher les bénéfices prévus, en partie parce qu’ils sont sceptiques quant à la réalisation de ces bénéfices. Cela se traduit généralement par un faible ratio P/E.

Lorsque le marché s’est effondré en mars dernier, le ratio P/E a chuté. 

Est-il temps d’acheter ou de vendre pendant le coronavirus ?

La question qui vous préoccupe en ce moment est probablement de savoir s’il est temps d’acheter ou de vendre. Vous trouverez ci-dessous des conseils à ce sujet.

Après une semaine de pertes aussi brutales, les investisseurs devraient exploiter ces cinq voies, ont déclaré dans une note les analystes d’UBS, dirigés par le directeur mondial des investissements Mark Haefele.

1- Les actions des marchés émergents

Les actions des marchés émergents ont surpassé les actions des marchés de pays développés ces derniers jours, car le nombre de nouveaux cas quotidiens en Chine continue de ralentir, tandis que le virus se propage en Europe. Les actions des marchés émergents ont surperformé le S&P 500 de 5,75 % la semaine dernière, indique la note. Les analystes d’UBS ont déclaré qu’ils étaient surpondérés sur les actions des marchés émergents, et en particulier sur la Chine, mais plus prudents sur la zone euro.

2- Acheter des actions survendues

« Nous mettons en évidence un certain nombre de secteurs qui, selon nous, ont été survendus, y compris le secteur de la consommation discrétionnaire aux États-Unis, où les actions ont chuté de 11 % au cours des cinq derniers jours de bourse malgré des données solides sur le logement », a déclaré M. Haefele.

L’équipe de l’UBS a également favorisé le secteur des services de communication américains, qui comprend Disney US:DIS, Netflix US:NFLX, Twitter US:TWTR et Google parent US:GOOG, qui, selon elle, est susceptible d’être plus défensif et d’être des « bénéficiaires » potentiels car les gens passent plus de temps à la maison en raison de la propagation du virus.

En Europe, ils se sont tournés vers les stocks qui pourraient bénéficier de la stabilisation de la Chine, à mesure que les nouveaux cas de COVID-19 diminuent.

3- Acheter des gagnants à long terme

L’épidémie de virus va « accélérer » les tendances séculaires à long terme, et les analystes d’UBS ont déclaré qu’ils voyaient un avantage considérable pour les entreprises qui se concentrent sur la transformation numérique. « L’épidémie de COVID-19 a donné un élan supplémentaire au travail à distance, et l’engagement avec les modèles d’affaires en ligne en Chine a augmenté de manière significative pendant l’épidémie », ont-ils déclaré. Elle a également entraîné des progrès dans les technologies génétiques et la compréhension de la propagation des virus.

4- Préparez votre portefeuille pour la lutte contre les virus

Les portefeuilles mal diversifiés subiront une un voyage parsemé d’embuches dans les semaines à venir, ont déclaré les analystes de la banque d’investissement suisse. « La crise a montré l’efficacité d’un mélange d’actions, d’obligations et d’alternatives dans un portefeuille, avec une forte performance des obligations aidant à amortir les baisses des actions », ont-ils déclaré. L’or a également été recommandé par l’équipe comme couverture de portefeuille.

5- Améliorez votre rendement et profitez de la volatilité

Le rendement du Trésor américain à 10 ans est tombé à un nouveau record de 1,03% lundi, les principales banques centrales ayant renforcé leurs attentes en matière de réduction des taux. « Dans ce contexte de faible rendement, les investisseurs devront envisager des stratégies qui peuvent améliorer ce rendement dans les portefeuilles, comme les actions qui versent des dividendes et les obligations européennes dans la zone de croisement entre la qualité d’investissement et le haut rendement », ont déclaré les analystes.

Les attitudes d’investisseur à adopter durant cette période de crise

Il est également obligatoire d’adopter une attitude d’investisseur aguerri en suivant ces différentes directives essentielles en cette période d’incertitude croissante : 

1- Évitez les gestes imprudents

Lorsque tout le monde est au milieu d’une frénésie de vente paniquée, essayant de s’en sortir avant que ses actions ne perdent trop de valeur, il peut sembler héroïque d’y aller courageusement et de commencer à acheter. Cependant, il est important de se rappeler que la discrétion est le meilleur guide.

Vous pouvez être conditionné à acheter au premier signe de baisse du marché, mais il est important de noter que les pandémies provoquent des récessions. Une panique totale ne devrait pas se résorber de sitôt.

Il y aura aussi des rebonds temporaires. Lorsqu’un rebondissement temporaire se produit, certains investisseurs boursiers pourraient être tentés d’augmenter immédiatement leurs investissements en actions par crainte de passer à côté. Si les prix des actions semblent attrayants, n’oubliez pas qu’ils peuvent baisser encore plus.

2- N’achetez pas si vous ne pouvez pas conserver vos investissements pendant au moins trois ans

Si vous achetez des actions en réaction à la chute des prix et que vous constatez que les prix continuent à baisser, vous devez pouvoir conserver vos investissements pendant au moins trois ans pour leur permettre de se redresser. Vous pouvez avoir envie de vendre pour diverses raisons : vous êtes facilement effrayé, votre courtier émet un appel de marge ou autre chose. En fin de compte, si vous n’êtes pas prêt, financièrement et psychologiquement, à conserver vos investissements pendant au moins trois ans, vous ne devriez pas acheter en cas de krach boursier.

Les actions ont un potentiel de rendement élevé, mais ces rendements ne se matérialisent que lorsque vous êtes prêt à les conserver pendant les périodes de volatilité. Les experts recommandent généralement de conserver une position pendant au moins trois ans afin d’éviter les pertes à court terme de la valeur marchande.

Il ne s’agit pas seulement de votre volonté de rester sur le marché pendant trois ans. Vous ne pouvez pas investir l’argent dont vous pourriez avoir besoin en cas d’urgence. Si vous investissez votre argent d’urgence dans des actions dès maintenant, vous pourriez être contraint de les vendre à un moment inopportun pour avoir accès à ces fonds. Il est logique de placer de l’argent dans des actions dont vous n’aurez pas besoin, dans aucune circonstance imaginable, au cours des trois prochaines années.

3- Gardez un peu d’argent à l’écart des marchés

Il est important de disposer de liquidités à tout moment, car cela peut vous aider à profiter des baisses du marché, si elles se produisent. Contrairement aux actions ou aux obligations, qui peuvent perdre de la valeur lors d’un krach boursier, les liquidités ont tendance à conserver leur valeur, au moins pendant plusieurs mois. Lorsque vous conservez une partie de vos ressources sous forme d’espèces, vous bénéficiez d’un énorme avantage en matière d’investissement par rapport aux investisseurs ordinaires à court de liquidités.

4- Continuez à épargner sur le long terme

Si vous êtes en mesure de planifier vos investissements au cours de la prochaine décennie et que vous constatez que vous n’avez pas besoin de vendre vos placements pour gagner de l’argent à court terme, vous êtes en bonne position. Continuez à ajouter de l’argent à vos investissements – comme votre compte d’épargne – est logique.

Si le marché baisse considérablement, vous pourriez envisager d’investir encore plus sous la forme d’un plan d’épargne. Plus le délai dont vous disposez est long, plus vous êtes en mesure de considérer les baisses comme des occasions de planifier votre richesse à long terme.

5- Inévitablement, il y a des regrets

Certes, il peut être plus facile de planifier votre investissement lorsque les marchés sont calmes et sereins. Les gens ont tendance à devenir nerveux lorsque le marché boursier est incertain. Vous devez également accepter le fait que, quelle que soit la voie que vous empruntez, vous ressentirez probablement un certain regret de ne pas avoir fait les choses différemment à un moment donné. Vous vous retrouverez presque toujours avec un titre que vous auriez aimé vendre plus tôt ou acheter.

Le but n’est pas de s’assurer que vous vous en sortez parfaitement à chaque ordre que vous passez. Même les experts ne sont pas en mesure de le faire. Il est important de se rappeler que les actions ont souvent chuté dans le passé, et qu’elles ont toujours rebondi. En octobre 1987, par exemple, le Dow Jones Industrial Average a chuté de près d’un quart, la pire chute de son histoire. Tous ceux qui ont vendu à cette époque ont subi une perte importante. Depuis lors, les marchés ont toutefois rebondi et compensé leurs pertes à de nombreuses reprises.

Vous devez vous rappeler qu’il y aura toujours des actions que vous souhaiterez avoir achetées ou quelque chose que vous souhaiterez avoir vendu. Plutôt que de penser à la performance à court terme, vous devez penser à la façon dont vous vous en sortez à long terme.

6- Le résultat final

Même dans le climat d’investissement le plus favorable, les investissements en bourse peuvent vous faire vivre beaucoup d’angoisse. Il est important de prendre la résolution de diversifier simplement vos actions et de les conserver en toutes circonstances. Votre plus grand regret à long terme sera généralement de ne pas vous être donné la possibilité de détenir des actions des meilleures entreprises du monde.

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