Mikael Messa

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L’hyperinflation et comment s’y préparer 

L’hyperinflation est un phénomène économique qui est ravageur à plusieurs niveaux. Elle peut se manifester lorsque la crédibilité d’une monnaie nationale s’effrite du point de vue des opérateurs économiques, des investisseurs et des créditeurs. L’institution bancaire centrale perd de sa crédibilité car elle ne peut plus maîtriser le cours de la monnaie ni la capacité à la protéger des attaques spéculatives. L’hyperinflation caractérise une inflation qui croît vite, détruit une monnaie nationale et fait s’envoler les prix des produits et services.

L’inflation est un véritable poison car elle détruit la valeur épargnée, et peut réduire de façon substantielle la valeur réelle de vos placements passifs. Cela s’explique par le fait que votre épargne est nominale ; vous déposez 100€, mais si une période d’inflation se manifeste, votre épargne nominale de 100€ ne correspond plus en termes de valeur aux 100€ initiaux. Aujourd’hui nous allons explorer le concept d’inflation, identifier ses causes, ses différentes formes et présenter des approches et solutions pour s’en prémunir au niveau individuel.

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Qu’est-ce que l’inflation ? 

Commençons par définir l’inflation et les différentes causes de cette dernière. L’hyperinflation consiste dans le fait que le rapport entre la masse monétaire et la valeur ajoutée créée dans un pays n’est plus à un niveau qui permette une conservation de richesse et une création de valeur significative. Pour définir l’inflation d’un point de vue mathématique, s’il existe 10€ pour 10€ de valeur ajoutée, alors le rapport est d’un.

Mais si la valeur ajoutée créée reste stable et que la masse monétaire passe à 100€, la valeur de la monnaie est divisée par 10. L’hyperinflation est généralement la conséquence d’un choc économique ou politique majeur (guerres, crises économiques, crises sociales) où l’Etat ne peut plus financer son budget par la dette ou la fiscalité et se voit obliger d’émettre de la monnaie. L’hyperinflation peut également se produire au niveau du secteur privé, par exemple si un choc externe de l’offre réduit drastiquement la disponibilité d’un produit en particulier. 

Les différentes sources d’inflation 

Il existe trois principales sources de l’inflation : par le taux de change, par les coûts et  par la politique monétaire (politique d’émission monétaire ou politique du taux directeur).

Pour présenter ces différents scénarios inflationnistes et les ancrer dans un contexte historique, nous allons prendre plusieurs exemples historiques.  L’exemple typique de l’inflation par création monétaire artificielle et injection directe dans le circuit monétaire est celui de l’Allemagne après la Première Guerre Mondiale. Le traité de Versailles de 1919 imposa à l’Allemagne vaincue des réparations de guerre pharamineuses, ce qui provoqua un endettement inédit de la nouvelle République Allemande.

Pour financer cette dette, la banque centrale décida d’imprimer en masse de nouveaux billets, les injectant directement dans l’économie allemande. En quelques mois, la stabilité des prix s’effondra et les Allemands se retrouvaient à pousser des brouettes pleines de milliards de Marks afin d’aller acheter du pain.  

Les conséquences furent dévastatrices: l’effondrement du mark allemand provoqua une faillite généralisée des entreprises et de l’Etat Allemand. Incapable de payer les réparations et de soutenir le système productif, ce dernier se retrouva confronté à une occupation militaire française au cœur de son poumon industriel, ce qui compliqua d’autant plus la situation économique. Bientôt, plus de 6 millions de travailleurs allemands étaient au chômage, et la situation dégénéra en guerre civile (insurrection spartakiste de 1919).  

Maintenant voyons un exemple de l’inflation par taux de change. Un pays comme la Turquie subit assez souvent des attaques spéculatives sur la lire turque. Une grande partie de la dette des entreprises turques est libellée en dollars, mais lorsque la situation économique turque se détériore à cause d’un choc extérieur, les investisseurs en dette turque vendent leurs actifs détenus en lires afin de récupérer leurs dollars et sortir du marché national, ce qui contribue directement à inonder les marchés de lires et à retirer des dollars de la circulation.

L’effondrement du cours de la lire peut être une conséquence immédiate si la banque centrale ne prend pas les mesures nécessaires (faire baisser le taux d’intérêt directeur par exemple). Le rapport entre les lires en circulation et les dollars en circulation augmente à l’avantage des lires, ce qui fait baisser le cours de la lire par rapport au dollar et provoque une inflation par le taux de change.

Cette situation est particulièrement précaire pour des pays comme la Turquie, qui dépendent d’importations conséquentes pour alimenter son système productif. Si la lire turque perd substantiellement de sa valeur par rapport aux devises étrangères, les entreprises turques se retrouveront à payer bien plus cher les éléments essentiels à leurs activités. L’inflation par le taux de change se transforme alors en une inflation par les coûts.

Etudions enfin l’inflation par les coûts. Le choc pétrolier de 1973 est une conséquence directe de la guerre de Kippour qui opposa l’Etat d’Israël à une coalition de pays arabes. Après la défaite arabe, ces derniers, frustrés par le soutien inconditionnel des pays occidentaux pour Israël, décidèrent de réduire d’un coup leur production de pétrole, provoquant ainsi un choc externe de l’offre. La conséquence de cette action unilatérale fut l’envolée du cours du baril, qui quadrupla en quelques semaines.

Les structures de coûts dans le monde entier furent bouleversées. Les coûts des marchandises s’envolèrent puisque le transport devint d’un coup quatre fois plus cher. Beaucoup de biens de consommation à base de dérivés du pétrole se retrouvèrent également plus chers, et cela gela l’activité économique, provoquant une véritable crise économique. Le pouvoir d’achat des ménages se réduit et la capacité des entreprises à payer fut grandement endommagée.

L’inflation, un phénomène ambivalent 

L’inflation est donc un phénomène aux facettes multiples. Il est donc difficile de le maîtriser sans imposer de rigoureuses régulations au niveau des banques centrales. Il est intéressant de noter par ailleurs que depuis les années 1980, la mission auto-déclarée des grandes banques centrales est de contrôler l’inflation, en utilisant les différents outils qu’elles ont à leur disposition (dévaluation, taux directeur, émission monétaire). Les Etats et les banques centrales combattent donc l’envolée de l’inflation de façon systématique, œuvrant généralement à la maintenir en-deçà des 2% (traité de la Banque Centrale Européenne).

Ce tampon d’inflation à moins de 2% est considéré comme idéal, car il laisse une marge de manœuvre importante aux banques centrales pour réduire le taux d’intérêt directeur sans provoquer de déflation (la déflation étant le contraire de l’inflation : une baisse des prix et des taux d’intérêt négatifs par excès de liquidité). En effet, le taux d’intérêt réel correspond à la différence entre le taux d’intérêt nominal et le taux d’inflation.    

L’inflation est donc un outil de politique monétaire ambivalent. Il existe une relation en macroéconomie entre l’inflation et le chômage, décrite par la courbe de Philips. Cette courbe démontre qu’il existe une relation inversement proportionnel entre l’inflation et le taux de chômage. Une inflation relativement élevée se traduit mécaniquement par une baisse du taux de chômage, tandis qu’une baisse de l’inflation provoque une hausse du chômage. Cette relation était parfaitement valide jusqu’au choc pétrolier de 1973, date à laquelle la structure économique se modifia et invalida cette relation.

On peut dire que jusqu’au choc pétrolier, la politique économique d’un pays était déterminée par la position sur la courbe de Philips que le gouvernement choisissait : une inflation élevée pénalise les épargnants, forçant donc ces derniers à investir au plus vite leur argent en création de valeur tangible (ce qui a pour conséquence, in fine, à créer des emplois). Au contraire, une inflation proche de zéro favorise les épargnants et incite les détenteurs de capitaux à placer leur argent en banque plutôt que d’affronter les risques que présente l’économie réelle.  

L’hyperinflation est-elle un scénario réaliste aujourd’hui ? 

Cela dépend des pays et des situations financières et économiques. D’une façon générale, dans la zone euro, l’inflation est peu probable car la BCE a un mandat qui lui donne les pleins pouvoirs pour réguler les tendances inflationnistes. L’euro est une monnaie stable, globale et institutionnellement bien gérée. Il s’agit de la seconde devise en termes de volumes de transaction au monde. De plus, la BCE dispose d’un canal d’injection monétaire (le quantitative easing) qui consiste à certes créer de la monnaie ex-nihilo, mais pour stabiliser la situation financière des états membres en rachetant les bons du trésor des pays en difficulté. C’est pour cela que la principale menace à vrai dire, serait la déflation plutôt que l’inflation. 

La déflation est la conséquence directe d’un excès de liquidité sur le marché. Les capitaux sont accessibles à des taux d’intérêt qui convergent vers zéro et qui parfois deviennent même négatifs. La logique est simple : vu que les taux d’intérêt baissent, les investisseurs cherchent à placer leurs capitaux dans des actifs tangibles. Face à l’assiette d’actifs disponibles, les masses monétaires font mécaniquement baisser la rémunération du capital (loi de l’offre et de la demande).

Pire, les investisseurs, inquiets de voir leur capital s’amenuiser en banque, deviennent de moins en moins regardants vis-à-vis des actifs qu’ils convoitent. Cela peut provoquer des spirales spéculatives et des crises financières graves (exemple typique du Japon qui, dans les années 1990 a connu une sévère période de déflation dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui). 

Comment se protéger de l’inflation ? 

Il existe des classes d’actifs qui servent de réserves de valeur. Elles agissent comme des refuges permettant d’épargner non pas des sommes nominales (qui seraient soumises à l’inflation) mais un pouvoir d’achat relatif. On parle notamment des métaux précieux (or, argent), des matières premières (pétrole, platine) ou encore de produits financiers stables et garantis (obligations et bons du trésor). Bien que l’on considère les monnaies conventionnelles comme valeurs refuges (notamment les monnaies stables : dollar, euro, livre sterling) qui ont l’avantage d’être liquides, elles restent l’objet de manipulations et chocs économiques qui augmentent le risque.

D’un point de vue général, tout investissement qui verra sa valeur réelle se conserver et augmenter de façon plus prévisible qu’une monnaie conventionnelle constitue une valeur refuge. Acheter des œuvres d’art ou des vins fins est autant d’actes d’investissement visant à soustraire un volume monétaire du circuit et à en conserver (voire augmenter) son pouvoir d’achat.

On favorise généralement les actifs rares dont la valeur ne peut être sujette à un choc de l’offre qui ferait baisser significativement sa valeur. L’or ou l’argent ont des fonctions de production plus ou moins prévisibles, ce qui garantit une relative stabilité de son cours sur le long terme, malgré quelques variations ponctuelles qui peuvent être spectaculaires et qui offrent souvent des opportunités d’investissement spéculatif. La terre ou l’immobilier sont des investissements plus risqués, car le marché de l’immobilier peut s’effondrer suite à une conséquence de l’effondrement de la demande ou d’un excès de l’offre (crise immobilière en Espagne, crise des subprimes en 2008). 

Les investissements spéculatifs ne sont pas considérés comme étant des valeurs refuges. Un investissement spéculatif diffère d’un investissement refuge dans la mesure où l’on cherche à bénéficier financièrement d’un investissement spéculatif, tandis qu’un investissement refuge est une protection contre l’incertitude économique. Certains pourraient considérer que conserver son pouvoir d’achat en investissant en bourse est réaliste. Cependant la définition même d’une valeur refuge implique que l’actif en question vous garantisse dans une marge de certitude assez élevée une stabilité face à votre futur pouvoir d’achat.

Les titres d’entreprises sont déterminés par les cycles économiques, ce qui signifie qu’en cas de crise économique accrue qui mette en danger la stabilité d’un système monétaire, peu seront les entreprises qui verront leurs actions s’envoler. Les crypto monnaies sont également considérées comme des instruments spéculatifs au vu de la volatilité de leur cours et de l’exposition à une variété de risques (cyber sécurité, régulations, etc.).

En conclusion, bien que l’hyperinflation soit un phénomène économique dont les états et les institutions mondiales ont appris à se prémunir, il peut toujours constituer un risque, notamment dans les économies encore instables ou les pays qui font régulièrement l’objet de crises sociales et politiques. Dans le monde occidental du moins, l’hyperinflation relève davantage de l’histoire que du futur, bien que cette dernière reste d’actualité dans des pays comme le Venezuela, l’Argentine, la Turquie ou la Russie.  

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Comment investir en bourse en temps de crise pendant le coronavirus ?

Les marchés financiers peuvent être déconcertants dans le meilleur des cas. Mais le coronavirus a rendu la tâche d’y naviguer beaucoup plus difficile.

Les marchés sont censés anticiper les évolutions économiques. Pourtant, au début de l’année, les actions ont ignoré la pandémie imminente. Ce n’est qu’après que le coronavirus ait frappé de plein fouet aux États-Unis que les prix se sont effondrés comme un ballon qui se dégonfle.

Fin mars, grâce à l’intervention de la Réserve fédérale américaine, les actions ont commencé à augmenter fortement, même si le nombre de morts augmentait, les demandes d’allocations chômage montaient en flèche et l’économie se ratatinait.

Ces changements d’élan soulèvent des questions cruciales pour les gens ordinaires qui ont placé leurs économies sur les marchés.

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Analyse du marché pendant le coronavirus

Avons-nous vu le pire ou les récentes hausses d’actions, dans un contexte de crise sanitaire mondiale dévastatrice, se révéleront-elles éphémères ? Alors que tant de questions médicales, épidémiologiques et économiques restent en suspens, comment un citoyen ordinaire peut-il survivre aux changements financiers traîtres qui sont maintenant si courants ?

Un marché haussier qui a duré plus de dix ans est devenu un marché baissier en moins d’un mois. Le coronavirus a été le catalyseur, mais pas nécessairement la cause. Peut-être que personne n’aurait pu voir venir une pandémie, mais les actions avaient atteint des valorisations qui laissaient penser à Wall Street que rien ne pouvait jamais aller mal.

Quelques semaines plus tard, l’attitude dominante semblait être que rien ne serait plus jamais comme avant. Du moins, rien de bon. Le S&P 500 a chuté de plus de 35 % entre le sommet de clôture du 19 février et le creux du 23 mars. Il a perdu 20 % au premier trimestre.

Mais à mesure que le deuxième trimestre avançait, l’humeur des traders s’est assombrie à mesure que les infections virales approchaient ou dépassaient leurs pics dans les points chauds comme New York, l’Italie et l’Espagne. Les actions sont restées bien loin de leurs sommets, mais bien loin aussi de leurs creux, après une furieuse reprise. Le S&P a augmenté de plus de 25 % entre le creux du 23 mars et le 14 avril.

Le risque et l’incertitude sont toujours présents. Mais si les perspectives à court terme – pour les investissements, l’économie et notre bien-être physique et psychologique – sont impossibles à prévoir avec certitude, de nombreux conseillers en investissement estiment qu’ils peuvent entrevoir une image plus claire plus ils regardent loin.

Les marchés boursiers ont tendance à plonger lorsque des pandémies et des épidémies déclenchent l’incertitude et le chaos dans le pays. Les investisseurs ont tendance à paniquer devant la façon dont ils font baisser la valeur de leurs portefeuilles.

Il n’y a pas que les portefeuilles d’actions qui perdent de la valeur. Les prix du pétrole peuvent s’effondrer et, comme les investisseurs du monde entier cherchent à protéger les obligations américaines, les rendements du Trésor peuvent également baisser. Les marchés ont tendance à ne pas apprécier l’incertitude, et elle est malheureusement très présente avec COVID-19.

Les périodes de panique ont tendance à offrir aux investisseurs de bonnes occasions de se procurer des actions de valeur à un prix avantageux. Cependant, si vous vous trompez de moment, vous pouvez également causer des dommages à long terme à votre portefeuille.

Si les investisseurs peuvent être tentés d’acheter des actions maintenant, avant que le marché ne commence à monter en flèche, beaucoup d’entre eux restent perplexes. C’est parce que le récent rallye boursier, combiné à la pandémie, a fait grimper les ratios cours/bénéfices à un niveau incroyablement élevé. Il n’est pas exagéré de dire que le marché n’a jamais été aussi bien valorisé depuis près de deux décennies, au moment où le pays s’enfonce dans ce qui devrait être la plus grave récession depuis la Grande Dépression.

En règle générale, les investisseurs calculent la valeur d’une action en comparant son prix avec ses bénéfices. Plus le ratio est élevé, plus l’action est considérée comme chère. Le calcul peut être appliqué aux 40 entreprises de l’indice du CAC40 par exemple pour déterminer si le marché dans son ensemble est surévalué ou sous-évalué.

Lorsque les investisseurs sont optimistes quant aux bénéfices futurs, ils sont plus disposés à payer plus cher pour les bénéfices attendus, ce qui génère un ratio cours/bénéfices plus élevé – parfois simplement appelé le ratio P/E. Lorsqu’ils sont pessimistes, ils sont moins susceptibles de payer cher les bénéfices prévus, en partie parce qu’ils sont sceptiques quant à la réalisation de ces bénéfices. Cela se traduit généralement par un faible ratio P/E.

Lorsque le marché s’est effondré en mars dernier, le ratio P/E a chuté. 

Est-il temps d’acheter ou de vendre pendant le coronavirus ?

La question qui vous préoccupe en ce moment est probablement de savoir s’il est temps d’acheter ou de vendre. Vous trouverez ci-dessous des conseils à ce sujet.

Après une semaine de pertes aussi brutales, les investisseurs devraient exploiter ces cinq voies, ont déclaré dans une note les analystes d’UBS, dirigés par le directeur mondial des investissements Mark Haefele.

1- Les actions des marchés émergents

Les actions des marchés émergents ont surpassé les actions des marchés de pays développés ces derniers jours, car le nombre de nouveaux cas quotidiens en Chine continue de ralentir, tandis que le virus se propage en Europe. Les actions des marchés émergents ont surperformé le S&P 500 de 5,75 % la semaine dernière, indique la note. Les analystes d’UBS ont déclaré qu’ils étaient surpondérés sur les actions des marchés émergents, et en particulier sur la Chine, mais plus prudents sur la zone euro.

2- Acheter des actions survendues

« Nous mettons en évidence un certain nombre de secteurs qui, selon nous, ont été survendus, y compris le secteur de la consommation discrétionnaire aux États-Unis, où les actions ont chuté de 11 % au cours des cinq derniers jours de bourse malgré des données solides sur le logement », a déclaré M. Haefele.

L’équipe de l’UBS a également favorisé le secteur des services de communication américains, qui comprend Disney US:DIS, Netflix US:NFLX, Twitter US:TWTR et Google parent US:GOOG, qui, selon elle, est susceptible d’être plus défensif et d’être des « bénéficiaires » potentiels car les gens passent plus de temps à la maison en raison de la propagation du virus.

En Europe, ils se sont tournés vers les stocks qui pourraient bénéficier de la stabilisation de la Chine, à mesure que les nouveaux cas de COVID-19 diminuent.

3- Acheter des gagnants à long terme

L’épidémie de virus va « accélérer » les tendances séculaires à long terme, et les analystes d’UBS ont déclaré qu’ils voyaient un avantage considérable pour les entreprises qui se concentrent sur la transformation numérique. « L’épidémie de COVID-19 a donné un élan supplémentaire au travail à distance, et l’engagement avec les modèles d’affaires en ligne en Chine a augmenté de manière significative pendant l’épidémie », ont-ils déclaré. Elle a également entraîné des progrès dans les technologies génétiques et la compréhension de la propagation des virus.

4- Préparez votre portefeuille pour la lutte contre les virus

Les portefeuilles mal diversifiés subiront une un voyage parsemé d’embuches dans les semaines à venir, ont déclaré les analystes de la banque d’investissement suisse. « La crise a montré l’efficacité d’un mélange d’actions, d’obligations et d’alternatives dans un portefeuille, avec une forte performance des obligations aidant à amortir les baisses des actions », ont-ils déclaré. L’or a également été recommandé par l’équipe comme couverture de portefeuille.

5- Améliorez votre rendement et profitez de la volatilité

Le rendement du Trésor américain à 10 ans est tombé à un nouveau record de 1,03% lundi, les principales banques centrales ayant renforcé leurs attentes en matière de réduction des taux. « Dans ce contexte de faible rendement, les investisseurs devront envisager des stratégies qui peuvent améliorer ce rendement dans les portefeuilles, comme les actions qui versent des dividendes et les obligations européennes dans la zone de croisement entre la qualité d’investissement et le haut rendement », ont déclaré les analystes.

Les attitudes d’investisseur à adopter durant cette période de crise

Il est également obligatoire d’adopter une attitude d’investisseur aguerri en suivant ces différentes directives essentielles en cette période d’incertitude croissante : 

1- Évitez les gestes imprudents

Lorsque tout le monde est au milieu d’une frénésie de vente paniquée, essayant de s’en sortir avant que ses actions ne perdent trop de valeur, il peut sembler héroïque d’y aller courageusement et de commencer à acheter. Cependant, il est important de se rappeler que la discrétion est le meilleur guide.

Vous pouvez être conditionné à acheter au premier signe de baisse du marché, mais il est important de noter que les pandémies provoquent des récessions. Une panique totale ne devrait pas se résorber de sitôt.

Il y aura aussi des rebonds temporaires. Lorsqu’un rebondissement temporaire se produit, certains investisseurs boursiers pourraient être tentés d’augmenter immédiatement leurs investissements en actions par crainte de passer à côté. Si les prix des actions semblent attrayants, n’oubliez pas qu’ils peuvent baisser encore plus.

2- N’achetez pas si vous ne pouvez pas conserver vos investissements pendant au moins trois ans

Si vous achetez des actions en réaction à la chute des prix et que vous constatez que les prix continuent à baisser, vous devez pouvoir conserver vos investissements pendant au moins trois ans pour leur permettre de se redresser. Vous pouvez avoir envie de vendre pour diverses raisons : vous êtes facilement effrayé, votre courtier émet un appel de marge ou autre chose. En fin de compte, si vous n’êtes pas prêt, financièrement et psychologiquement, à conserver vos investissements pendant au moins trois ans, vous ne devriez pas acheter en cas de krach boursier.

Les actions ont un potentiel de rendement élevé, mais ces rendements ne se matérialisent que lorsque vous êtes prêt à les conserver pendant les périodes de volatilité. Les experts recommandent généralement de conserver une position pendant au moins trois ans afin d’éviter les pertes à court terme de la valeur marchande.

Il ne s’agit pas seulement de votre volonté de rester sur le marché pendant trois ans. Vous ne pouvez pas investir l’argent dont vous pourriez avoir besoin en cas d’urgence. Si vous investissez votre argent d’urgence dans des actions dès maintenant, vous pourriez être contraint de les vendre à un moment inopportun pour avoir accès à ces fonds. Il est logique de placer de l’argent dans des actions dont vous n’aurez pas besoin, dans aucune circonstance imaginable, au cours des trois prochaines années.

3- Gardez un peu d’argent à l’écart des marchés

Il est important de disposer de liquidités à tout moment, car cela peut vous aider à profiter des baisses du marché, si elles se produisent. Contrairement aux actions ou aux obligations, qui peuvent perdre de la valeur lors d’un krach boursier, les liquidités ont tendance à conserver leur valeur, au moins pendant plusieurs mois. Lorsque vous conservez une partie de vos ressources sous forme d’espèces, vous bénéficiez d’un énorme avantage en matière d’investissement par rapport aux investisseurs ordinaires à court de liquidités.

4- Continuez à épargner sur le long terme

Si vous êtes en mesure de planifier vos investissements au cours de la prochaine décennie et que vous constatez que vous n’avez pas besoin de vendre vos placements pour gagner de l’argent à court terme, vous êtes en bonne position. Continuez à ajouter de l’argent à vos investissements – comme votre compte d’épargne – est logique.

Si le marché baisse considérablement, vous pourriez envisager d’investir encore plus sous la forme d’un plan d’épargne. Plus le délai dont vous disposez est long, plus vous êtes en mesure de considérer les baisses comme des occasions de planifier votre richesse à long terme.

5- Inévitablement, il y a des regrets

Certes, il peut être plus facile de planifier votre investissement lorsque les marchés sont calmes et sereins. Les gens ont tendance à devenir nerveux lorsque le marché boursier est incertain. Vous devez également accepter le fait que, quelle que soit la voie que vous empruntez, vous ressentirez probablement un certain regret de ne pas avoir fait les choses différemment à un moment donné. Vous vous retrouverez presque toujours avec un titre que vous auriez aimé vendre plus tôt ou acheter.

Le but n’est pas de s’assurer que vous vous en sortez parfaitement à chaque ordre que vous passez. Même les experts ne sont pas en mesure de le faire. Il est important de se rappeler que les actions ont souvent chuté dans le passé, et qu’elles ont toujours rebondi. En octobre 1987, par exemple, le Dow Jones Industrial Average a chuté de près d’un quart, la pire chute de son histoire. Tous ceux qui ont vendu à cette époque ont subi une perte importante. Depuis lors, les marchés ont toutefois rebondi et compensé leurs pertes à de nombreuses reprises.

Vous devez vous rappeler qu’il y aura toujours des actions que vous souhaiterez avoir achetées ou quelque chose que vous souhaiterez avoir vendu. Plutôt que de penser à la performance à court terme, vous devez penser à la façon dont vous vous en sortez à long terme.

6- Le résultat final

Même dans le climat d’investissement le plus favorable, les investissements en bourse peuvent vous faire vivre beaucoup d’angoisse. Il est important de prendre la résolution de diversifier simplement vos actions et de les conserver en toutes circonstances. Votre plus grand regret à long terme sera généralement de ne pas vous être donné la possibilité de détenir des actions des meilleures entreprises du monde.

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Comment investir en bourse avec les ETFs ?

Nous avons consacré plusieurs articles aux marchés financiers et aux opportunités qui ont émergé avec cette crise du coronavirus. Nous avons vu par exemple les différentes approches d’investissement et de trading, ainsi que les concepts et logiques à maîtriser avant de se lancer de plain-pied dans le trading actif.

Aujourd’hui nous vous proposons une étude complète d’un produit financier qui a pris une importance grandissante sur les marchés financiers, les Fonds Négociés en Bourse (FNB) ou ETFs en anglais (exchange-traded funds). Ils représentent aujourd’hui un marché de plus de 5 trillions de dollars dans le monde, ce qui en fait une des classes d’actifs les plus importantes. Nous allons étudier les détails techniques ainsi que les avantages et inconvénients des ETFs pour guider vos décisions d’investissement. 

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Qu’est-ce qu’un ETF ?

Un ETF est un véhicule d’investissement qui consiste en un groupe d’actifs qui suivent l’évolution d’un index en particulier. Un index boursier est un portfolio hypothétique d’actifs qui reproduit un indice boursier particulier, en termes de sa composition et des différentes compositions de sa capitalisation boursière. Les ETFs sont à tout égard identiques aux fonds de pension et autres fonds d’investissement, cependant ils possèdent la particularité d’être côtés en bourse et de pouvoir être vendus et achetés sur les marchés financiers.

Les ETFs ne contiennent pas que des actions, ils sont une collection d’actifs qui vont des actions ordinaires aux obligations et matières premières. Il s’agit donc d’un panier d’actifs, la logique derrière étant que la diversification permet de réduire le risque et l’exposition à la volatilité du cours d’un actif en particulier. L’autre avantage est qu’ils permettent de mutualiser les frais de transaction, vous n’avez pas à payer de frais fixes pour l’acquisition de chaque actif, seulement une somme fixe pour l’ensemble de l’ETF.

Rapporté à chacun des actifs que vous détenez, les frais de transaction sont minimes. Il est donc plus économique d’investir dans des ETFs plutôt que dans des actifs individuellement.  

Différents types d’ETFs  

Les ETFs se divisent en plusieurs catégories, afin de mieux cibler des niches particulières du marché boursier et permettre aux investisseurs de concentrer leurs capitaux sur un secteur qui les intéresse particulièrement. On compte des ETFs qui regroupent des actifs selon le secteur d’activité, le pays, la zone géographique, le niveau de développement économique (pour les titres d’état : classés selon pays développés, pays émergents etc.). Par exemple, un ETF spécialisé dans le secteur bancaire américain vous proposera donc des actifs liés à ce secteur (actions de banques, obligations émises par ces dernières etc.).

Les principales classes d’ETFs sont : ETFs de dette souveraine (bons du trésor et autres variantes : state bonds, municipal bonds sur le marché américain) ; ETFs sectoriels (technologie, banques, tourisme, alimentation etc.) ; ETFs de matières premières (proposant des participations dans le gaz naturel, le pétrole, les métaux etc.) ; ETFs de devises (pour investir dans le forex) et enfin les ETFs de shorting, qui adoptent des positions short sur les actifs en question (voir notre article « débuter en bourse » pour comprendre le shorting, ses bénéfices et ses risques)

Avantages des ETFs 

Les ETFs présentent de nombreux avantages, qui justifient leur succès actuel sur les marchés financiers. Premièrement, ils vous permettent de diversifier le risque auquel vous vous exposez lorsque vous placez votre argent en bourse. En effet, si vous choisissez d’investir sur des ETFs qui reproduisent l’intégralité d’un indice boursier, vous vous exposez au risque du marché global, qui est considéré comme étant l’investissement le plus rentable proportionnellement aux risques pris.

La logique réside dans le fait que, en ayant un portfolio qui inclut une variété de secteurs, de situations géopolitiques et économiques, vous pouvez compenser le risque particulier d’une classe d’actifs grâce à une autre (une pratique que l’on appelle le hedging). Si par exemple, dans votre portfolio vous détenez en proportion égale des parts dans l’industrie du transport aérien et dans le pétrole, une volatilité du cours du baril aura un impact neutre. Les problèmes que pourraient rencontrer l’industrie du transport aérien en cas de hausse du baril seront compensés par le fait que vous détenez du pétrole. 

Ensuite, les ETFs poussent le principe de mutualisation jusqu’au bout. En plus de mutualiser les risques, ils mutualisent les coûts fixes de transaction. Acheter des actions d’un ETF implique le versement de frais de transaction pour la seule opération, et non pour chacune des participations que l’ETF détient. Acheter les actions d’un ETF séparément impliquera de payer, à chaque fois, une somme fixe qui peut très vite rogner vos marges et rendre vos investissements moins rentables.

Enfin, les ETFs demeurent des véhicules d’investissement flexibles puisque vous pouvez choisir de détenir à la fois des ETFs « généralistes » et des ETFs plus spécialisés, se concentrant sur des secteurs ou des caractéristiques qui présentent plus d’intérêt pour vous. 

Inconvénients des ETFs

Il existe néanmoins des inconvénients à investir dans les ETFs. Premièrement, il faut avoir à l’esprit que tous les ETFs ne se valent pas. Certains se contentent de copier un index boursier, ne proposant donc aucune gestion active. L’avantage de ce genre d’ETFs est que vous ne perdez pas plus que le marché, mais vous ne gagnez pas plus que le marché non plus. Votre retour sur investissement sera exactement celui de l’indice boursier que l’ETF en question suit.

L’autre type d’ETFs consiste en ceux qui proposent une gestion active du portfolio. Ces derniers sont gérés activement par des gestionnaires de fonds, qui prennent un indice comme benchmark tout en offrant une gestion « humaine » qui consiste à choisir quels actifs investir ou désinvestir.  Ces derniers sont évidemment plus coûteux en termes de frais de transaction et de gestion puisque vous rémunérez le travail d’analystes, de traders et de gestionnaires de fonds.

Ensuite,  les ETFs spécialisés (par secteur, par classe d’actif ou par pratique de trading) sont généralement plus risqués puisqu’ils limitent la diversification. En se concentrant sur un pan particulier du marché boursier, ces ETFs vous exposent davantage aux risques particuliers liés à la caractéristique autour de laquelle ils se spécialisent. Si vous investissez dans un ETF tourné vers les matières premières, vous risquez de vous exposer de manière disproportionnée à la volatilité du cours du pétrole ou de l’or par exemple, alors qu’un ETF traditionnel vous permettra de contre balancer cette volatilité grâce à l’inclusion du spectre boursier dans son entièreté. 

Enfin, les ETFs ne constituent pas une classe d’actifs particulièrement liquides, puisque vous êtes soumis à certaines clauses qui limitent votre capacité à retirer vos fonds de façon unilatérale quand vous le souhaitez. Cependant, les parts tradées d’ETFs sont liquides comme tout autre actif. 

Comment investir dans les ETFs ?

Vous pouvez opter pour deux principales approches d’investissement concernant les marchés financiers en général et les ETFs en particulier. Vous pouvez choisir d’investir directement, passant par votre banque qui vous servira de broker, sur les marchés financiers. Cela signifie que vous devrez payer des commissions et autres frais de transaction assez élevés, mais implique en retour que vous allez réellement posséder des actifs côtés à votre nom. Cette approche s’avère intéressante si vous comptez placer une part assez conséquente de votre épargne.

Afin de faciliter au maximum la procédure et l’aspect fiscal, il est donc conseillé de passer par votre banque. A noter que de nombreuses banques conventionnelles offrent désormais, via leurs plateformes en ligne, de pouvoir investir directement en toute liberté. 

La deuxième option qui s’offre à vous est d’essayer les plateformes de trading. La plus connue est sans doute eToro, dont les avantages sont multiples. Il s’agit non seulement d’une plateforme de trading qui se veut sociale (il existe une communauté de traders qui, tout comme vous, investissent, étudient et échangent des informations sur les nombreux forums), mais elle vous donne également accès aux actifs les plus intéressants et les plus en vue dans le monde entier. Vous pouvez, en un clic, investir aussi bien dans des actions listées aux USA, en Chine ou en France.

De plus, l’aspect social de la plateforme vous permet de « copier » les compositions des portfolios des traders les plus en vue, vous économisant ainsi beaucoup de temps et d’énergie. Cependant, eToro et les autres plateformes de ce type ne vous permettent pas d’acquérir les actifs à votre nom. Vous placez votre argent sur des produits financiers adossés aux actifs en question. Cette solution est intéressante si vous avez peu d’argent à placer. Vous pouvez dynamiser une épargne de quelques centaines d’euros grâce à des investissements bien choisis, sans avoir à régler des frais de commission excessifs. 

Ces deux approches vous permettent d’investir dans des ETFs et donc de bénéficier des avantages que nous avons précédemment listés. Quelles techniques adopter pour se lancer concrètement dans le trading d’ETFS ?

Il existe une multitude de techniques d’investissement destinées à maximiser les retours, à minimiser les risques ou à éliminer la volatilité. 

Dollar-Cost Averaging (DCA)

Il s’agit d’une technique d’investissement qui consiste fondamentalement à diviser en opérations de volume égal, un investissement. La logique réside dans le fait que, si vous répartissez vos opérations sur une plus longue durée, vous pouvez bénéficier d’un prix moyen d’acquisition potentiellement inférieur au prix de l’actif au moment T. Par exemple, si vous comptez investir 100€ dans un actif, le DCA impliquera 10 investissements de 10€ chacun sur une période 10 jours. Vous gagnez encore plus si le prix de l’actif baisse entretemps et compensez vos pertes si le cours augmente. Il faut cependant rester discipliné et faire un suivi régulier.

Rotation Sectorielle 

Les ETFs vous offrent la possibilité de cibler des secteurs bien particuliers de l’économie, autant donc en profiter lorsque vous configurez votre portfolio. Une des stratégies les plus efficaces est de concentrer ses investissements sur des ETFs sectoriels qui représentent un pan significatif de l’économie (pour conserver malgré tout une garantie contre la volatilité), réaliser des profits sur une assez longue période (plus de 6 mois) et anticiper une correction afin de désinvestir pour réinvestir dans un ETF adossé à un secteur plus stable (typiquement biens de consommation). Cette stratégie requiert davantage d’étude du marché et d’anticipation, cependant elle peut générer des retours assez intéressants et protéger votre capital investi. 

Parier sur les variations saisonnières

Les cycles économiques ne sont pas tous superposables. Certains secteurs peuvent s’envoler alors que d’autres peuvent s’effondrer au même moment. Il est intéressant de considérer l’ensemble du cycle économique sur une année et de constater qu’il existe des constantes assez intangibles. Par exemple, l’été voit toujours une appréciation des actions des grandes compagnies aériennes, qui souvent voient leurs réservations augmenter d’année en année, les destinations qu’elles proposent se diversifiant.

D’autres exemples peuvent être trouvés dans les tendances régionales propres à certains pays suffisamment grands pour influencer l’offre et la demande mondiale. Les mois de Septembre et Octobre en Inde annoncent une saison de festivals et de mariages qui font mécaniquement augmenter la demande pour l’or, ce qui fait momentanément grimper son cours. Le nouvel an chinois se traduit depuis plus de 10 ans par des records de consommation auprès des géants chinois du e-commerce.  

Un portfolio 100% ETF, bonne idée ? 

Se constituer un portfolio 100% ETF peut être une bonne idée pour les investisseurs soucieux des risques spécifiques à des secteurs ou marchés plus dynamiques que la moyenne. Une telle stratégie peut donc se justifier, surtout si vous vous orientez vers des ETFs passifs. Cependant, il ne faut négliger premièrement qu’il n’est pas conseillé de placer toutes ses économies sur une seule classe d’actifs (dans le cas d’un 100% ETF, vous êtes exposé aux risques spécifiques des ETFs, par exemple un changement désavantageux des régulations).

De plus, ne détenir que des ETFs peut sur la longue durée modifier votre mode de trading. Si vous êtes entré sur le marché avec une mentalité d’investisseur, les différentes stratégies relatives aux ETFs pour doper votre rentabilité peuvent vous transformer, à votre insu, en trader actif ! 

En conclusion, les ETFs sont devenus des incontournables de l’investissement financier, tant pour les investisseurs institutionnels que pour les particuliers. Les caractéristiques techniques qu’ils présentent sont très avantageuses notamment pour ceux qui n’ont pas réellement le temps de se renseigner sur chaque actif individuellement. Ils permettent notamment de se positionner sur une variété de marchés et de secteurs sans risquer pour autant d’être exposé à une volatilité ou à des risques spécifiquement liés à ces secteurs.

Cependant, les ETFs ont des limites comme nous l’avons vu, aussi faut-il suivre le principe premier de l’investisseur (que les ETFs illustrent parfaitement) : ne jamais mettre tous ses œufs dans un seul panier ! 

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Comment investir dans l’immobilier avec moins de 1000€ par mois

Souvent appelée « Investissement Pierre-Papier », l’article L214-50 du code monétaire et financier français définit une SCPI (société civile de placement immobilier), comme un support d’investissement dédié à l’achat et la gestion d’un parc immobilier locatif. La SCPI reverse à ses associés des revenus fonciers (généralement de manière trimestrielle). On ne comptabilise pas moins de 30 milliards d’euros capitalisés sur 157 SCPI.

L’AMF (Autorité des Marchés Financiers) qui est l’organe régulateur du marché des SCPI en France, préconise une durée d’investissement de 8 ans pour les SCPI, considérés comme des supports d’investissement immobilier de long terme.

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Investir dans la SCPI permet d’investir directement dans l’immobilier avec plusieurs avantages :

  • Diversification du patrimoine : Investir en SCPI permet à des petits investisseurs particuliers de devenir propriétaires d’actifs immobiliers professionnels spécifiques : bureaux, commerces, entrepôts, maisons de retraites, crèches, cliniques, résidences étudiantes, locaux d’activité, etc.
  • Pas de contraintes de gestion : C’est directement la maison de gestion agrée par l’AMF qui prend en charge et a l’entière responsabilité de la gestion de la SCPI. La société de gestion détermine et met en place une stratégie d’investissement, sélectionne (achats et cessions) les actifs immobiliers, assure l’entretien du parc immobilier, recherche les locataires, assure le versement des loyers et la gestion fiscale de la SCPI.
  • Les risques sont mutualisés : L’investissement en SCPI permet de mutualiser ses risques. En effet, à titre d’exemple, si un locataire a des problèmes pour maintenir le paiement régulier de ses loyers, la défaillance de ce dernier sera recouverte par les dizaines (voire centaines) d’autres locataires. En général, sur les meilleures SCPI, la proportion du locataire le plus important ne dépasse pas les 5 %. Le ticket d’entrée étant faible (de l’ordre de 1000 €), il est possible d’acheter des parts de SCPI différentes. Quelques SCPI sont même accessibles avec le seul achat d’une part à 150 € ou 200 € . La diversification est souhaitable et permet d’encore de diminuer son risque.
  • Une grande flexibilité : Investir en SCPI signifie acheter des parts de SCPI. Chaque investisseur peut ainsi calibrer son investissement à la centaine d’euros près. Dans la même logique, lorsque l’investissement est réalisé via le crédit immobilier, l’effort d’épargne nécessaire (différence entre la mensualité de crédit et les revenus perçus) peut également être calculé à la centaine d’euros prés. La flexibilité se fait donc à l’achat, mais aussi lors de la revente. En effet contrairement à un investissement immobilier traditionnel, où l’on ne peut pas vendre juste la chambre ou le salon d’une maison, on peut décider de vendre à tout moment le nombre de parts que l’on souhaite.

Certes, mais comment investir dans une SCPI concrètement ? 

Les SCPI sont distribuées :

  • Directement par des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), des conseillers en gestion de réseaux bancaires, des banques privées ou encore par des plateformes positionnées sur de la vente en direct par internet comme Grisbee (liée au Crédit Mutuel Arkéa) ou Moniwan (liée à la Française, Groupe Crédit Mutuel Nord Europe). 
  • Via des contrats d’assurance-vie patrimoniaux.

On peut également investir en SCPI au comptant :

L’investissement au comptant permet aux personnes disposant de liquidités d’investir en SCPI afin de se créer un revenu complémentaire immédiat avec des performances attractives. Ce revenu net de charges et de frais de gestion est versé tous les trimestres en fonction du revenu distribué. Investir au comptant permet de diversifier son épargne sur un support immobilier de qualité avec un risque faible et une mutualisation. Ces revenus générés sont fiscalisés à la tranche marginale d’imposition, en tant que revenus fonciers. Investir au comptant est accessible dès 200€.

Quid de la revente des parts de SCPI ? 

On distingue deux cas : 

  • Les SCPI achetées dans le cadre de l’assurance-vie : c’est l’assureur-vie qui garantit une forme de « liquidité » des SCPI proposées dans ses contrats en gérant les ordres d’achat-vente. Ce système fonctionne sous réserve de ne pas avoir des flux trop importants ni excessifs de part et d’autre.
  • Les SCPI achetées en dehors du cadre de l’assurance-vie : 
    • S’il s’agit de SCPI à capital fixe, l’épargnant peut vendre ses parts sur le marché secondaire. Le « prix d’exécution » de la vente dépend du carnet d’ordres des achats et des cessions, il peut donc ne pas refléter la valeur réelle de la quote-part des actifs de la SCPI. La société de gestion ou l’intermédiaire doit transmettre à toute personne qui en fait la demande les 5 prix d’achat les plus élevés et les 5 prix de vente les plus faibles. Le vendeur peut aussi trouver soi-même un acheteur dans une logique de cession de gré à gré.
    • Pour les SCPI à capital variable, le marché d’échanges de parts est plus actif que pour les SCPI à capital fixe. Les parts sont créées ou annulées en fonction de la demande des acheteurs ou des vendeurs auprès de la société de gestion qui se charge des transactions. La société de gestion fixe le prix de vente (« valeur de retrait ») en fonction de la valeur des actifs de la société.

L’investisseur peut avoir une idée de la liquidité de sa SCPI en regardant dans les documents officiels (par exemple dans le rapport annuel) le ratio du nombre de parts en attente de cession sur le nombre de parts total de la SCPI.

Il y a plusieurs types de SCPI qui varient selon des caractéristiques géographiques, immobilières ou fiscales. 

1. SCPI de rendement :

Ces véhicules de placement immobilier ont pour objectif comme leur nom l’indique de délivrer une rente régulière. En effet, une société de gestion s’occupe de gérer un parc immobilier (encaissement des loyers, sélection/achat/revente des biens, gestion des locataires, des travaux, etc.) et de reverser des loyers aux investisseurs au prorata des parts qu’ils détiennent dans la SCPI. Contrairement à l’immobilier « classique », la SCPI de rendement permet d’investir dans une multitude de biens. Les revenus proviennent d’immobilier professionnel (bureaux, commerces, etc.) qui est un marché sain sur le long terme et qui ne connait pas de grande fluctuation comme le marché de l’habitation.

Outre les avantages communs aux SCPI, les véhicules de placement immobilier de rendement offrent une rentabilité locative de 5,2% en moyenne net de frais, et ne nécessitent aucune trésorerie. Les travaux, taxe foncière, frais d’entretien…sont assurés par la société de gestion et sont nets de frais. 

2. SCPI fiscales :

On distingue les SCPI fiscales de type Pinel, Malraux et Deficit Foncier mais elles partagent un point commun qui est de bénéficier d’une réduction d’impôts. Les SCPI fiscales vont permettre aux investisseurs de profiter d’un avantage au niveau de leur fiscalité. Elles réalisent leurs investissements dans le l’immobilier classique d’habitation neuf ou ancien.

  • Les SCPI Pinel sont spécialisées dans l’acquisition des biens immobiliers neufs. La société de gestion s’occupe de tout de l’achat à la revente des biens. L’avantage fiscal pour l’investisseur est une réduction d’impôt de 18% du montant investi calculé par rapport au montant total investi et étalé sur 9 ans. Le seul inconvénient réside dans le fait que l’investisseur devra garder ses parts durant cette période de 9 ans pour pouvoir bénéficier des avantages décrits.
    Dans le cas contraire, une perte de la réduction d’impôt est engagée. La sortie va se faire au bout de 10 à 15 ans de détention lorsque la société de gestion décide de revendre les biens immobiliers. Le capital est alors récupéré. Durant la détention un revenu entre 2 et 4% est encaissé par le propriétaire des parts.
  • Les SCPI Malraux sont quant à elles spécialisées dans l’acquisition des biens immobiliers de caractère en centre-ville en très mauvais états et leur rénovation complète. L’avantage fiscal est de 18% du montant investi calculé sur le capital investi à la souscription. La durée de détention est de 15 ans. C’est également la société de gestion qui s’occupe d’acheter, de rénover et de revendre les biens. Cet avantage fiscal est dit «one shot » c’est-à-dire que l’investisseur en bénéficie en totalité la première année ou les deux premières années de son investissement contrairement à la SCPI Pinel.
  • Les SCPI déficit foncier suivent à peu près la même logique que les SCPI Malraux. Les travaux générés par la rénovation des bâtiments vont pouvoir passer en partie déficit foncier pour l’investisseur. L’avantage de ce dispositif est l’absence de plafonnement au niveau des niches fiscales tant que la limite de 10 700 € par foyer fiscal est respectée. L’investisseur peut donc réaliser une autre opération de défiscalisation en même temps. L’avantage fiscal va dans le cas de la SCPI déficit foncier s’étaler sur deux ans. Plus la tranche marginale d’imposition de l’investisseur est élevée et plus l’investisseur a déjà des revenus fonciers, plus l’investissement est rentable.

3. Les SCPI de plus-value :

L’objectif de ces SCPI n’est pas de générer du rendement mais plutôt de capitaliser, de créer une plus-value en cas de revente des biens constituant son patrimoine, plus-value qui sera répercutée sur le prix de parts constituant la SCPI.

La SCPI de plus-value va investir exclusivement sur des actifs d’immobilier résidentiel situé en Ile de France mais aussi dans les grandes agglomérations, en Province. En résumé, ces SCPI, bien que ne distribuant pas de revenus réguliers aux associés, peuvent reverser de manière exceptionnelle des revenus sous forme de plus-value en cas de revente d’un bien dont la valeur s’est appréciée.  

Quid de la fiscalité des SCPI de rendement ? En plus d’offrir une rente régulière, les SCPI bénéficient également d’une fiscalité avantageuse. Selon l’article 239 du code général des impôts, ce sont les associés de la SCPI qui doivent s’acquitter de l’impôt et non la structure en elle-même. Les revenus sont donc considérés comme des revenus fonciers à parts entières et viennent s’additionner à l’assiette fiscale lors de la déclaration d’impôt sur le revenu dans la feuille 2044.

Ils sont imposés à la hauteur de la tranche marginale d’imposition et des prélèvements sociaux. Pour connaître son taux marginal d’imposition, la méthode est simple : il suffit de diviser le revenu imposable (qui se trouve sur votre dernier avis d’imposition) par le nombre de parts fiscales. Il faut ensuite positionner le résultat au sein du barème progressif des tranches d’imposition qui sont pour 2020 :

  • De 0 € 10 064 € : 0%
  • De 10 064 € à 25 659 € : 11%
  • De 25 660€ à 73 369 € : 30%
  • De 73 370 € à 157 806 € : 41%
  • + de 157 807 € : 45%

Concernant les revenus fonciers, l’investisseur a le choix entre 2 dispositifs différents en fonction de sa situation :

  • Le régime microfoncier : pour être éligible, il faut que l’investisseur soit déjà propriétaire d’un bien locatif et que les revenus perçus ne soient pas supérieurs à 15 000 € sur l’année. L’avantage du régime microfoncier est de pouvoir bénéficier d’un abattement de 30 % sur l’ensemble des revenus fonciers générés.
  • Le régime réel : les revenus sont intégrés à l’assiette fiscale sans abattement. L’avantage est que l’on peut déduire des charges comme les intérêts d’emprunts, l’assurance décès invalidité ou les frais financiers d’un crédit immobilier pour diminuer l’assiette fiscale. On peut aussi imputer un déficit foncier dans la limite de 10 700 € par an (qui est reportable sur 10 ans).

Comme tout investissement immobilier locatif, le but final est de sortir en plus-value immobilière. A ce titre, les plus-values réalisées lors de la revente de parts de SCPI sont imposables au même titre que les plus-values constatées dans l’immobilier classique.

Les SCPI bénéficient d’une régulation stricte garantissant leur valeur d’investissement.

L’AMF encadre strictement les SCPI comme suit :

  • La délivrance d’un agrément pour l’ouverture d’une SCPI. En général il faut 2 ans pour obtenir ce fameux sésame.
  • La validation de l’expert immobilier qui a pour mission de chiffrer la valeur vénale des bâtiments qui composent la SCPI
  • LA publication du rapport annuel qui détaille les principaux évènements connus par la SCPI durant le dernier exercice et présente les stratégies d’investissement pour les années suivantes. Le rapport annuel reprend également les mesures votées par l’assemblée générale, les résultats financiers et les analyses du conseil de surveillance et du Commissaire aux comptes (CAC).
  • La publication du rapport trimestriel qui souligne et présente la capitalisation, le taux de distribution du trimestre, le nombre d’associés supplémentaires et les dernières acquisitions.

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