Catégorie : Immobilier

Comment investir dans l’immobilier quand on n’a pas d’argent ?

En ces temps de crise et d’incertitude, beaucoup d’épargnants sont à la recherche d’investissements sûrs qui serviront à la fois de valeur refuge et de source de retours sur investissement. Peu d’actifs peuvent proposer l’avantage double de s’apprécier tout en conservant une valeur de base intrinsèque. L’immobilier se distingue par cette caractéristique, surtout lorsque vous opérez sur un marché mature et qui n’est pas susceptible d’être déstabilisé par un pic d’offre ou une structure de financement disproportionnellement dépendante du système financier.

En général, le marché de l’immobilier en Europe a atteint la maturité nécessaire, à quelques exceptions (notamment l’Espagne, qui depuis presque 20 ans entretient une bulle spéculative sur l’immobilier qui s’est traduit par des lotissements construits et aménagés mais totalement inhabités). Aujourd’hui nous vous présentons une approche à l’investissement immobilier qui ne nécessite pas de capital conséquent immédiatement disponible. 

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Avoir une stratégie bien établie et s’y tenir

Il est indispensable de savoir ce que vous voulez faire sur le marché immobilier. Il s’agit de placements sur le long terme et qui sont par définition peu liquides, car l’immobilier nécessite pour les particuliers une projection sur le long terme qui rend compliquée la prise de décision. Vous ne voulez donc pas vous lancer dans un projet pour vous rendre compte qu’il ne sera rentable qu’au-delà de l’horizon temporel qui vous convient. Cela vous pousserait à devoir brader le bien en question afin d’en améliorer la liquidité au moment t. 

Penser sa stratégie d’investissement dans l’immobilier

Votre stratégie d’investissement s’articule autour de trois facteurs. Premièrement, vous devez établir de façon claire votre objectif. Quel sera votre business model et comment comptez-vous bénéficier de votre investissement ? Ciblez-vous une appréciation de votre investissement ou voulez-vous encaisser un cash-flow immédiat qui pourrait par exemple financer votre emprunt sans éroder votre capital ? 

A la recherche d’une appréciation de votre bien

Si vous tablez sur une appréciation de votre capital, il faudra donc être prêt à bloquer une somme assez conséquente que vous n’aurez pas besoin de retirer dans l’urgence, c’est-à-dire à un moment où vous ne contrôlez pas toutes les modalités du marché. La dernière chose dont vous avez besoin dans ce scénario est d’une pression extérieure qui vous force, comme nous l’avons dit, à liquider votre bien avant que vous n’ayez atteint vos objectifs.

Il est donc essentiel de pouvoir se prémunir des imprévus et donc de placer des capitaux qui ne vous sont pas vitaux. Deuxièmement, vous devez déterminer les sommes que vous êtes prêt à investir et capable de financer. Enfin, vous devez avoir une stratégie de désinvestissement (une « exit strategy ») pour empocher la part la plus importante de vos gains. 

Générer des cashflows grâce aux différents types de location  

Dans le second cas, vous devez penser à la location. Il existe trois approches à la location et chacune requiert une infrastructure bien particulière. Si vous souhaitez rester flexible et éviter les engagements sur le long terme, l’idéal serait d’opter pour une formule de location courte durée de type Airbnb. Ce genre de locations s’adapte particulièrement bien aux avoirs immobiliers situés dans des centres touristiques (grandes villes) dans le centre géographique.

Vous aurez principalement affaire à une clientèle touristique, et le prix quotidien du séjour est plus élevé par jour que la moyenne d’une location ordinaire (6 mois ou un an). Les statistiques Airbnb illustrent par exemple qu’un séjour de moins de deux semaines coûte 20% à 50% de plus par jour qu’une location d’un mois ou plus. 

La location sur le moyen ou long terme nécessite quant à elle une autre approche. Il vous faudra lister votre bien sur plusieurs plateformes consacrées et consacrer du temps au screening et à la sélection du ou des locataires qui vous conviennent. Il existe aussi un aspect bureaucratique dans le fait que vous devez établir un contrat et l’enregistrer auprès des autorités compétentes. 

L’aspect financier 

Le deuxième aspect clé de l’investissement immobilier est le côté financier. Il est généralement déconseillé de financer l’acquisition d’un bien immobilier intégralement avec votre capital propre. Nous vivons actuellement une période de taux d’intérêt bas (les taux directeurs sont inférieurs à 1% !) due au fait que la Banque Centrale Européenne utilise les planches à billet pour financer la dette des états membres (Quantitative Easing), inondant de fait les marchés financiers de cash. 

Emprunter une somme conséquente implique que vous autofinanciez une partie de l’opération par des apports personnels, qui peuvent représenter jusqu’à 25% de la somme totale selon votre position financière. Cette stratégie peut s’avérer particulièrement attractive si vous comptez louer de façon stable votre bien. On peut imaginer que les loyers encaissés servent directement à financier les mensualités du prêt, ce qui équivaudrait en termes financiers à une opération identique d’un point de vue du coût à un financement propre, mais sans les risques de perdre votre argent. 

Exit strategy et empocher vos gains

Enfin, vous devez penser à votre stratégie de sortie. Voulez-vous continuer à générer des cashflows en louant votre bien ou comptez-vous à un moment donné cash out et empocher vos gains ? La combinaison des cashflows et de l’appréciation du capital peuvent constituer de réels profits, surtout dans le cas d’un financement par la dette dans un contexte de croissance du marché de l’immobilier. 

Par où commencer ?

Maintenant que vous êtes déterminé à diversifier vos sources de revenus et à investir dans l’immobilier, voyons ensemble les aspects concrets qu’il vous faudra considérer pour concrétiser votre ambition. 

Trouver sa niche et identifier ses besoins 

Il vous faudra commencer par identifier les biens que vous souhaitez acquérir. Cette étape est essentielle car elle déterminera non seulement le business model que vous allez adopter mais vous aidera à clarifier vos besoins de financement. 

Si vous tablez sur une approche de location sur le court terme (type Airbnb), privilégiez les habitations situées dans le centre ou hyper centre-ville, car elles constituent les meilleures opportunités tant pour vous que pour votre potentielle clientèle touristique. Il faut cependant garder à l’esprit que la location touristique de court terme reste saisonnière et peut être soumise à des chocs qui impactent l’industrie du tourisme en général (typiquement la crise actuelle du coronavirus). 

Si vous comptez louer sur le moyen ou long terme, la gamme du bien que vous allez acquérir déterminera votre clientèle cible. Si vous voulez investir dans une grande ville, vous pouvez compter sur une population d’étudiants ou de jeunes actifs qui cherchent où habiter près des zones d’intérêt (près de leur emploi, de leur université, dans des quartiers typés « jeune » etc.)

Evaluer sa capacité à emprunter

Vous devez premièrement évaluer votre besoin en capital. Cela dépendra de votre business model. La location courte durée de type Airbnb cible principalement les touristes et vous allez devoir mobiliser des ressources afin d’acquérir un bien qui soit au centre. Cela signifie souvent que vous allez devoir payer plus cher le mètre carré. 

Si vous optez pour une location long terme, les appartements et studios situés à proximité des lieux d’intérêt que nous avons identifié plus haut seront dans la moyenne du marché dans son ensemble. Vos besoins de financement seront donc moindres par rapport au mètre carré.

Evaluer vos besoins de financement vous permettra non seulement de formuler une demande de crédit réaliste à votre banque (basée sur vos ressources financières et votre projet) mais déterminera également l’apport que vous devrez investir initialement pour débloquer votre crédit. Il s’agit donc d’une étape clé que vous ne pouvez négliger et qui dépend directement du type de location que vous souhaitez proposer.

Trouver le bien qui vous convient 

Après avoir déterminé le type de business model que vous voulez suivre et vos besoins de financement, vous pouvez vous lancer dans une recherche active de biens à acquérir. Les plateformes spécialisées dans l’immobilier sont nombreuses (LeBonCoin, PAP, etc.). 

Ces sites vous permettent d’effectuer des recherches précises en faisant usage des différents filtres de recherche et de la carte interactive qui vous aident à visualiser concrètement l’emplacement et à vérifier les accès. Vous pouvez filtrer en précisant une fourchette de prix (ou de loyers si vous comptez sous-louer un bien), de superficie, de zones géographiques ou encore de nombre de chambres ou salles de bain. Pour gagner du temps et trouver ce que vous cherchez, vous devez faire usage de ces outils de recherche précis.

Après avoir identifié trois à cinq biens qui vous intéressent, il est temps d’entrer en contact avec le vendeur. La phase de négociation est importante et il faudra vous armer de patience et d’informations. L’asymétrie d’information caractérise le marché de l’immobilier, il faut donc programmer une visite détaillée dès que possible. Votre visite servira de base de travail pour votre négociation. Ne soyez pas intraitable et insistez sur les facteurs qui génèrent la valeur du bien et qui peuvent justifier un investissement sur le long terme ou un système de location.

Ne vous précipitez pas et ne montrez pas de sentiment d’urgence qui pourrait vous désavantager dans le processus de négociation, le bien idéal est après tout une notion relative et si le prix d’un appartement que vous aimeriez acquérir vous semble excessif ou injustifié, il ne sert à rien de se précipiter. 

Convaincre votre banquier pour déloquer le capital 

Maintenant que vous savez exactement ce que vous voulez en termes de bien et de capital, il est temps d’aller affronter le banquier ! Votre dossier doit être synthétique et clair. N’hésitez pas à mettre en avant les arguments vendeurs relatifs à votre position financière et à votre projet. Mettez en évidence les points forts qui caractérisent votre initiative. Il est important de faire parvenir aux décideurs que vous savez ce que vous faites et que vous avez de la suite dans les idées. Illustrez les modes par lesquels vous parviendrez à assumer le crédit. 

Concernant les aspects techniques, vous devez comprendre que le spread (la différence entre le taux d’intérêt directeur et celui que l’on vous appliquera) est une modélisation chiffrée du risque qu’il y a à vous prêter. Une position financière solide, stable et prévisible est donc un atout majeur pour réduire au maximum le risque perçu et donc le taux d’intérêt qui vous sera facturé. Il faut garder à l’esprit que les mensualités pourraient augmenter artificiellement le coût de l’acquisition de votre bien et donc rogner soit vos cashflows (vos revenus périodiques) soit votre plus-value à la revente.

Enfin, veillez à négocier un taux d’intérêt fixe, car même si vous pouvez potentiellement bénéficier d’un taux d’intérêt variable si ces derniers baissent, le risque de voir vos charges augmenter d’un coup est bien plus grand et dangereux pour votre business. 

Dernière étape : trouver le locataire idéal 

Si vous optez donc pour une approche de rentabilisation immédiate par la location, il vous faudra conclure votre projet par une recherche du locataire qui vous convient. 

Utilisez les différentes plateformes de listing qui s’offrent à vous. Si vous désirez louer votre bien sur le court terme, listez-le sur Airbnb et autres plateformes similaires. Insistez particulièrement sur la localisation, la proximité des lieux d’intérêt touristique ainsi que le confort. Les touristes cherchent généralement des solutions d’hébergement clé en main où l’aménagement et l’équipement sont bien pensés et offrent tout le confort nécessaire à un séjour court.

Le nettoyage pourrait être confié à des professionnels afin de systématiser l’entretien et ne pas à avoir le faire soi-même. Enfin, il faut penser à l’aspect authentique. Les touristes qui optent pour un local en ville cherchent une immersion, pensez-y lorsque vous réaménagerez et décorerez le local. 

Si vous souhaitez le louer sur le long terme, il est bien plus important de filtrer correctement les locataires. Vous ne voulez pas vous retrouver à avoir affaire à des individus qui ne respecteront pas les règles (vital lorsqu’il s’agit de collocations : des colocataires invivables figurent au top des raisons de rupture de contrat) ou qui risquent de ne pas pouvoir assumer leurs responsabilités vis-à-vis de vous comme de la propriété. Rencontrez les locataires potentiels au moins une fois et essayez de cerner leurs intentions, leurs projets, leurs ambitions et leur capacité à être de bons locataires.

Enfin, veillez à étudier les dossiers de location afin de d’éviter les mauvaises surprises. La loi française en particulier vous offre des protections et des garanties en tant que propriétaire, il serait dommage de ne pas les exploiter.  

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Comment obtenir son 1er crédit immobilier pour un investissement ?

Devriez-vous acheter une propriété en France ?

Le marché immobilier français est devenu l’un des principaux marchés immobiliers performants d’Europe, et avec des taux hypothécaires bas, il est facile de voir l’attrait.

Les données du Groupe Crédit Agricole montrent que les volumes de vente ont légèrement baissé en 2018, bien que les hausses de prix des logements soient encore importantes dans certaines zones. Par exemple, les prix globaux en France ont augmenté de 1,73 %, et de près de 7 % à Paris.

Selon les données de la Banque de France, le taux moyen d’une nouvelle hypothèque n’était que de 1,49 % en décembre 2018, soit une baisse de 0,12 % en glissement annuel, et le plus bas niveau enregistré depuis près de 16 ans.

Combien pouvez-vous emprunter en France ?

Les banques françaises sont tout aussi désireuses de contracter des hypothèques pour des acquéreurs étrangers que pour des Français. L’hypothèque française typique permet à un acheteur d’emprunter entre 70 et 80% de la valeur d’une propriété.

Une particularité des crédits immobilier en France est l’exigence légale que l’ensemble de vos dettes – y compris les loyers, les hypothèques et autres dépenses courantes – ne doivent pas dépasser 30% du revenu net de votre ménage.
Si le montant total de vos versements hypothécaires représente plus de 30 % du revenu de votre ménage, il est interdit aux banques françaises d’accorder d’autres crédits.

Ainsi, le montant que vous pouvez emprunter en France est limité à la fois par la valeur du bien et par vos revenus. Si vous êtes âgé de plus de 65 ans, les banques n’incluront pas le revenu gagné ; seuls les revenus passifs ou les prestations de retraite seront considérés.

Coûts d’obtention d’un crédit immobilier (prêt hypothécaire)

Les prêteurs facturent généralement des frais d’établissement (parfois appelés frais de dossier), qui peuvent être fixes ou un pourcentage de l’hypothèque. Les frais administratifs associés à l’établissement d’un prêt hypothécaire français comprennent les frais suivants :

  • 1% de frais d’origination/arrangement, avec un minimum de €350 (plus TVA). Cela peut varier, de sorte qu’il y a une chance que votre courtier en hypothèques puisse le négocier à la baisse.
  • Les prêteurs peuvent exiger une enquête d’évaluation, qui coûte généralement 250 €.
  • Les frais de notaire peuvent s’élever à environ 6-8% pour un bien d’occasion, et 3-5% pour une construction neuve ou un bien de moins de cinq ans. Les frais de notaire sont fixés par la loi pour de nombreux aspects de la transaction immobilière.

Conditions d’obtention d’un crédit immobilier

Lorsque vous faites une demande de prêt hypothécaire, vous devrez fournir les documents suivants :

  • des copies des passeports de l’emprunteur ;
  • une preuve de revenu ;
  • les travailleurs autonomes devront présenter un jeu des états financiers sur trois ans ;
  • les relevés bancaires des trois derniers mois ;
  • le contrat de location actuel ;
  • état de l’actif ;
  • contrat de vente exécuté (pour l’offre hypothécaire réelle, pas pour un engagement préalable) ;
  • si l’immeuble est neuf ou à rénover, les devis écrits ou les factures des artisans immatriculés en France et les copies de leur certificat d’assurance ;
  • si de nouvelles améliorations doivent être apportées à la propriété, un titre de propriété ou un compromis de vente pour le terrain, le permis de construire, le contrat de construction et les plans ;
  • le cas échéant, l’acte de propriété ou l’acte de prêt avec un tableau de remboursement complet si l’immeuble doit être financé par une reprise d’hypothèque ou de fonds propres.

Les hypothèques françaises ne peuvent pas être offertes officiellement sans la présentation d’un contrat d’achat immobilier.
Toutefois, dans certains cas, il est possible d’obtenir un certificat d’engagement (lettre de pré-approbation) d’un prêteur hypothécaire pour environ 350 €, TVA en sus. Cela vous permettra habituellement de négocier avec le vendeur et devrait être valide pendant trois à quatre mois.

Comment faire une demande d’un crédit immobilier en France

La demande du crédit immobilier est relativement simple.
Il peut être utile de consulter plusieurs prêteurs hypothécaires pour savoir lequel vous donnera le meilleur taux d’intérêt hypothécaire. En tant qu’acheteur, vous pouvez demander une offre officielle de prêt hypothécaire au prêteur de votre
choix une fois qu’un contrat de vente a été signé par le vendeur et l’acheteur, et que la banque est assurée que l’acheteur peut payer le prêt et que la valeur de la propriété supporte la demande de prêt.

Une fois acceptée, l’hypothèque fera l’objet d’une souscription pour approbation finale par l’institution prêteuse.

Types de crédits hypothécaires français

Il existe trois types de garanties de prêts, ou de sûretés, qui peuvent être offertes aux investisseurs en contrepartie de leur prêt.

Conventionnel
Le crédit immobilier conventionnel est prise en charge par le notaire, qui perçoit une commission d’environ 2% du montant de l’hypothèque pour remplir et enregistrer tous les documents de vente.
Le notaire s’assure également que toutes les conditions de l’hypothèque précédente sur la propriété sont satisfaites afin d’ouvrir la voie à l’hypothèque du nouvel acheteur, et que les exigences de la nouvelle hypothèque sont entièrement satisfaites. Ces frais s’ajoutent habituellement aux frais d’administration
facturés par le prêteur hypothécaire.

Privilège prioritaire
Il s’agit d’un crédit immobilier populaire en France puisque les frais de notaire pour ce service sont généralement plus bas (seulement 1% environ) car il n’y a pas d’obligation de payer le droit de timbre (publicité foncière). Il est très semblable au crédit immobilier conventionnel, sauf que l’hypothèque a préséance sur toutes les autres charges sur la propriété.

Il est possible d’obtenir cette hypothèque pour une période de prêt plus longue, allant jusqu’à 50 ans – bien que cela soit rare. Toutefois, elle n’est offerte que pour les propriétés anciennes et ne permet pas à l’acheteur d’emprunter davantage sur la valeur de sa propriété – par exemple, pour financer des rénovations.

Garantie institutionnelle
Il s’agit d’une nouvelle option hypothécaire offerte par les banques françaises, qui vise à réduire les coûts d’emprunt associés aux prêts hypothécaires.
Il s’agit de contracter un prêt sous la garantie institutionnelle de la société de cautionnement, gérée par un groupe d’organismes. L’idée de base est que le risque d’un défaut de paiement hypothécaire est partagé entre tous les prêteurs participants.

Avec ce système, le bailleur de fonds mutuel agit en tant que garant ; en retour, l’emprunteur verse au bailleur de fonds une commission de garantie proportionnelle au montant emprunté, ce qui élimine les coûts et les frais d’inscription hypothécaire.

Cela signifie que les coûts de transaction sont limités à des frais d’arrangement inférieurs à 1 % plus le coût de mise en place de la garantie (1,5 à 2 %). Dans certains cas, vous pouvez obtenir le remboursement de 75 % de ces frais à la fin de votre prêt hypothécaire.

Ce type de prêt hypothécaire est généralement moins coûteux à établir et peut être avantageux pour les prêts plus courts, car il n’y a pas de pénalité si vous remboursez un prêt hypothécaire, contrairement aux autres options.

Il est proposé aussi bien pour les biens neufs que pour les biens anciens – bien qu’une bonne cote de crédit et un bon revenu soient généralement exigés – et il n’est proposé qu’aux résidents de France.

L’un des principaux organismes spécialisés dans ces garanties est Le Crédit Logement, mais il suffit de chercher les acronymes SACCEF et CNP pour trouver d’autres prêteurs mutuels. Certaines grandes banques ont leur propre garant : CAMCA (Crédit Agricole), CMH (Crédit Mutuel) et SOCAMI/SOPACEF (Banques
Populaires).

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Hypothèques disponibles en France

Prêts hypothécaires à intérêt seulement
Les prêts à taux d’intérêt sont de plus en plus populaires en France, et comme les prêts hypothécaires à la location ne sont pas vraiment offerts, ils sont populaires auprès des investisseurs qui veulent louer leur propriété.
Puisque l’intérêt hypothécaire est déductible du revenu de location, ce type d’hypothèque peut réduire considérablement les versements mensuels pour l’investisseur. En plus de l’hypothèque avec intérêts, l’investisseur peut également choisir une rente qui rembourse le principe du prêt à l’échéance du terme.

Hypothèques françaises à taux fixe et à taux variable
Les emprunteurs peuvent également choisir entre des prêts hypothécaires à taux fixe et à taux variable. Les prêts hypothécaires à taux fixe sont souvent fixés à un taux plus élevé, mais ils offrent une sécurité. Un produit hypothécaire à taux fixe intéressant est l’hypothèque flexible. Ce produit offre la sécurité d’un taux d’intérêt fixe, mais permet aux emprunteurs de modifier leurs mensualités en fonction de leur situation personnelle.

Habituellement, le prêteur fixe des limites de paiement supérieures et inférieures, mais dans certains cas, les paiements peuvent être suspendus jusqu’à deux ans, ou augmentés jusqu’à 30 % pour un remboursement plus rapide.
Les tarifs pour ce genre de fonctionnalités peuvent être plus élevés, vous devriez donc opter pour elles si vous pensez que vous allez certainement les utiliser.
En France, les prêts hypothécaires à taux variable sont indexés sur les taux Euribor trois mois ou un an majorés d’une marge de 1 à 3 %, de sorte qu’il peut être difficile d’obtenir une image transparente des taux à long terme.

Une variante populaire de l’hypothèque à taux variable est le prêt à taux révisable non cape mais à échéances plafonnées. Ce produit a un taux complètement variable, mais les paiements de l’emprunteur ont une limite supérieure.
Bien qu’il soit peu probable, il est théoriquement possible que l’emprunteur se retrouve par inadvertance avec crédit immobilier à intérêts seulement si les taux augmentent considérablement.

Prêts-relais
Les emprunteurs en France ont également accès à des prêts-relais, conçus spécifiquement pour les acheteurs qui sont prêts à acheter une propriété mais qui attendent la vente de leur propriété existante.Ces prêts sont des solutions à court terme, mais peuvent être prolongés jusqu’à deux ans.

Considérations fiscales pour les hypothèques françaises

Il existe trois principales formes d’allègement fiscal lié à l’hypothèque que vous pouvez obtenir lorsque vous payez des impôts en France.
La première est la déductibilité des intérêts hypothécaires sur le revenu de location. Si vous achetez une propriété française et que vous la louez pendant toute l’année ou une partie de l’année, votre intérêt hypothécaire est considéré comme une dépense d’entreprise directe en réduction de votre revenu de location.

Ainsi, pour les ressortissants français et les expatriés munis d’un visa de résidence en cours de validité, l’impôt sur les revenus immobiliers est calculé sur les revenus locatifs moins les intérêts payés. Pour les non-résidents, toutefois, l’impôt à payer sur les revenus locatifs est réduit à 25 % de celui prélevé sur les résidents.

La loi française permet également de déduire les intérêts hypothécaires des droits de succession français, ce qui peut représenter une lourde charge pour les héritiers de votre propriété. La troisième forme d’allègement fiscal lié à l’hypothèque ne s’applique qu’aux personnes assujetties à l’impôt sur la fortune en France.

Les nouvelles règles en matière d’impôt sur la fortune introduites en janvier 2018 signifient que toute personne possédant un bien immobilier d’une valeur égale ou supérieure à 1,3 million d’euros dans le monde doit payer un taux d’imposition supplémentaire. Les non-résidents n’ont à payer que pour les biens situés en France.
Les taux basés sur la valeur des biens immobiliers sont les suivants :

  • €800,000–€1,300,000 : 0.5%
  • €1,300,000–€2,570,000 : 0.7%
  • €2,570,000–€5,000,000 : 1%
  • €5,000,000–€10,000,000 : 1.25%
  • €10,000,000+ : 1.5%

Les personnes admissibles à l’impôt peuvent compenser la valeur de leur résidence principale de 30 % si elles y vivent.

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Les applis dans le marché de l’immobilier

shutterstock_657916852Utilisez-vous ces outils pour vous accompagner dans vos placements immobiliers ?

L’ère du tout numérique a totalement transformé le business de l’immobilier. En quelques clics on peut investir dans un projet immobilier à l’autre bout de la planète, dégoter un bien à louer, à acheter, à rénover… Bref, quel que soit son projet, la toile reste une inépuisable mine d’opportunités. De ce fait, le marché de l’immobilier est aussi très volatile, avec une rapidité des transactions et une mise en concurrence telle que les bonnes affaires partent souvent vite, voire très vite.

Quiconque a déjà pratiqué une recherche immobilière sur Leboncoin, par exemple, sait que les perles rares ne restent jamais en ligne plus de quelques heures. Dans cette course très compétitive, un bon outillage peut vous donner un avantage technique. Voici une sélection d’outils qui pourront vous aider à mieux mener vos recherches immobilières :

Les réseaux sociaux

Si le bouche à oreille reste un excellent moyen de relayer ses recherches, les réseaux sociaux offrent encore plus avec la possibilité d’atteindre un grand nombre de personnes et/ou de cibler des groupes spécifiques. C’est tout au moins valable si vous disposez déjà d’un compte actif sur un réseau. Mais il est aussi possible d’en créer aussi un spécifiquement pour de la veille. La plupart des agences immobilières de renom ont leur compte Facebook, si vous préférez Twitter vous ne serez pas en reste. Ces vecteurs sont de plus en plus et de mieux en mieux exploités par les professionnels. Ce serait donc dommage de s’en priver !

Les applis d’immobilier

Les plus grosses enseignes de l’immobilier ont développé des applis spécifiques, vitrines en lignes de leur activité. Elles sont plus ou moins abouties et fonctionnelles.  Nous avons choisi de vous présenter celle de Logic-immo pour iOS. Rapide et ergonomique, elle remplit parfaitement sa fonction d’accompagnement pour des recherches immobilières : un moteur de recherche multicritères, une fonction de recherche géographique en simultané par quartiers, villes ou départements, des options avancées pour les prestations du logement et la possibilité de répondre à l’annonce par mail, par tel ou encore de la partager.

Géoportail

Pratiquement tout le monde, y compris des administrations et c’est un comble, utilise Google Maps lorsqu’ils ont besoin d’un service de cartographie. Géoportail.fr a pourtant le mérite d’être non-seulement élaboré en France par l’IGN, mais qui plus est bien plus performant et complet que son homologue américain. Sur Géoportail on peut en effet superposer divers types de cartes, dont les parcelles cadastrales. C’est donc un outil incontournable pour l’achat d’un terrain ou tout autre bien immobilier.

Calcul des frais d’acquisition

Les notaires se sont mis à la page et l’on peut ainsi calculer simplement ses frais de notaire en ligne sur le site officiel des notaires de France. Un formulaire simple et clair permet d’évaluer les frais d’acquisition d’un bien neuf ou ancien ou encore d’un terrain. Vous renseignez le département, le prix d’acquisition, éventuellement le montant mobilier, vous précisez si l’achat se fait via un emprunt et si c’est le cas avec ou sans garantie hypothécaire. Cliquez sur calculer et vous obtenez une évaluation précise de vos frais notariés.

La loi pinel 2018 : les nouveautés

Loi pinel

Loi Pinel, ce qui change en 2018

Vous souhaitez investir dans l’investissement locatif ? La loi Pinel vous concerne. Ce dispositif permet en effet de défiscaliser une part de votre placement. Cette loi est en vigueur depuis 2014 et la loi logement a confirmé sa prolongation jusqu’en 2021. Des changements seront toutefois opérés d’ici la fin de cette année et de la prochaine. Sans surprise ces modifications ne vont pas dans le sens des investisseurs. Il n’est jamais préconisé d’ajuster ses projets dans l’urgence mais une bonne visibilité sur le calendrier et les possibilités qu’il vous offre, vous permettra peut-être de saisir une opportunité.

Les avantages de la loi Pinel

L’intérêt de la loi Pinel consiste en une réduction de 12%, 18% ou 21% sur l’impôt sur le revenu. Le taux dépend de la durée de location : 12% pour 6 ans, 18% pour 9 ans et 21% pour 12 ans. L’état peut donc se porter financeur du projet à hauteur de 21% pour une durée de 12 ans. Avec la part de loyer de 47% du locataire, restent 32% du projet à financer via l’épargne. Ces chiffres nous sont communiqués par le site https://www.la-loi-pinel.com

Qui est concerné par la loi Pinel ?

Tous les contribuables français ont accès à la Loi Pinel. Dans les faits, si vous payez plus de 2500€ d’impôts sur le revenu, ce dispositif peut vous faire réaliser de substantielles économies. Les économies peuvent atteindre 5250€ par an, soit 63 000€ pour une durée de location de 12 ans pour l’achat d’un bien immobilier d’une valeur de 300 000€.

Les spécificités de la loi

L’éligibilité d’un logement à la Loi Pinel dépend de plusieurs facteurs. Le logement doit être neuf ou en état futur d’achèvement. Il doit être achevé dans les 30 mois suivant la date de déclaration d’ouverture du chantier. Enfin, le bâtiment doit répondre à la réglementation thermique RT2012.

Seules certaines zones géographiques sont concernées. Ces zones varient en fonction des dates et des évolutions de la loi.

Le bien doit-être loué dans les 12 mois suivant sa livraison et mis en location pour une durée de 6 à 12 ans.

Les loyers perçus sont conventionnés, selon un barème annuel fixé par décret. Les locataires sont assujettis à un plafond de ressources également défini chaque année par décret.

Ce qui change en 2018

A partir de 2018 le dispositif se recentre sur les zones A bis et B1, c’est-à-dire la région Parisienne. La zone C reste accessible jusqu’à fin 2017, sous dérogation préfectorale. La zone C concerne l’ensemble du territoire à l’exclusion des grandes villes. Pour un investissement dans une petite agglomération ou en campagne, il ne reste donc que très peu de temps pour pouvoir profiter du dispositif Pinel.

Ce qui change en 2019

Fin 2018 la zone B2 sera exclue du dispositif. B2 correspond à la grande couronne, à des villes aux loyers relativement élevés. Pour plus de précision sur les zonages nous vous invitons à consulter la page dédiée du Ministère de la cohésion des territoires.

 


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