Mikael Messa

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Coinbase

Aujourd’hui nous allons aborder un des leaders des plateformes de transactions, Coinbase.

Il s’agit d’une wallet couplée à une plateforme de change, lancée en 2012.

Plus de 20 millions de clients dans une trentaine de pays s’en servent pour gérer leurs investissements en crypto monnaie. Coinbase est considérée comme un intermédiaire fiable dans le monde des crypto monnaies, à tel point que les résultats de recherche par défaut de Google se basent sur les données de Coinbase. Enfin, la plateforme a collecté plus de 30 millions de dollars de la part d’investisseurs en capital-risque. Coinbase collabore étroitement avec des groupes tels que PayPal et Stripe afin d’optimiser l’expérience et faciliter l’usage. 

Il s’agit d’un des leaders sur le net.

Coinbase compte plus de 25 millions d’utilisateurs et près de 200 milliards de transactions effectuées. Coinbase est également une des rares plateformes qui permet aux investisseurs en crypto monnaies d’effectuer des virements et paiements par carte afin d’acquérir des crypto monnaies. De plus la wallet et la plateforme s’intègrent parfaitement 

La spécificité de Coinbase est que le prix des crypto monnaies est défini par la plateforme elle-même, calculé sur la base du cours auquel s’ajoute la commission de Coinbase. Pour les utilisateurs américains et européens, il est également possible d’effectuer des transferts de fonds directement sur Paypal. 

Ouvrir un compte est simple.

Il faudra remplir un formulaire et confirmer son identité en photographiant une pièce d’identité officielle puis prendre un selfie. Il faudra également fournir quelques informations personnelles concernant l’origine des fonds, votre profession et votre adresse. Tout ceci est conforme aux lois américaines contre le blanchiment d’argent et la fraude boursière. Coinbase étant basé aux U.S, la plateforme se doit donc d’appliquer la législation fédérale. 

Il vous faudra ensuite sélectionner un mode de paiement, vous pouvez choisir entre trois modes : carte bancaire, prélèvement sur compte bancaire ou virement. Pour les gros investissements il est conseillé d’utiliser votre compte bancaire. L’opération prend 4 à 5 jours ouvrables et prend pour base les prix au moment où la transaction est enregistrée. Le paiement par carte bancaire est quant à lui plus adapté aux petits investissements. Ce mode de paiement vous permet d’acheter des crypto monnaies instantanément, ce qui rend possible le trading régulier. 

En conclusion

Coinbase est une plateforme sûre, transparente, pratique et ergonomique. Elle dispose d’un large choix de crypto monnaies et de  moyens de paiement adaptés au mode d’investissement que vous choisirez. De plus, en tant que wallet à l’origine, elle ne nécessite pas que vous jongliez entre plusieurs sites. Vous pourrez investir et gérer vos actifs digitaux directement sur Coinbase, qui devient une sorte de « one-stop » pour vos investissements en crypto. 

Binance

Il est vital de bien choisir la plateforme à laquelle vous allez confier vos économies et dont vous allez utiliser les outils de trading. Depuis que les crypto monnaies ont affolé les marchés conventionnels en 2017, une myriade de nouvelles plateformes sont apparues afin de surfer sur la vague. Souvent elles dépensent bien plus en marketing qu’en cyber sécurité et en ergonomie, c’est pour cela qu’elles sont les plus visibles.

Aujourd’hui nous vous proposons une série de fiches sur les meilleures plateformes de transaction, en commençant par Binance. 

Binance est l’un des leaders, basé à Malte et fondé en Chine en 2017.

La plateforme permet non seulement d’échanger des crypto monnaies mais également de convertir ses crypto monnaies en monnaie conventionnelle. Vous pouvez utiliser votre carte bancaire pour acheter des crypto monnaies et investir dans des contrats à terme en utilisant l’effet de levier. Vous pouvez donc investir une somme et emprunter sur cette base pour démultiplier vos retours (mais aussi vos risques).

Binance se distingue surtout par le fait qu’il n’ait pas été l’objet de transactions frauduleuses depuis son lancement en 2017.

Les volumes de transactions sont mis à jour régulièrement afin de limiter au maximum les fraudes. De plus, la plateforme a lancé son propre blockchain et sa propre crypto monnaie, le BNB. A l’issue d’une ICO en 2017, Binance a pu lever 15 millions de dollars afin de financer le développement de la plateforme et du blockchain. 

Le BNB sert à régler les frais de transaction sur Binance, elle sera également au centre de la plateforme de paiement que Binance lancera prochainement. Si vous choisissez de payer en BNB, vous bénéficierez d’une réduction de 50% de vos frais la première année. Le BNB pourrait donc être un investissement à fort potentiel, car adossé à une infrastructure solide (plateforme de change et de paiement). Si Binance demeure la référence, le BNB verrait son usage croitre et sa valeur augmenter. 

Il est facile d’ouvrir un compte sur Binance.

Il vous suffira de créer un compte (faire attention que vous êtes bien sur le site officiel, beaucoup de sites frauduleux reproduisent à l’identique le site) et le sécuriser en utilisant l’authentification à deux facteurs (2FA) grâce à l’application Google Authenticator. 

Binance se distingue aussi par le fait qu’il s’agit d’une plateforme qui accorde beaucoup d’importance à l’information et à la transparence. La Binance Academy vous propose une série d’articles détaillés sur différentes crypto monnaies, les techniques d’investissement et plein d’autres points techniques qui font la différence entre ceux qui réussissent régulièrement sur le marché des cryptos et les autres. 

En conclusion

Binance est une plateforme de choix pour débuter sur le marché des crypto monnaies. Coinbase le classe second en termes de volumes de transactions (près de 2 milliards de dollars par jour). Une plateforme sécurisée, ergonomique, transparente avec les utilisateurs, car mettant à leur disposition une mine d’information. 

Comment bien choisir sa néo banque?

Je suis Cédric, l’auteur d’un nouveau blog sur les finances personnelles qui s’appelle Budget-solution.com, et je voudrais remercier Mickaël de m’avoir invité sur son blog. Dans cet article,  j’aimerais vous parler de comment choisir sa néo banque, car vu le nombre de néobanques qui se bousculent sur le marché, faire le bon choix n’est pas forcément évident…

La genèse des néo banques

La première néo banque apparue en France, n’est autre que Compte Nickel, dès 2014. C’est d’ailleurs -et de loin – la première néo banque française en nombre de clients avec plus de 1,6 million de clients contre 600.000 pour N26, en seconde position. Compte nickel, devenue « Nickel » entre temps, et aussi la seule néo banque à être rentable à ce jour

J’ai eu l’honneur de faire partie des clients pionniers de compte nickel en 2014, alors que je traversais une période très délicate sur le plan financier. Cette néo banque m’a permis de redresser mes comptes et de sortir de mon découvert chronique à l’époque. 

Qu’est-ce qu’une néo banque?

Les néo banque sont la troisième génération de banques apparues en France, ont les appellent aussi « banques mobile ». Pourquoi? Tout simplement parce que leur caractéristique principale est de pouvoir y ouvrir un compte en 10 minutes environ depuis son smartphone, en scannant les pièces justificatives.

C’est là leur principale différence avec les banques en ligne, qui elles, n’offrent la possibilité que d’ouvrir un compte sur ordinateur. 

Quelle néo banque choisir? 

That is the question! Ma réponse est: la néo banque que vous devez choisir est celle qui correspond le mieux à vos besoins et vos usages. Et il n’existe pas de néo banque avec que des avantages et 0 inconvénients. Ce serait trop facile… 

Chaque néo banque à ses caractéristiques. 

Par exemple, il y’a certaines néo banques à privilégier et d’autres à éviter si vous voyagez fréquemment à l’étranger. Si vous êtes un micro-entrepreneur ou que vous gérez une petite entreprise avec un statut juridique, certaines néo banques vous sont destinées, comme Shine ou Quonto. 

Je dirai que l’un des critères principaux pour choisir une néo banque en dehors de l’usage qu’on veut en faire, c’est son application mobile. Et là, c’est un critère un peu subjectif parce que chacun évalue une application mobile à l’aune de ses propres attentes.

Je vais prendre un exemple : je vois beaucoup de gens critiquer l’application mobile de Max sur Youtube, en disant que c’est le foutoir, et qu’on a du mal à s’y retrouver et qu’elle est vraiment à revoir…moi, personnellement, leur application ne me dérange pas plus que ça. Donc chacun jugera en fonction de ses propres critères.

Mais l’application de la néo banque doit naturellement être ergonomique, facile d’usage, sans bug et complète avec donc toutes les fonctionnalités qu’on attend d’une application mobile de banque. Comme par exemple le « top-up » ( rechargement instantané du compte avec une autre carte bancaire) en tout cas, pour moi, c’est un critère incontournable !

Et je peux vous dire que, pas plus tard qu’hier, le top-up m’a sauvé la mise lorsque j’ai dû changer de carte de paiement pour régler mes courses. Si je n’avais pas pu recharger mon autre carte avec un virement instantané, j’aurais dû laisser mes courses au supermarché ! 

Néo banque pour interdits bancaires

Avant l’apparition des néo banques en France, des millions de français exclus du système bancaire traditionnel n’avaient d’autre choix que d’échouer à la banque postale, l’une des pires banques selon moi. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir la catastrophe qu’à été le lancement de « Ma french bank » pour constater combien ces gens-là sont mauvais et incompétents, alors que des petites fintech, avec des moyens bien plus réduits font 1000 fois mieux…

Depuis longtemps en effet, la banque postale est LA banque des pauvres. Celle qui récupère tous les clients dont les autres ne veulent pas ! 

Mais avec l’arrivée de Compte nickel en 2014 puis des autres néobanques à partir de 2016, les choses ont changé. Car, par définition, les néo banques acceptent les interdits bancaires, car elles n’offrent pas la possibilité d’être à découvert sur son compte. 

Si vous ne pouvez pas être à découvert sur votre compte, alors il n’y a aucune raison qu’une personne en interdiction bancaire ne puisse pas ouvrir un compte chez une néo banque puisqu’elle ne risque pas d’avoir des incidents de paiement sur son compte.

En effet, les cartes de néobanques bloquent l’opération si celle-ci risque de provoquer un solde négatif

les Néo banques avec un iban.fr

Les néobanques, malgré tous leurs avantages, souffrent néanmoins d’un usage comme compte secondaire, ce qui bride leur développement. Et ce problème concerne plus particulièrement les néo banques étrangères, qui n’offrent, pour le moment, pas de RIB français.

Malgré l’existence d’une loi européenne prohibant la discrimination à l’IBAN, la France fait encore aujourd’hui de la résistance en n’acceptant pas partout les RIB étrangers. l’excuse la plus courante des fournisseurs de services étant un problème de compatibilité de leur système informatique programmé pour n’accepter que les RIB en « .fr ».

Par pur hasard, je viens justement de recevoir un email de Revolut me donnant des recommandations si jamais je suis victime de ce phénomène :

Sauf que, ledit problème perdure depuis l’arrivée de N26 en 2016, et que cela ne tient pas une seconde! En 2017, j’étais déjà confronté à ce problème de discrimination d’IBAN, et cela aurait dû être réglé depuis longtemps. Or, en 2020, ce n’est pas le cas partout, même si des progrès ont été faits. 

Si on appliquait la même sévérité qu’avec la loi RGPD sur la protection des données personnelles des utilisateurs, il y’a longtemps que tout-le-monde serait rentré dans le rang

Bonne nouvelle cependant : Monèse et Revolut, les deux principales néobanques britanniques, travaillent à proposer très prochainement un RIB en « .fr » à leurs clients français. Ce qui devrait régler définitivement le problème pour leurs clients, dont je fais partie ! 

N26 et Bunq restent quant à elles à la traîne sur ce sujet… 

Les avantages d’une néo banque

Je vous le disais, les néobanques comportent de nombreux avantages. Outre le fait de pouvoir y ouvrir un compte sans paperasse et très simplement en 10 minutes sur son smartphone, les néobanques offrent des services et des fonctionnalités innovantes par rapport aux banques à papa et aux banques en ligne. 

Comme par exemple le paiement via les « Pay » : Apple pay, google pay, samsung pay …donc avec une smart watch. 

Les néobanques offrent quasiment toutes, sauf nickel, Ma french bank et Eko du crédit agricole, une offre avec la carte gratuite. Pour ceux qui veulent en avoir plus, des offres payantes existent naturellement

Les offres « Premium » avec une carte haut de gamme, proposent des services en plus comme la carte métal, des plafonds de retrait aux DAB plus élevés, l’accès gratuit aux salons d’aéroport, du cashback en utilisant sa carte etc. 

Rien qu’avec les cartes gratuites, on dispose de la possibilité de créer des cartes virtuelles pour payer sans risque sur internet, de cagnottes ( sous-comptes) chez certaines néobanques pour épargner pour ses projets, ou encore de la possibilité d’ouvrir un compte- joint comme chez Monèse ! 

Certaines néo banques propose un programme de parrainage, comme Monèse ou N26, et selon les offres en cours, vous pouvez gagner 20/25€ par filleul, sans limitation. 

Max, est la seule néo banque entièrement gratuite – pas d’offres payantes chez eux – et elle est très intéressante également pour les voyageurs qui se rendent à l’étranger, puisque la carte Max est sans frais à l’étranger ( sans frais de la part de Max s’entend) alors que les autres cartes qui proposent le « sans frais » à l’étranger sont limitées à un plafond de retrait comme Revolut, Monese… et à 2% au delà. 

Toutefois, le « sans frais » n’est pas toujours gratuit, car certains pays comme la Thaïlande, prélèvent des frais sur chaque retrait avec une carte étrangère aux ATM, donc selon les pays, vous aurez quand même des frais, mais très réduits par rapport à ce que peuvent vous piquer les banques traditionnelles. 

Si vous voulez en savoir plus et découvrir les caractéristiques des néobanques et leurs nouveautés, vous pouvez suivre des chaînes Youtube comme celles de :

Les inconvénients d’une néo banque

Les néo banques ont aussi quelques inconvénients, il serait malhonnête de ma part de les taire, même si je suis un grand adepte des néobanques ! 

A l’usage, le principal inconvénient que j’ai remarqué chez les banques mobile, c’est que leurs cartes ne passent pas partout. Surtout lorsqu’il s’agit de cartes prépayées. Il existe en effet 3 types de cartes bancaires :

  •  les cartes prépayées, les plus « bas de gamme » on va dire. 
  •  les cartes de débit (les plus courantes)
  •  les cartes de crédit (comme celle de Nickel ou de Bunq) 

C’est le genre de mésaventure que j’ai eu hier en voulant payer mes courses en utilisant ma carte Monese,pourtant une carte de débit, qui a été refusée par le terminal ! Heureusement que je pouvais faire un virement instantané pour alimenter un autre de mes comptes.

Les cartes de crédit sont les plus rares, mais elles passent partout. Surtout, elles permettent de réserver une voiture de location par exemple, ce qui est impossible avec les cartes prépayées et les cartes de débit ! Également , beaucoup de cartes de débit n’offrent pas le « off line », donc vous ne pourrez pas payer avec elles aux stations services ou dans un parking souterrain par exemple.

Sauf…à les utiliser via un agrégateur de cartes comme Curve, qui lui, dispose du « Off line » et donc en utilisant la carte Curve pour payer avec une autre carte, Curve rend n’importe quelle carte ajoutée dans l’application compatible avec le « Off line! » Bon à savoir !

La carte Max, qui est également un agrégateur de cartes, n’offre pas le « Off line » (hors connexion du terminal à internet)  dommage…

Autre inconvénient : les néobanques offrent des services limités au seul compte courant, sauf lorsqu’elles disposent d’une licence bancaire comme Revolut par exemple. La plupart des néobanques sont en effet des « établissements de paiement » un statut plus limité qu’avec une licence bancaire. 

C’est aussi pour ça que ces néobanques ne peuvent pas offrir la possibilité d’être à découvert. Mais est-ce vraiment un inconvénient? Bien au contraire…Enfin, elles n’offrent ni chéquier ni possibilité de déposer des espèces sur son compte.  Sauf…nickel et bientôt Kard

Enfin, au rayon des inconvénients, qui là pour le coup est scandaleux : méfiez-vous de N26 En effet, cette néo banque a une fâcheuse tendance à bloquer les comptes des utilisateurs, de nombreuses personnes s’en sont plaintes, et certaines se sont retrouvées dans des situations dramatiques par la faute de N26 !  

Malheureusement, N26 étant allemande, bon courage pour faire valoir vos droits dans ces cas-là… 

N’hésitez pas à venir visiter mon blog sur https://budget-solution.com, je vous réserve plein de bonnes choses dans les semaines qui viennent et à rejoindre la communauté pour télécharger mon livre numérique « Budget booster »

Quel est l’intérêt de bosser en télétravail ?

La crise du coronavirus a amplifié le phénomène du télétravail et a systématisé son usage à travers l’économie. L’implémentation du « smart work » contribue à diminuer la contagion et la propagation du virus, il s’agit d’une mesure de santé publique. Cependant la généralisation du télétravail a apporté son lot de défis, tant au niveau managérial qu’au niveau individuel.

Aujourd’hui nous consacrons un article à cette nouvelle forme de collaboration professionnelle et vous donnons astuces et outils afin de mieux gérer le télétravail au quotidien, en tant que salarié et en tant que manager. 

Définissons tout d’abord le télétravail. Il s’agit du fait de digitaliser un réseau de collaborateurs travaillant sur différents projets. Cette transition digitale opère à plusieurs niveaux : à l’échelle d’un projet (groupe), à l’échelle d’un département (plusieurs projets qui convergent vers un objectif bien précis du département) et à l’échelle de l’entreprise (rapports avec la hiérarchie directe, administration, ressources humaines, vision stratégique, répartition des rôles). 

Le télétravail n’est pas nouveau, il a juste pris une ampleur beaucoup plus systématique avec la crise actuelle qui impose la distanciation sociale et rend impossible les rassemblements physiques dans des lieux qui présentent un fort potentiel de contamination.

Le télétravail n’est pas une nouveauté car nombre de startups et même de grands groupes avaient déjà reconnu la valeur ajoutée du télétravail. En effet, il permet une autonomie accrue, une baisse des couts fixes (moins d’immobilier et de locaux) et instille plus de mobilité dans un monde globalisé, ce qui est rendu possible par l’ubiquité du haut débit dans le monde. 

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Deux façons de télétravailler 

Le télétravail se structure autour deux approches principales. Le travail à distance implique qu’une partie des collaborateurs n’est pas physiquement intégrée à une architecture bureaucratique (pas de présence obligatoire aux locaux). Cette variante s’organise autour d’une centralité physique (un siège principal), les employés qui télétravaillent sont généralement associés à des fonctions de support ou de conseil plutôt qu’à des fonctions essentielles à l’entreprise.

La deuxième approche consiste en une structure décentralisée, où il n’existe pas de locaux à proprement parler et où les collaborateurs interagissent exclusivement en ligne. Lorsque la nécessité de se rencontrer physiquement se manifeste, les espaces de coworking peuvent ponctuellement accueillir des réunions et des vidéo conférences. 

Cette approche inclut tous les collaborateurs et s’adapte particulièrement bien aux petites structures initialement fondées autour de cette architecture. Les startups tech, SaaS ou les cabinets de conseil digitaux ont adopté cette structure pour différentes raisons. Non seulement les employés sont généralement jeunes, maîtrisent les nouvelles technologies et sont souvent en quête d’autonomie, mais ces jeunes entreprises voient dans l’implémentation systématique du télétravail une façon de réduire les coûts fixes et l’empreinte écologique de leur business.

Les défis du télétravail 

Les défis du télétravail sont multiples pour les travailleurs qui n’en n’auraient pas l’habitude. En effet le fait de devoir travailler depuis chez soi sans aucune phase de transition due aux conditions actuelles peut s’avérer dur et source de confusion.

Cela peut provoquer une perte de repères immédiate puisque l’on ne travaille plus dans un environnement conçu pour le travail mais depuis chez soi. L’on ne dispose plus d’un accès immédiat aux autres collaborateurs et la perte de de contact physique avec les collègues modifie substantiellement les rapports professionnels et impose de nouveaux modes de communication (emailing régulier, vidéo conférences, généralisation du cloud).

Au niveau individuel, travailler depuis chez soi peut être un véritable défi. L’environnement depuis lequel on opère n’est pas associé au travail. A domicile, les membres de la famille peuvent constituer des distractions objectives. De plus, des difficultés à segmenter les temps de travail émergent (tendance à sauter la pause-café, la pause-déjeuner etc.). Il est donc indispensable de bien organiser son temps de travail sous forme de calendrier, où vous dénotez rigoureusement les activités et responsabilités de la journée et de la semaine, en prenant en compte la durée de chacune.

Comment réussir sa transition vers le télétravail 

Le télétravail apporte son lot de défis et de nouveauté. Il s’agit de pouvoir réorganiser sa façon de travailler, de créer et suivre un calendrier ou encore de s’armer des outils qui permettent de maximiser votre efficacité et productivité.

Les difficultés à gérer le calendrier se font évidentes et génèrent de la frustration et de l’inefficacité. Un calendrier se doit d’être réaliste quand il s’agit de mettre en avant vos priorités et objectifs de la journée. Il est inutile de le surcharger d’activités pour voir qu’à la fin de la journée, vous n’avez effectué que la moitié.

Optez pour une approche constructive qui articule le court et le long terme. Projetez-vous sur une semaine : quels sont les défis, objectifs et missions que vous devez remplir cette semaine ? Cette question constitue le point de départ de votre planification. Ensuite, répartissez dans une logique progressive les différentes tâches nécessaires à accomplir afin de remplir vos objectifs. 

Il est essentiel de se créer chez soi un micro environnement propice au travail et qui favorise la concentration et la productivité. Isolez-vous des autres et des distractions quotidiennes afin de maximiser votre concentration et présence sur les différents canaux internet qui servent à collaborer avec vos équipes. Organiser son calendrier de façon rigoureuse permet aussi d’éviter de se voir travailler en temps masqué pendant le déjeuner ou tard le soir.

Le défi réside dans le fait de pouvoir  transposer les mêmes horaires de travail « normales » à celles que vous suivrez depuis chez vous. Etablir une nouvelle routine vous donnera un rythme régulier et une visibilité sur votre horizon de travail, vous permettant de placer de nouveaux repères et de ne pas négliger son hygiène de vie (sport, alimentation, hobbies etc.). A noter que le plus grand risque est celui du burnout, car le travail n’est qu’à un clic et les responsabilités au détour d’une virgule dans un email. 

Les outils essentiels pour réussir sa transition 

Réussir à télétravailler de façon efficace implique de bien s’équiper et de mettre en place une infrastructure robuste qui permette de gérer la complexité des tâches que vous avez à accomplir. Les outils que nous vous proposons vont de la gestion de projets à la communication en passant par la gestion du temps.

Instagantt

Une des meilleures plateformes pour la gestion de projets. Non seulement vous offre-t-elle la possibilité de définir de façon visuelle et interactive les projets collectifs, mais elle vous donne également les outils nécessaires afin de définir les deadlines, les critères, les participants et les superviseurs.

Plusieurs maquettes de définition de projets sont proposées ainsi que la capacité à organiser ces derniers en sous-catégories, définissant des objectifs et sous-objectifs précis ayant chacun une deadline propre. La communication est donc placée au centre, la transparence et l’accessibilité aux informations critiques aussi. A essayer et à implémenter sans hésiter ! 

Slack 

Une plateforme de chat pour équipes décentralisées. Elle permet de créer plusieurs channels (des conversations) selon les thèmes, les projets, les départements ou les responsabilités.

Les collaborateurs peuvent échanger des informations en temps réel et la transposition sur mobile est réussie, offrant ainsi une accessibilité à toutes les initiatives et ressources partagées par le groupe. Elle peut également servir dans une moindre mesure comme outil de networking si vous êtes intégré à une organisation opérant à grande échelle.

Zoom 

Cette plateforme a vu son utilisation exploser grâce à la crise de coronavirus qui imposa d’un coup le télétravail à des millions de travailleurs. Une illustration de la popularité soudaine de Zoom est l’envolée du cours de l’action en bourse, le groupe atteignant une valorisation de près de 50 milliards de dollars en quelques semaines.

La plateforme s’imposa comme une alternative sérieuse à Skype, notamment dû au fait qu’elle permette de partager son écran avec vos interlocuteurs afin d’illustrer vos propos, mais aussi parce qu’elle permet d’organiser de véritables vidéoconférences depuis votre salon, en accueillant plusieurs dizaines de personnes sans problème.

Enfin, Zoom maximise votre capacité à communiquer en ligne grâce à son algorithme qui utilise le plein potentiel de votre bande passante, ce qui est pratique pour travailler sans encombre mais cela se fait au détriment de votre capacité à naviguer ou à télécharger. 

Technique Pomodoro 

« Pomodoro » vient de l’italien qui signifie tomate. Le terme fait référence à un minuteur pour cuisson sous forme de tomate qu’utilisait le chercheur italien Francesco Cirillo lors qu’il était étudiant. Il s’en servait afin d’organiser son temps d’étude et de travail.

La méthode consiste à diviser son temps de travail en tranches de 25 minutes (ce que l’on appelle un « pomodoro) et à intercaler des pauses de 3 à 5 minutes entre chaque pomodoro. Vous notez sur une feuille de papier chaque pomodoro effectué, et après 4 pomodoros (plus les pauses : soit deux 100 minutes de travail et 25 minutes de pause), vous vous octroyez un temps de repos plus long (15 à 25 minutes).

Le but de la technique est de maximiser votre concentration et de vous permettre un suivi méthodique de votre temps de travail. Très populaire dans l’univers des startups, la technique du Pomodoro s’est généralisée et il est possible de l’implémenter facilement grâce aux dizaines d’applications et sites web gratuits qui vous permettent de chronométrer votre temps de travail sur ce modèle. 

Mettre en place des écosystèmes 

Le télétravail est l’occasion de maximiser le potentiel des écosystèmes conçus par les fabricants d’électronique. Les écosystèmes d’Apple, Google ou Microsoft par exemple constituent une infrastructure adaptée au partage de données, au transfert de fichiers et dossiers entre appareils. De plus, cela vous permet de pouvoir travailler de n’importe où sur n’importe quel type d’appareil (pc, tablette voire même mobile). Combinés aux capacités cloud, ces écosystèmes peuvent donc s’avérer très puissants et vous économiseront temps et énergie.  

Le télétravail du point de vue du manager 

En tant que manager, organiser vos équipes télétravail : premièrement, faire preuve de patience dans les premiers jours, puisque comme nous venons de le voir la transition peut s’avérer difficile. Vos collaborateurs peuvent être perdus ou atteints personnellement par les circonstances exceptionnelles que nous vivons.

Ensuite, veillez à être clair dans votre définition et répartition des tâches et responsabilités. Il faut prendre le soin de bien définir les objectifs à atteindre et maintenir le rythme auquel vous opériez auparavant. Veillez également à prendre le temps d’interagir personnellement avec chacun de vos collaborateurs afin de vous assurer qu’ils ont compris, car la nature du télétravail rend plus compliqué et moins systématique le contrôle.

Organisez les travaux de recherche et de prospection de façon à ce que vos collaborateurs vous rédigent des rapports détaillés (s’il le faut, faites circuler un rapport-type auquel ils devront se conformer pour maximiser l’efficacité et la collecte d’information). Enfin, mettez à leur disposition les outils nécessaires pour qu’ils réussissent le défi du télétravail. 

En conclusion, le télétravail ne doit pas seulement être perçu comme un challenge individuel et managérial, il doit être appréhendé comme une opportunité pour réorganiser la façon de travailler à laquelle on nous a habitués. Le télétravail est l’occasion de découvrir un nouveau type de collaboration, centrée autour de l’autonomie des collaborateurs, une hiérarchie plus horizontale, une transparence dans les modes de décision et de communication ainsi qu’une accessibilité accrue.

Il permet également de développer de nouvelles compétences (des « soft skills ») qui s’avèrent précieux aujourd’hui (organisation, autonomie, gestion décentralisée, nouveaux modes de communication). Il ne faut donc pas seulement voir le télétravail comme une disruption momentanée, car même après la crise, il restera une réalité que nombre d’entreprises préserveront et développeront encore plus. Mieux vaut donc s’y habituer dès maintenant ! 

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